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Ambitions du ministre Filippe Sawadogo : Faire du tourisme un produit de développement

Accueil > Tourisme • • lundi 8 octobre 2007 à 12h43min

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Porte-parole du gouvernement Filippe Sawadogo, a visité le 5 octobre 2007, l’hôtel Sofitel Ouaga 2000. La visite a été suivie d’un point de presse sur le secteur touristique burkinabè.

La conférence de presse animée le vendredi 5 octobre 2007 par le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication (MCTC) Porte-parole du gouvernement, Filippe Sawaodogo, lui a permis de lever un coin de voile sur ses ambitions pour le tourisme et l’hôtellerie burkinabè. Il s’agit pour le ministre Sawadogo, d’encourager la décentralisation et la déconcentration du parc hôtelier, de faire du tourisme un produit de développement. Abondant dans le même sens qu’un journaliste, Filippe Sawadogo avoue que 67% des infrastructures hôtelières se concentrent dans les deux plus grandes villes du pays : Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Alors que, reconnaît-il, 80% des Burkinabè vivent en milieu rural.

C’est pourquoi le ministre annonce la création de gîtes d’accueil et d’auberges dans d’autres localités du Burkina Faso. Avec ces centres d’hébergement, est convaincu Filippe Sawadogo, le pays des hommes intègres pourra renforcer considérablement son circuit touristique. Le tourisme pour lui, est « notre pétrole, notre diamant... » Et contrairement aux autres matières premières susceptibles de s’épuiser, le conférencier d’une matinée, estime que « le tourisme ne finit pas », tant qu’il y aura du savoir-faire. Le Burkina Faso, affirme le ministre, a son authenticité, sa culture et sa cynégétique à vendre à ses propres fils d’abord, et aux étrangers ensuite. Il n’y a pas de raison que le pays des hommes intègres ne s’érige pas en destination touristique mondialement reconnue, a-t-il laissé entendre.

La France qu’il a, à maintes reprises cité en exemple, reçoit annuellement 75 millions de touristes, avec seulement une population d’environ 65 millions d’habitants. Le Burkina Faso aussi peut y arriver, à en croire Filippe Sawadogo. Pour ce faire, il recommande fortement une implication du secteur privé dans la promotion des richesses, comme le coucher du soleil d’Oursy (dans le Sahel burkinabè), le faux départ du Mogho Naaba, l’art culinaire (le bandji, le poulet au rabilé...) entre autres. Le gouvernement, rassure-t-il, sera d’un soutien et d’un accompagnement importants. Pour le moment, confesse le ministre, « nous ne faisons encore rien ou pas grand-chose » pour le tourisme.

A la découverte de Sofitel Ouaga 2000

Juste avant de livrer sa vision du tourisme au Burkina Faso, le MCTC, Porte-parole du gouvernement, Filippe Sawadogo, a pu découvrir l’hôtel Sofitel Ouaga 2000 (Libya hôtel), situé sur l’Avenue Pascal Zagré dans la capitale burkinabè. « Le DG de l’hôtel m’avait invité, j’ai estimé qu’il était opportun de joindre des journalistes à la visite », a expliqué le ministre Sawadogo. Effectivement, en compagnie du directeur général de Sofitel Ouaga 2000, Vincent Dujardin, du directeur général des Editions Sidwaya Jean-Paul Konseibo et celui de la RTB, Hamado Ouangraoua entre autres, Filippe Sawadogo a sillonné le complexe hôtelier. De la réception au rez-de- chaussée, à la suite présidentielle de l’hôtel au 10e étage en passant par la salle de conférence de près de 600 m2, les restaurants Ténakourou et Cascade, les suites ministérielles (ou juniores), la dizaine de villas grand standing pour du personnel expatrié surtout et des clients long séjour de Sofitel Ouaga 2000, le ministre et sa délégation ne se sont pas ennuyés.

Après quasiment une heure de visite, Filippe Sawadogo a exprimé toute sa satisfaction. Ouagadougou, situé à 1 heure de vol d’une douzaine de capitales africaines, avait vraiment besoin d’un hôtel comme Sofitel Ouaga 2000, a-t-il déclaré. Avec ses 231 chambres, l’hôtel 5 étoiles, selon son directeur général Dujardin, allie confort et prix. Ce n’est pas le ministre qui dira le contraire, lui qui s’est montré étonné d’apprendre qu’au restaurant Ténakourou perché au 10e étage et offrant une vue panoramique de la ville, le client pouvait s’offrir un dîner à 15 000 F CFA.

Koumia Alassane KARAMA

Sidwaya

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