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Aline Koala : “Le tourisme au Burkina se comporte comme un secteur qui se réveille...”

Accueil > Tourisme • • jeudi 30 novembre 2006 à 06h58min

Aline Koala

Du 30 novembre au 3 décembre 2006 s’ouvre à Ouagadougou la 4e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO). Un cadre de promotion et de valorisation du potentiel touristique du Burkina.

A la veille de l’ouverture du salon, Mme Aline KOALA, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme a bien voulu nous recevoir pour un entretien sur la politique touristique du Burkina, la situation du tourisme au Burkina et a accepté se prononcer sur certains sujets d’actualité.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec Mme le ministre, on ne « sent » pas le temps passer. D’entrée nous lui avons demandé comment le tourisme se porte au Burkina Faso ?

Aline KOALA (AK) : Le tourisme au Burkina se comporte comme un secteur qui se réveille, un secteur promoteur, un gisement qui existe et qu’on essaie progressivement de valoriser. C’est évident qu’on a toujours reconnu à notre pays, une destination touristique. Je le dis en toute modestie, parce que contrairement à d’autres pays nous n’avons pas de tourisme balnéaire à développer. Généralement quand on est un pays enclavé, on a un gros pan de tourisme dont on est privé parce que beaucoup de touriste aiment allier la découverte de la nature sauvage à la plaisance au bord de mer. Alors n’ayant pas ce bord de mer, nous sommes obligés de valoriser les sites que nous avons à l’intérieur du pays.

Nous n’avons pas encore atteint la vitesse de croisière, ce qui est vrai, parce qu’un pays est classé par l’Organisation mondiale de tourisme comme pays à destination touristique quand il enregistre 500 000 touristes par an au moins. Malheureusement, nous n’avons pas encore atteint ce sommet. Nous sommes à environ 250 à 300 000 touristes par an. Etant donné que le chiffre va croissant, nous avons beaucoup espoir en disant que c’est un secteur en éveil.

Quels sont les grands axes de la politique touristique que vous mettez en œuvre pour atteindre les objectifs qui sont les vôtres ?

AK : C’est vrai que pour faire d’un pays une destination touristique, il faut que ce pays ait de l’attrait et une politique de promotion de ses destinations.
Il faut que le pays se valorise et se rende intéressant. Dans ce sens, le ministère en charge du tourisme a, depuis ces dernières années, essayé de mettre en valeur toutes les ressources potentielles dans le secteur du tourisme. De façon concrète, nous développons essentiellement le secteur de l’aménagement de la destination touristique. Nous avons beaucoup de sites qui sont à l’état sauvage. Tels que : les ruines de Loropéni, les Pics de Sindou, les peintures rupestres de Pobé Mengao etc.
Pour attirer les gens vers ces sites, il faut d’abord aménager l’accès.

Les touristes, quand ils arrivent généralement, ceux qui viennent du Nord vont à l’intérieur du pays. Au-delà d’une certaine distance, il faut qu’ils trouvent des lieux d’hébergement, de restauration avec les conditions hygiéniques adéquates. Nous nous investissons pleinement dans se domaine et en guise d’exemple je voudrais citer le cas du campement de Gorom-Gorom, dont le campement vient d’être achevé. C’est actuellement un campement magnifique, construit avec les matériaux locaux.

En plus de cela, il y a les campements de Dori, Oursi, et Pobé Mengao, ... Le ministère essaye donc d’aménager les sites d’accueil.
La question de la formation est tout aussi importante aussi, nous avons ouvert une section de formation dans les métiers de guide touristique à l’ENAM. Cela répond aux objectifs de professionnalisation du secteur.

La qualité de l’accueil sur les sites, la capacité du guide à restituer le sens d’un site, d’un rite ou coutumes sont autant de qualités qui attirent ou démotivent les touristes.

Quand on parle par exemple des caïmans sacrés de Sabou, le touriste qui arrive, au-delà de l’animal qu’il voit, veut connaître toute l’histoire, toute la sociologie qui englobent cette mare et ces caïmans.

Pourquoi ces caïmans sont dits sacrés depuis la nuit des temps ? Qu’est-ce qu’ils représentent comme valeur spirituelle pour les populations ? Donc de plus en plus, nous avons besoin de guides touristiques qui ont des connaissances, des notions en sociologie, en histoire... pour les restituer aux touristes, pour rendre l’accueil sur le site non seulement professionnel, instructif mais attrayant.

Le tourisme, c’est aussi la promotion générale du pays. En cela, le Burkina, dans sa politique au niveau général, au-delà de notre ministère, a compris cela en développant beaucoup d’activités. Notre politique donc se loge dans ce créneau pour régulièrement faire de la campagne autour des possibilités touristiques de notre pays.

Nous avons lancé, à cet effet 4 séries de spots de 24 secondes chacun, qui font la promotion de la sociologie, de la faune, de la flore, des infrastructures, de la qualité de vie. Cette campagne a été menée sur des chaînes internationales importantes comme Euro news, Canal +, TV5... La même campagne passe sur la chaîne nationale, car il faut aussi promouvoir le tourisme à l’intérieur.
C’est donc autant d’actions que nous essayons de développer pour d’abord faire connaître notre pays, valoriser les sites touristiques, créer les conditions d’accueil des touristes, dans un système général de stabilité de notre pays.

Dans la même dynamique, du 30 novembre au 3 décembre, nous avons la 4e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO). Dans la sous-région, c’est le Burkina qui a été le premier pays à initier un tel salon. La spécificité de la présente édition, c’est que nous avons invité tous les ministres de la zone UEMOA en charge du Tourisme. Ensemble nous allons réfléchir et créer un réseau des ministères de la zone en charge du Tourisme.

Parce que nous avons des problèmes communs, nous avons des réglementations avec des insuffisances communes, et nous avons même des sites touristiques partagés entre plusieurs pays comme le parc du « W » qui est une région très fréquentée et qui donne des girafes au Niger, des éléphants et lions au Burkina, et beaucoup d’oiseaux aquatiques au Bénin. Ces 3 pays partagent cette frontière touristique. Dans ces conditions, il faut harmoniser les politiques d’établissement des circuits touristiques de sorte à intégrer les 3 politiques de ces 3 pays pour une meilleure gestion de ce parc.

Un autre exemple, le Burkina et le Mali partagent les villages Dogon. La meilleure architecture des villages Dogon se trouve sur la partie burkinabè.
Notre objectif est que le SITHO devienne une tribune d’innovation et renforcement du secteur du tourisme dans l’ensemble des pays de la région, c’est important. En effet, c’est plus intéressant économiquement et touristiquement parlant, pour les touristes, de faire d’une pierre plusieurs coups, en visitant plusieurs pays à la fois en un voyage. Si l’ensemble de la sous région est dynamique, cela attire davantage les touristes. C’est dans ce sens que je saisis l’occasion du SITHO pour développer cette idée de synergie.

Mais avant le SITHO, nous avons tenu les 03 et 04 octobre dernier, une conférence régionale qui a regroupé 24 pays sur le thème : « Artisanat et tourisme facteur de développement ». Toutes ces rencontres visent à promouvoir notre pays et son tourisme, et surtout pour inscrire notre pays au nombre des membres actifs de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le seul instrument du système des Nations Unies qui organise le secteur du tourisme.
Fort de cela nous accueillons en ce moment même, un expert de l’OMT qui travaille avec le secteur du tourisme afin de nous dégager un plan directeur de promotion du tourisme. Cet expert a beaucoup d’expériences et c’est dans ce sens que l’OMT nous l’a envoyé.

Il y a beaucoup de projets, est-ce que vous avez les ressources en termes de personnel, matériel...

AK : C’est là le hic ! C’est vrai qu’avant les moyens, il faut les idées. Mais après les idées, il faut les moyens. Donc l’un accompagne l’autre. Je ne peux pas dire que nous sommes « gâtés ».
Sur le plan financier, comme on le dit « l’argent appelle l’argent ».

Il faut que le secteur du tourisme se présente comme un secteur-porteur pour attirer les bailleurs de fonds et même pour encourager l’Etat à y injecter des sous. C’est cette stratégie que nous sommes en train de mettre en œuvre pour montrer que c’est un secteur-porteur en espérant que les budgets à venir seront conséquents et que les institutions accompagneront notre action. Si je prends l’exemple d’autres pays où ils ont positionné le secteur du tourisme comme secteur prioritaire, ils ont bénéficié d’appui de la Banque mondiale.

Quelle est la place du Burkina Faso en matière de tourisme dans la sous-région ?

AK : Juste qu’à une date récente, on était 3e grâce à l’engouement pour le parc d’Arly. Mais depuis que les installations au niveau de Arly sont tombées en ruines, que de moins en moins les touristes y séjournent nous avons reculé dans le classement et nous nous situons autour de 4ème, 5eme rang dans la sous-région. Mais nous travaillons à remonter la pente.

Qui dit tourisme, dit infrastructures d’accueil, de transports, des services... Est-ce qu’il y espoir de voir la situation s’améliorer ?

AK : En matière d’infrastructures d’accueil, le Burkina n’est pas le parent pauvre. Ce qu’on peut observer c’est que ces infrastructures sont surtout concentrées dans les grandes villes. Ouagadougou en la matière, comparativement à d’autres capitales, ne se plaint pas. Par contre la question se pose au niveau déconcentré. Le tourisme, ce n’est pas seulement en ville, c’est aussi à l’intérieur du pays. Dans ce sens, nous avons dans le cadre du programme quinquennal, inscrit le projet, un chef-lieu de province, un site d’accueil touristique.

En terme financier, quelle est la place du tourisme dans l’économie du Burkina Faso ?

AK : On estime que 230 à 250 000 touristes arrivent par an au Burkina. Mais j’avoue que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. Pourquoi ? Ce chiffre ne prend en compte que les statistiques des fiches de police de l’aéroport.
Il y a donc des insuffisances parce que ce n’est pas seulement par l’aéroport que les touristes entrent dans le pays. Il y en a beaucoup qui entre par les frontières et qui échappe aux statistiques.

Pour combler cette lacune, nous réfléchissons avec d’autres ministères sur les possibilités d’établir des fiches de frontières terrestres. En attendant, parlant de retombées économiques, les chiffres d’affaires du tourisme dans notre économie est évalué à 30 milliards de francs CFA.

Quelles sont les formes de tourisme qui se pratiquent au Burkina ?

AK : En général le type de tourisme le plus pratiqué et le tourisme d’affaire qui comprend les publics des grandes rencontres internationales. Nous avons également le tourisme cynégétique c’est-à-dire le tourisme de chasse, de vision, nous avons le tourisme culturel qui se manifeste à travers les publics des grandes manifestations culturelles institutionnelles et privées, et une autre forme de tourisme dit spirituel qui suscite un intérêt de plus en plus marqué, des tourismes occidentaux pour les rites et coutumes africains. En fin, nous avons le tourisme intérieur qui est le tourisme pratiqué par les nationaux à l’intérieur du territoire.

Quand on parle de tourisme, en général on voit les Occidentaux. Est-ce que les Burkinabè font du tourisme ? découvrent-ils leur pays ?

AK : C’est une très bonne question, parce qu’effectivement, le tourisme n’est pas encore un acquis dans nos pratiques habituelles, surtout le tourisme intérieur. Nous devons faire un travail de promotion et de sensibilisation, et surtout rechercher les moyens de facilitation de l’accès aux endroits touristiques.

La plupart des politiques sectorielles ont des volets lutte contre la pauvreté, préservation de l’environnement... Qu’en est-il du tourisme ?

AK : La première activité que nous avons organisée, c’était la conférence sur « Artisanat et tourisme, facteur de développement », donc de lutte contre la pauvreté.
Le tourisme est un facteur de création d’emplois, donc de lutte contre la pauvreté. Si nous observons le phénomène dans notre pays, nous constatons que le tourisme crée des emplois, pas seulement en ville, mais aussi en milieu rural. Quand on prend l’artisanat ou l’art, le Burkina est le premier pays du bronze en Afrique, mais qui consomme le bronze ? Ce sont en grande partie les touristes.

L’hôtellerie, la restauration, sont autant de secteurs qui créent des emplois, donc qui lutte contre la pauvreté. Environnement et tourisme vont ensemble. C’est quand l’environnement est bien protégé que la faune, la flore s’épanouissent. Le tourisme par essence protège l’environnement, crée des emplois, lutte contre la pauvreté.
C’est un secteur transversal.

Vous parliez de formation il existe au Burkina des écoles de tourisme, d’hôtellerie... votre département a-t-il un regard sur ces structures et sont-elles fiables ?

AK : C’est vrai que le secteur de la formation dans le tourisme et l’hôtellerie reste encore faible. Il faut l’avouer. Nous avons le centre de formation touristique et hôtellerie qui est une école, initialement appartenant au ministère du Commerce et qui est basée à Ouaga-inter. Elle forme des techniciens d’hôtellerie et de tourisme. C’est la plus ancienne. A côté de cette école publique, nous avons l’Ecole supérieure du tourisme et de l’hôtellerie (ESTH) qui est une école privée. Comme vous le voyez, il s’agit aussi là d’hôtellerie et pas de tourisme dans son intégralité. Face aux problèmes de formation, le ministère a ouvert une branche au niveau de l’ENAM pour former surtout dans le volet guide touristique... C’est dire que dans ce domaine il y a encore beaucoup à faire.

Le SITHO c’est pour demain. A-t-il réellement un impact positif sur le tourisme burkinabè ?

AK : Le SITHO a un impact positif très important sur le tourisme burkinabè. Vous savez qu’il y a des salons un peu partout dans le monde. Et c’est à ces occasions que les grandes questions sur le tourisme sont débattues. Le fait que nous organisons le SITHO, donne l’occasion à beaucoup de gens de venir. Cette année, nous enregistrons la présence de 7 tours opérators et de communicateurs. C’est très important.

Il y a aussi des magazines spécialisés dans la promotion du tourisme qui viennent. Nous avons KANIS-Voyage, Club Aventure, Horizon Nomade etc....ce sont des acteurs très importants de promotion du tourisme. Ces gens vont donner le relais au niveau de la presse internationale. Les tours operators influent sur les destinations touristiques. On aura aussi la présence de RFI qui a toujours accompagné le SITHO, la presse nationale...
Nous partons des acquis du SITHO passé pour améliorer l’actuel. Je pense que le SITHO ira en se renforçant.

En plus du tourisme, vous avez la culture, les arts... Comment se comportent ces autres branches de vos activités ?

AK : La culture a beaucoup plus de visibilité actuellement que le tourisme. Le FESPACO 2007 s’annonce déjà et le Jeudi 30 nous procèderons à l’installation du comité national d’organisation.
Au quotidien, le ministère est extrêmement sollicité sur le plan culturel. Cependant, il reste toujours posée, la grande question du manque des infrastructures culturelles de base.

Y a-t-il des espoirs par rapport à ce projet de « palais de la Culture » qui vous tient à cœur ?

AK : Cette question préoccupe même l’autorité au-delà de mon département. Donc, nous avons espoir qu’un jour, le monde de la culture investirait son palais. Ne dit - on pas que l’espoir fait vivre son homme ?

Mme le ministre, cela peut paraître comme un stéréotype, mais on dit souvent que c’est difficile de travailler avec une femme comme patronne. Votre avis ?

AK : Personnellement je crois que non. Le stéréotype c’est plutôt qu’on voit rarement des femmes aux commandes.
Le stéréotype social a du mal à voir la femme incarnée l’autorité, donner des directives surtout à des hommes, pères de familles, parfois plus âgés qu’elle. Les hommes voient en elle rien qu’une femme, et s’attendent donc à ce qu’elle se comporte comme telle. Le phénomène est plutôt psychologique et culturel. On ne peut pas avoir de l’autorité, avoir de la directive sans incarner l’aspect masculin de notre être. C’est peut-être cette lecture qui fausse un peu l’appréciation. Sinon je trouve au contraire que ça doit être plutôt « cool » de travailler avec une femme.

Comment jugez-vous le débat sur la participation politique des femmes ?

AK : A chaque chose, il y a un temps. Si aujourd’hui, le débat se pose, c’est que c’est le moment. L’évolution de la femme dans le système éducatif en Afrique a été très lente. Il en a d’ailleurs été de même un peu partout dans le monde. Mais progressivement, comme ce défi est en train d’être relevé, forcément la question de la place de la femme en politique se pose aujourd’hui comme une nécessité, et aucune femme ne peut être en reste de ces débats.

Comment réagissez-vous à l’élection de Ségolène ROYAL comme candidate du PS pour la présidentielle en France ?

AK : Je soutien son option. Même si, après les élections, elle n’est pas élue présidente, elle aura gravi la montagne. Elle a posé un très grand pas qui montre aux politiques qu’il faut compter avec les femmes.
Il vaut mieux souvent tenter le changement avec un œil neuf. Si vous jouez avec les mêmes billes dans l’urne, elles se choquent et produisent les mêmes bruits. Or, en changeant de bille on peut entendre autre chose. Il faut qu’on donne la chance à Ségolène ROYAL.
C’est normal qu’on la combatte, on est en politique, mais j’aurais souhaité que la France et l’Allemagne soient dirigées par des femmes pour justement lever les stéréotypes dont nous venons de parler.

Ne pensez-vous pas que pour le même poste de responsabilité, on demande beaucoup plus aux femmes qu’aux hommes ?

AK : C’est naturel puisque généralement, on a pas toujours donné totale confiance à la femme. C’est comme si elle est toujours mise à l’essai. On attend de voir ce qu’elle peut faire. Nous en sommes conscientes. Et cela aussi peut être mis sur le compte du stéréotype social. La société est toujours plus indulgente devant les insuffisances de l’homme mais plus exigeante face à celle de la femme. C’est peut être ça qui nous rend meilleure ?

Un dernier mot ?

AK : Merci pour cette causerie. Vous êtes journaliste, vous avez l’esprit très ouvert mais vous prenez toujours en considération les stéréotypes sociaux. Vos questions sur le sujet sont bien suspectes... Ce n’est pas négatif, parce que, ça nous permet d’en parler et cela aide les gens à nous comprendre. J’ai beaucoup apprécié ; dans tous les cas les femmes sont conscientes de leurs situations et font quotidiennement face. Je dis donc merci à L’Opinion qui est un journal qui accompagne beaucoup notre département, que vous dites si bien, relevant de l’abstrait parlant de la culture, car nécessitant réflexion et ouverture d’esprit.o

Ben Alex Béogo

L’Opinion

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