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Présidentielle ivoirienne : La logique des techniciens n’est pas celle de Gbagbo

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Côte d’Ivoire • • lundi 17 septembre 2007 à 08h03min

Laurent Gabgbo

Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), en charge de l’organisation du scrutin tant attendu en Côte d’Ivoire, a officiellement annoncé la tenue probable des élections en octobre 2008.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la proposition est raisonnable et conforme au calendrier général des accords de Ouagadougou. Il écarte toute idée de précipitation pour coller à la réalité du terrain, n’en déplaise à Laurent Gbagbo qui avait annoncé de façon fracassante la possibilité de tenir des élections dans moins de trois mois.

En vieux renard, le président ivoirien a peut-être voulu mettre la pression sur la CEI et sur ses adversaires politiques. Si l’effet politique n’a pas tardé avec la réaction des Houphouëtistes, qui avaient qualifié sa proposition d’irréaliste, la réponse des techniciens de la CEI est presqu’imparable, en terme d’argumentaire. Tout partira des foires foraines sur l’identification des Ivoiriens, prévues pour durer trois mois. Celles-ci viennent d’ailleurs d’être relancées par les autorités. Après, la CEI se donne 8 à 9 mois pour organiser le premier tour de l’élection présidentielle.

Enfin, est-on tenté de dire. Mais il faut se garder d’être euphorique, la Côte d’Ivoire ayant déjà habitué les observateurs à des blocages de dernière minute. L’étape actuelle est d’une telle sensibilité qu’elle interpelle aujourd’hui tous les acteurs de l’accord de Ouagadougou. L’identification ne va pas manquer de faire resurgir un tant soit peu les vieux démons de la nationalité et de l’ivoirité, malgré tous les garde-fous des accords de Ouagadougou.

C’est pour toutes ces raisons qu’il convient de laisser avancer le processus des élections selon la logique des techniciens qui, sans passion et avec la froideur qu’on leur connaît, sont moins hystériques que les politiciens.

Par Abdoulaye TAO

Le Pays

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