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Marc Aicardi de Saint-Paul, consul du Burkina à Nice : Le Burkina est un modèle pour l’Afrique de l’Ouest toute entière

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • • vendredi 5 octobre 2007 à 08h28min

Marc Aicardi de Saint-Paul et sa famille devant le consulat du Burkina

Journaliste et écrivain de profession, Marc Aicardi de Saint-Paul est le consul du Burkina à Nice (France) depuis quatre ans. Il est auteur de nombreux livres sur l’Afrique dont un sur notre pays (De la Haute Volta au Burkina Faso Tradition et modernité au Pays des Hommes intègres) paru en 1993. 18 ans après sa première visite au Burkina, il reste convaincu que si le pays n’est pas un « scandale géologique », il a des richesses tout aussi importantes : ses hommes et ses femmes.

Issu d’une famille implantée sur le continent africain depuis plusieurs générations, j’ai depuis mon plus jeune âge été sensibilisé au devenir de l’Afrique. Mes études, puis plus tard mes recherches en tant que journaliste et écrivain, m’ont conduit aux quatre coins du continent. Pendant les années 70 et 80, la guerre froide faisait rage et beaucoup de nouveaux Etats ont été tentés par le modèle révolutionnaire, censé mettre fin aux inégalités les plus criantes et au néocolonialisme. Mais la fin de l’affrontement Est Ouest et les errements de certains leaders trop radicaux ont contribué à l’avènement de dirigeants à la fois plus réalistes, plus démocrates et meilleurs gestionnaires.

Etant habitué à couvrir une grande partie des crises du continent, j’en étais arrivé à désespérer de l’Afrique et de la capacité de ses fils à vivre en paix. Rentrant d’Afrique du Sud, où le spectre de la guerre civile était le scénario le plus probable, mon ami Jean Guion, dont la passion pour le continent est au moins égale à la mienne, m’appela au téléphone et me dit : « Toi qui pars tout le temps en Afrique, pourquoi ne m’accompagnerais tu pas au Burkina Faso ? » ; et je me souviens lui avoir répondu : « Mais au Burkina Faso, il ne se passe rien, sous entendu, rien de grave, pas d’émeutes, pas de famine, rien qui puisse intéresser le lecteur ». Et c’est comme cela que je me suis retrouvé avec Jean Guion, à bord d’un avion d’UTA en partance pour Ouagadougou, il y a plus de 18 ans.

Le soir même de notre arrivée, le Président et Madame Chantal Compaoré nous ont invités sans protocole dans leur résidence et nous avons fait connaissance. Moi qui déjà à l’époque avais interviewé de nombreux responsables politiques de par le monde, avais été frappé par la simplicité, la disponibilité et le franc parlé d’un chef de l’Etat qui venait à peine d’accéder au pouvoir. J’ai tout de suite été séduit par son discours, ses projets et ses ambitions à la fois pour le Burkina et pour l’Afrique.

Attiré par la personnalité du Président, séduit par le pays et ses habitants, je décidais alors d’écrire un ouvrage qui aurait pour thème le Burkina Faso. Certes le pays n’est pas un « scandale géologique » comme le Zaire, mais il est doté d’une richesse au moins aussi importante : ses hommes et ses femmes qui le peuplent.

Depuis cette première visite, j’ai dû effectuer des dizaines de séjours au « Pays des Hommes Intègres » et écrire de très nombreux articles sur le sujet. J’ai suivi pas à pas la transformation de ce pays qui a su, grâce à l’impulsion du chef de l’Etat et de ses collaborateurs, insuffler un nouvel élan dans le développement du pays. De nombreux chantiers, au sens propre et au sens figuré ont été menés à bien : celui des infrastructures, de la lutte pour l’alphabétisation, pour la promotion de la femme, contre l’excision, pour que Ouagadougou soit une grande capitale africaine de la culture et surtout pour que la démocratie et la paix civile soient fermement et définitivement ancrées dans ce pays.

Certes, des problèmes subsistent, mais ceux-ci ont souvent des causes extérieures au Burkina : la situation ivoirienne et le retour des nationaux, les cours artificiellement bas du coton ou la sécheresse. Mais que de progrès accomplis en deux décennies : au plan intérieur, le Burkina ne cesse de se développer et il est à la fois l’« enfant chéri » du FMI et des ONG ; quant à son Président, Blaise Compaoré, il est devenu un leader régional respecté, écouté et un médiateur hors pair, y compris dans les conflits qui semblent insolubles.

Ayant été nommé consul du Burkina Faso à Nice depuis maintenant quatre ans, j’ai pu constater à quel point l’image du « Pays de hommes intègres » était flatteuse. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si plus de 30 associations se mobilisent, rien que dans les Alpes Maritimes et en Principauté de Monaco pour ce pays. Le sommet franco-africain qui s’est déroulé à Cannes en février 2007 a également été l’occasion de mesurer comment les élus locaux, députés, sénateurs, maires et conseillers généraux, percevaient le Burkina Faso et quel accueil ils ont réservé au Président du Faso qui fut le président africain le plus interviewé par les médias présents à Cannes. Quant à la communauté burkinabé résidant en France, elle est parfaitement intégrée, travailleuse et honore son pays d’origine.

Pour ma part, je ne peux que me féliciter d’avoir accepté de représenter le Burkina Faso, qui, sous l’impulsion de son Président, Blaise Compaoré fait de cet Etat, un modèle pour l’Afrique de l’Ouest toute entière.

Témoignage recueilli par Lefaso.net

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