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Déclarations de Moïse Ouédraogo dansl’evénement : Le parquet regrette de ne pouvoir faire parler les morts

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Affaire Norbert Zongo • • vendredi 26 janvier 2007 à 08h15min

Adama Sagnon et Abdoulaye Barry

Au cours d’une conférence de presse tenue le 25 janvier 2007, le parquet de Ouagadougou a annoncé que les déclarations de Moïse Ouédraogo, le cousin de feu David Ouédraogo, dans le journal L’Evénement n°107 du 10 janvier 2007, ne sont pas crédibles.

Par conséquent, on ne peut rouvrir le dossier Norbert Zongo, qui dort au greffe du tribunal de grande instance depuis le 18 juillet 2006.

Depuis la fameuse ordonnance de non-lieu du 18 juillet 2006 prise par le juge d’instruction, Wenscelas Ilboudo, en faveur de l’adjudant-chef Marcel Kafando dans l’affaire Norbert Zongo, des tentatives ont cours pour faire rouvrir ce dossier.

La première est venue de Reporters sans frontières (RSF) de Robert Ménard en fin octobre 2006. La deuxième du collectif des avocats de la famille Zongo, toujours en fin octobre.

La troisième tentative a été introduite sous forme de requête le 4 janvier 2007 par Moïse Ouédraogo, un cousin de feu David Ouédraogo. Ce dernier, on s’en souvient, avait trouvé la mort suite à une histoire de vol d’argent au domicile de François Compaoré, petit frère du président du Faso. Une affaire sur laquelle Norbert Zongo enquêtait jusqu’à son assassinat le 13 décembre 1998.

Dans le bimensuel L’Evénement n°107 du 10 janvier 2007, Moïse, lors d’une interview, faisait des déclarations dans lesquelles il affirmait, en substance, que François Compaoré a acheté son silence et sa complicité dans les affaires David Ouédraogo et Norbert Zongo.

Le procureur du Faso, Adama Sagnon, et le procureur général, Abdoulaye Barry, ont déclaré à la presse que suite à la requête introduite par Moïse, le parquet a procédé à des auditions.

C’est ainsi que Moïse lui-même et toutes les autres personnes citées nommément aussi bien dans la lettre que dans le journal L’Evénement par Moïse ont été entendues : il s’agit surtout de François Compaoré, Mamadi Sanoh, Dieudonné Sobgo.

Selon les procureurs, ces auditions leur ont permis de se rendre compte que les propos de Moïse ne sont pas crédibles. Car, ont-ils soutenu, Dieudonné a contredit les dires de son cousin Moïse. François a reconnu avoir donné une moto aux deux cousins de David et même les avoir aidés en payant leur loyer et en leur achetant des effets indispensables dans une maison (matelas, etc.).

Mais, s’ils ont souvent reçu de l’aide du « petit président » ce serait beaucoup plus par « humanisme », car Moïse et Dieudonné étaient tous deux à la charge de David. Et depuis que ce dernier n’est plus, les choses étaient assez dures pour ses deux protégés.

Il aurait été assez intéressant d’entendre deux autres personnes : il s’agit d’Edmond Koama et d’un certain Lonfo, qui, tous deux, travaillaient respectivement au Régiment de sécurité présidentielle et à la SONABEL. Malheureusement, ils sont tous morts, et le parquet n’a, hélas, pas de moyen de faire parler des morts.

Au finish, le parquet rejette, par conséquent, la requête de Moïse. Ce n’est donc pas sur ce coup-ci qu’on pourra rouvrir le dossier Norbert Zongo. Tous ceux qui estiment avoir des éléments nouveaux susceptibles de faire rouvrir ce dossier ont jusqu’au 17 juillet 2016 pour le faire. Après, ce sera trop tard.

San Evariste Barro

L’Observateur Paalga

P.-S.

A lire aussi :
Affaire Norbert Zongo

Vos commentaires

  • Le 26 janvier 2007 à 11:32 En réponse à : > Déclarations de Moïse Ouédraogo dansl’evénement : Le parquet regrette de ne pouvoir faire parler les morts

    bonjour a tous. on en arrivera pas la , mais ce dossier sera bientot reouvert et juger. d`ici 2016 tout les acteurs de ce dossier seront peu etre au cieux avec norbert.

    Répondre à ce message

    • Le 26 janvier 2007 à 22:00 En réponse à : > Déclarations de Moïse Ouédraogo dansl’evénement : Le parquet regrette de ne pouvoir faire parler les morts

      Cher M ou Mme,
      Et toi, où seras-tu en 2016 ? Personne n’est éternel. Je demande seulement aux journalistes de ne plus reprendre les mots de "petit Président" pour mon grand frère François COMPAORE. Apprenez à respecter les institutions républicaines. C’est son grand frère qui est le Président du Faso. Lui ne fait que l’aider dans cette lourde tâche en étant son conseiller. Le respect de nos institutions passe par le respect et le choix des mots.
      En ce qui concerne les prétendues révélations de Moïse, c’est un non-événement compte tenu de la personnalité de ce voyou, reclus de justice.
      Comment de tels voyous ont-ils pu bénéficier de la compassion des hommes de la République aussi honorables que François COMPAORE. Décidément, ce François, je ne le connais pas mais il doit avoir du coeur comme son frère, le Président du Faso. Normal, ils ont été conçus par le même moule.
      Que ceux qui veulent destituer notre démocratie se tiennent à carreau. Le Président du Faso et toute son équipe sont suffisamment des patriotes de notre pays pour ne pas laisser faire et s’installer un désordre comme en Côte d’Ivoire.
      Ange, France.

      Répondre à ce message

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