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Processus de paix en Côte d’Ivoire : Djibrill Bassolé rassure le Conseil de sécurité

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Côte d’Ivoire • • mardi 22 mai 2007 à 08h39min

Djibril Bassolé et DésiréTagro

Le ministre burkinabè de la Sécurité, Yipénè Djibrill Bassolé, au nom du président du Faso, est à New York aux Etats-Unis, où il vient de solliciter un fort soutien du Conseil de sécurité des Nations unies, à la médiation engagée par le président Blaise Compaoré... A cette occasion, il a dit ne pas douter de la bonne foi des différentes forces politiques et militaires engagées à un retour de la paix en Côte d’Ivoire.

“Il n’y a aucune mauvaise volonté de la part des deux parties signataires de l’accord de Ouagadougou", a déclaré le 18 mai 2007 à New York, Djibrill Yipénè Bassolé, ministre burkinabè de la Sécurité, à l’issue d’une séance de travail du Conseil de sécurité, consacrée à l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

M. Bassolé qui a quitté Ouagadougou dans la nuit de mercredi 16 mai, séjourne aux Etats-Unis depuis jeudi dernier, en compagnie du conseiller juridique du président du Faso, le Dr Vincent Zakané sur instruction du facilitateur du dialogue direct interivoirien, le Président Blaise Compaoré. Ils ont laissé entendre qu’ils ont été dépêchés par le facilitateur, pour demander le soutien du Conseil de sécurité, dans le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire.

Yipénè Djibrill Bassolé a par ailleurs précisé que “les difficultés rencontrées sont d’ordre technique et administratives”. Ce dernier a rappelé que le secrétaire général avait déjà rendu un rapport sur la base de la mission du sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Hédi Annabi. L’envoyé du président du Faso a indiqué qu’un calendrier avait été établi. “Le chronogramme a été respecté dans ses grandes lignes”, a-t-il affirmé.

Interrogé sur les attentes en matière d’assistance soumises aux Nations unies, M. Bassolé a évoqué le maintien du soutien à l’accord politique, ainsi que du dispositif de sécurité de l’ONUCI et la nécessité “qu’à toutes les étapes (...), les Nations unies puissent certifier le processus électoral qui aura pour finalité de réconcilier tous les Ivoiriens”.

A la suite de l’émissaire de Blaise Compaoré, le représentant de la Côte d’Ivoire, Alcide Djédjé, s’est déclaré, face à la presse new-yorkaise, “satisfait du rapport du secrétaire général notamment en ce qui concerne la suppression du poste de représentant spécial pour les élections, dont le rôle sera rempli par le représentant spécial du secrétaire général”, sans “rôle d’arbitrage”. Il a demandé la reconduction du mandat de l’ONUCI, au mois de juin, “à la lumière de l’Accord de Ouagadougou”. M. Alcide Djédjé a expliqué que les retards constatés sont dus au temps mis pour la nomination des membres du gouvernement et de leurs collaborateurs.

Alcide Djédjé a ajouté que le 25 mai prochain, le Conseil des ministres ivoirien adoptera “la feuille de route”, après quoi, début juin, les juges seront nommés, le redéploiement de l’administration commencera et le Président se rendra à Bouaké, la capitale des Forces nouvelles, pour le lancement du processus de démobilisation et de réinsertion des combattants. Pendant ce temps, sur le terrain, les émissaires du président du Faso auprès du Conseil de sécurité des Nations unies devraient rejoindre Ouagadougou demain mercredi 23 mai 2007.

Ibrahiman SAKANDE (ibra.sak@caramail.com)
(Source : Note d’information N° 1156 du CINU)

Sidwaya


Processus de paix en Côte d’Ivoire : 4 questions à Djibrill Bassolé

Blaise Compaoré, facilitateur dans le dialogue direct interivoirien a reçu, le mardi 15 mai en audience, Abou Moussa, le représentant par intérim de l’Organisation des Nations Unies pour la Côte-d’Ivoire (ONUCI). La radio ONUCI FM a saisi cette opportunité pour s’entretenir avec Djibrill Bassolé, le ministre burkinabè de la Sécurité.

Vous avez reçu la semaine dernière une délégation des Forces nouvelles et du Gouvernement. Aujourd’hui, vous recevez le chef de mission par intérim de l’ONUCI, M. Abou Moussa. De quoi avez-vous parlé durant ces deux rencontres ?

Djibrill Bassolé, ministre de la Sécurité du Burkina Faso : C’est le facilitateur, le Président du Burkina Faso, qui les reçoit. Moi, je suis un aide facilitateur. Ces rencontres étaient prévues, en tout cas en ce qui concerne la première. Le comité d’évaluation et d’accompagnement est prévu par l’Accord. Il s’est agi pour les deux parties de faire une évaluation de la mise en œuvre de l’Accord et d’examiner aussi le chronogramme.

La réunion s’est très bien passée parce que l’esprit de concertation qui a prévalu aux négociations s’est renforcé. Nous avons été très satisfaits de constater que, même en dehors des réunions formelles, les deux parties se concertent régulièrement dans le cadre du Gouvernement et de l’exécution des différentes tâches qui ont été arrêtées.

Nous avons néanmoins noté de légers retards sur la prise d’un certain nombre d’actes réglementaires. Mais, ce ne sont pas des retards qui sont dus à une quelconque mauvaise volonté. Je pense que ce sont des retards quasi normaux. Et nous avons incité les deux parties à tout mettre en œuvre dans le cadre du Gouvernement pour que ces actes-là soient pris au plus tard le 1er juin pour nous donner des chances de respecter globalement le chronogramme.

Aujourd’hui, le Président du Faso a reçu le Représentant spécial du Secrétaire général pour effectuer également une évaluation. L’Accord prévoit que le CEA, le Comité d’évaluation et d’accompagnement, soumette un rapport au Représentant du Secrétaire général. C’est ce qui a été fait. Il lui a remis officiellement une copie du rapport de la première réunion. Le Conseil de sécurité va se pencher sur le dossier de la Côte d’Ivoire cette semaine. Ce rapport évidemment est le bienvenu et va permettre aussi au facilitateur de donner des indications sur la mise en œuvre de l’Accord.

Au cours de la rencontre du Comité d’évaluation, qu’est-ce qui coinçait ? Vous avez parlé de la date du 1er juin. Qu’est-ce qui devrait être fait à partir du 1er juin ? On a pensé au démantèlement des milices, à l’identification, au désarmement, les gros chantiers de Ouagadougou qui restent en fait dans les starting blocks.

Nous pensons qu’au 1er juin, tous ces actes-là devraient avoir connu un début d’exécution. Il s’agit du regroupement des anciens combattants, du stockage de leurs armes, du démantèlement des milices, du redéploiement de l’Administration sur toute l’étendue du territoire, du début des audiences foraines. Au niveau des textes réglementaires, un certain nombre de textes comme les décrets sur l’identification, le choix de l’opérateur technique ainsi que d’autres décrets, devraient être pris je crois, pour le 1er juin. Comme je l’ai dit, si nous voulons nous donner des chances de rester dans le chronogramme général, il faut absolument qu’au 1er juin ces actes-là soient pris. Mais il y a de très bonnes dispositions. Les uns et les autres sont disposés à travailler dans ce sens.

Avez-vous une explication sur ces retards ?

Ce sont simplement des retards dus aux lourdeurs administratives. Quand le gouvernement a été mis en place, avec la nomination du ministre de l’Intérieur et de celui de la Justice, un certain nombre de tâches devaient être accomplies. Avec notamment la mise en place de leurs cabinets et l’organisation du travail, ils n’ont pas vu le temps passer. Comme je l’ai indiqué, ce n’est vraiment pas de la mauvaise volonté. Ce sont des retards que l’on peut comprendre et que l’on peut surtout rattraper.

Quel sera maintenant la suite des choses ? A Abidjan, certains observateurs pensent que le problème des grades des soldats des Forces nouvelles aujourd’hui est en train de bloquer l’évolution du processus de paix avec l’Accord de Ouagadougou. Que pouvez-vous nous dire sur cette question ?

Nous n’avons pas été officiellement saisis de cette question. Mais à mon avis, cette question ne devrait pas constituer un blocage. Surtout que nous avions déjà assez largement discuté de ces questions-là au cours des négociations. Donc, il y a un certain nombre de réglages à faire. Mais l’important, c’est que la concertation puisse se maintenir. Les questions liées aux effectifs, aux grades, toutes les questions qui touchent à la fusion des deux armées, je ne pense pas que ce soient des questions insurmontables. Je crois qu’on peut compter sur la bonne volonté des deux ex-belligérants pour régler de manière harmonieuse toutes ces questions.

Source ONUCI FM

Le Pays

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