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Témoignage du Togo : Lomé, un monde d’ambiance la nuit

Accueil > Tourisme • • vendredi 13 juillet 2007 à 06h44min

La nuit, la capitale togolaise a un visage particulier : elle devient un monde d’ambiance où les autochtones et les étrangers de passage se côtoient aussi bien dans des boîtes de nuit que dans maquis « survoltés ».

A la faveur d’un voyage d’études que nous avons effectué courant mai 2007 au Togo, nous avons fait ce constat. Récit d’une virée nocturne qui a tenu toutes ses promesses.

C’est comme un évidence : toutes les nuits se suivent et se ressemblent presque à Lomé. Elles sont « folles » et inoubliables. Le boulevard du 13 Janvier ou la « Rue Decon » pour les nombreux veinards, et à quelques pas duquel nous habitions, est le centre de l’ambiance. L’exemple de notre virée nocturne du jeudi 24 mai dernier sur cette rue que le Ouagalais peut identifier à l’avenue Kwame N’krumah est révélateur.

Le constat ne souffre d’aucune ambiguïté et l’ambiance est multicolore. Notre première curiosité : le maquis dénommé « Togo Star ». Il est 22h20 quand nous faisons notre entrée en ces lieux qui affichent plein. Depuis leur cabine, DJ Ignatio et DJ Faya distillent des sonorités en vogue. Certains clients ne tiennent pas et envahissent la petite piste de danse aménagée au beau milieu de ce « temple de la joie ». Ouvert tous les soirs à partir de 16h pour se refermer généralement entre 5 ou 6 h du matin, « Togo Star » ne désemplit pas.

Les jeunes Togolais, en joyeux fêtards y affluent, les étrangers de passage au pays de Feu Gnassingbé Eyadema aussi. La fête y est souvent si belle que certains clients peuvent s’éterniser à « Togo Star » jusqu’à 8h du mat les week-ends. La température y est féerique : du côté du comptoir, tout le monde est affairé. La caissière de la soirée, Edith Kewouafe, sourire aux lèvres et très occupée à satisfaire la clientèle, nous martèle : « Il n’y a aucun problème. J’encaisse billet sur billet. C’est le grand « Togo Star » quand même ! »

D’un maquis à un autre : nous voilà au night club « Byblos ». Notre tocante marque 23h10. Après moult échanges avec la sécurité, nous voilà à l’intérieur. C’est un endroit de rêve, somptueux : un « paradis sur terre » tant le confort vous nargue. La lumière est tamisée. A cet instant, une mélodie chaloupée nous caresse les oreilles et celles des quelques clients qui venaient d’arriver. Ici, l’entée fait 5000 FCFA.

En l’absence du propriétaire des lieux, Olympio Sylva, le caissier du jour, Alfred Gaba, nous informe : « le « Byblos » compte 18 ans d’existence et 17 employés. Nous avons en moyenne plus d’une cinquantaine de clients le week-end durant lequel l’affluence est bonne ». Les faiseurs d’ambiance ont pour noms : DJ Raphaël et DJ Freddy. Ces « griots des temps modernes » jouent « tout genre de musique au plaisir des clients », soutient DJ Freddy qui a été animateur à la Radio Nostalgie du Togo. Ces deux « semeurs de joie » regrettent néanmoins le manque de musique burkinabè dans leur programmation à part les disques de Black So Man et de Sonia Carré D’As qu’ils possèdent dans leurs bacs.

Black So Man n’est pas encore mort à Lomé !

Notre ballade ne s’arrêtera pas là. Nous quittons le « Byblos » pour nous inviter dans un autre maquis : le « Panini Sono », situé non loin, à quelques mètres. A la marche du temps : 23h45. La musique tonne à fond, les clients se sont massés. Le gérant du « Panini Sono », Nouboupo, Yao qui connaît bien Ouagadougou, veille au grain. Ce maquis est à sa 17è année d’existence. Les « maîtres » des platines sont au nombre de trois : DJ Ino ; DJ Efoé et DJ Edem. Ceux-ci agrémentent les nuits « folles » dans leur « office » au moyen de tous les genres musicaux (Coupé-décalé, HIP-HOP...) et ont toujours dans leurs sélections musicales l’album « Tout le monde et personne » du regretté artiste burkinabè Black So Man qu’ils aiment bien. Une anecdote à propos : DJ Ino, notre interlocuteur principal s’exclame quand nous l’informons que le « roi du Djandably » n’est plus de ce monde il y a de cela plus de 5 ans. « Je n ai pas appris sa mort. Je ne savais pas qu’il est décédé. Pour moi il vivait toujours. Que son âme repose en paix ! », rétorque-t-il, l’air subitement triste.

Conversation avec une péripatéticienne

Nous nous adressons par la suite à quelques clients. Un « Xémidjan » de nuit, Sewa Mensah, devisant avec un de ses clients, un expatrié qu’il a accompagné, nous interpelle. « Le « Panini Sono » est un bon maquis. Je prends très souvent mon pied ici », clame-t-il. Autre habituée du coin : une prostituée du nom de Joséphine K., la vingtaine bien sonnée. « Cela fait 3 ans que je fréquente le « Panini Sono ».L’ambiance y est très bonne et je fais mes affaires », dit-elle. El les conditions pour s’offrir son « joli corps » ? « Pour que je passe la nuit avec quelqu’un, il y a deux conditions : si c’est pour aller à domicile, je demande 20 000 FCFA ; et pour une chambre de passe 10 000F CFA. Mes clients se comptent aussi bien parmi les hommes mariés que les jeunes », confesse cette jeune fille d’un charme et d’une élégance à attirer plus d’un.

L’ambiance est partout sur la « Rue Decon » jalonnée de maquis et de boîtes de nuit. « Decon » du nom d’un quartier loméen de prostituées. A minuit passé d’un quart d’heure, nous marquons notre dernier escale dans un autre night club : « El Paso ». Aménagé il y a tout juste deux mois, « les clients du « El Paso » sont essentiellement des fonctionnaires et des homes d’affaires », précise son gérant, Rémi Adjakly.

Les délestages : un sérieux problème

Abrité dans un bâtiment à deux niveaux, le « Paso » emploie cinq personnes dont la serveuse Nadège Eyi. « Je travaille ici depuis l’ouverture ; pratiquement tous les soirs de 18 à 5h du matin » confie cette jeune Togolaise. Combien touche-t-elle comme salaire ? Après une petite hésitation, elle se décide : « On me paye 20 000 FCFA par mois ». Et d’ajouter : « Comme il n y a pas de boulot au Togo, je ne me plains pas ». Au « El Paso », l’entrée est gratuite et la musique classe : Jazz, Salsa... De l’avis de Rémi Adjakly, ils ont de la clientèle même si tout n’est pas rose. « Les délestages qui sont devenus une tradition au Togo nous posent problème. On ne peut pas avoir l’électricité à plein temps et cela perturbe nos activités », s’offusque-t-il. De notre escapade qui a pris fin aux environs de 1 h du matin, un constat s’impose : la nuit tous les chats sont des prostituées sur le boulevard du 13-janvier.

Kader Patrick Karantao (C.F.P.I)

Observateur Paalga

Vos commentaires

  • Le 13 juillet 2007 à 12:17 En réponse à : > Témoignage du Togo : Lomé, un monde d’ambiance la nuit

    N’importe quoi !

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    • Le 13 juillet 2007 à 19:10 En réponse à : > Témoignage du Togo : Lomé, un monde d’ambiance la nuit

      Cet article est d’une extrême nullité ! qui a oser le publier ?.... c’est quoi ça l’Obs ?

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      • Le 14 juillet 2007 à 13:57 En réponse à : > Témoignage du Togo : Lomé, un monde d’ambiance la nuit

        Je ne vous le fais pas dire !! Ce n’est évidemment pas un ’opus’ de L’Observateur paalga, qui cependant portera la responsabilité de faire passer une telle rédaction digne d’un adolescent tout juste pubère (visiblement, ’l’enfant’ nous fait partager ’sa’ première virée nocturne quasi éjaculatoire en confondant sa gentille canaillerie avec un pertinent reportage : les quoi ? Les péripatéticiennes !? Oh oh, les prostituées, les putes vous vouliez dire, petit inhibé, non ?) ... Par contre, et plus sérieusement, voilà une fois encore la preuve que les bons journalistes au Faso se comptent sur les doigts d’une (ou deux, ne soyons pas chiches) main. Il faudra bien un jour se poser quelques questions : malgré les hommages mielleux à Marie-Soleil et autres Balima, l’UO et le CFPI peinent à former des lettrés sachant au moins écrire (après avoir lu, lu, lu, lu)... un peu mieux et moins niaisement qu’un piètre lycéen !... Rassurez-vous, le niveau n’est guère meilleur ailleurs dans la sous-région. Une question : faudra-t-il ne pas être ’journaliste’ -comme cela se vérifie de plus en plus- pour avoir des choses à dire, et bien les dire ? Car, que la lecture des medias de notre région est pénible : des compte-rendus sans âme, sans personnalité, sans originalité, c’est à dire rien à dire ; toujours les mêmes sujets, du prêt-mâché vite pondu par des petits pions formatés ; une floraison de fautes et autres coquilles qui polluent jusqu’aux écritures les plus lisibles ; une iconographie à la mode trombinoscope du 19ème siècle ; peu d’information et beaucoup de communiqués, peu d’analyses et beaucoup de propagande ; oui, tout cela est bien pénible... et fort révélateur. Mais si ça arrange certains, ma foi, qu’y faire ?...
        Frédéric Bacuez dit Fretback.

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      • Le 14 juillet 2007 à 16:38, par Moussa En réponse à : > Témoignage du Togo : Lomé, un monde d’ambiance la nuit

        Soyez indulgents. Dites seulement que l’article ne vous interesse pas. Et cela n’est pas un probleme.
        Pour un journaliste stagiaire ou en debut de carriere, je crois que ce Monsieur a fait un bon travail de description de ses randonees nocturnes dans la capitale togolaise.
        Du Courage Kader !

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        • Le 15 juillet 2007 à 00:08 En réponse à : > Témoignage du Togo : Lomé, un monde d’ambiance la nuit

          Moussa, je vous le concède volontiers : l’article en effet ne m’a pas donné envie de quitter les nuits sénégalaises ou ouagalaises pour me précipiter à Lomé -je ne suis pas le seul-, et pour un sujet souvent ressassé sous nos cieux, prêtant donc aisément le flanc à la raillerie s’il n’est pas au top, l’exigence ne peut pas nuire ; du courage, aussi, Kader, mais n’oubliez jamais qu’un reportage n’est pas un inventaire à la Prévert ; demandez-vous toujours si d’autres que vous, non journalistes, auraient pu en faire autant que vous : si votre réponse est ’oui’ (et je connais des résidents de Lomé, invétérés noceurs de la nuit, qui n’en pensent pas moins...) croyez que vous avez quelque peu raté votre papier ; c’est tout. L’avantage, si vous êtes jeune, c’est que vous aurez l’occasion de vous rattraper, on l’espère de tout coeur. J’en connais personnellement à Ouaga, partis de peu et qui se fendent, à force d’obstination et d’envie de mieux faire, d’articles toujours meilleurs, d’année en année... Des noms, pour vous donner ce courage-là possible ?
          Frédéric Bacuez dit Fretback.

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  • Le 15 juillet 2007 à 21:52, par Le sage ! En réponse à : > Témoignage du Togo : Lomé, un monde d’ambiance la nuit

    Ah bon , donc tous les chats sont des prostituessur le Bd du 13 janvier, des publicites du genre pour attirer quoi ?
    Nous allons vous trouver des chats de chez vous, pour vos nuits a Lome !
    Ca vient...

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  • Le 25 juillet 2007 à 11:42, par slim En réponse à : > Témoignage du Togo : Lomé, un monde d’ambiance la nuit

    Le reportage sur Lomé pêche certes mais il faut quand même saluer ce genre d’initiative. Soyons indulgent. Les ainés de ces stagiaires font pire. Vous regardez la RTB ? Tous ces reportages décousu qui nous sont proposés à chaque journal. Vous regardez Yelsolma ? Le monsieur ne parle pas du tout français.
    Ce journaliste là au moins rédige bien son texte même s’il faut déplorer son orientation un peu trop sexe ...
    Courage Kader, et tiens compte quand même des critiques. Elles sont généralement constructives.

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