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Burkina : Le « Made in Burkina » au cœur de la deuxième phase des JEPPC 2026

Publié le samedi 3 octobre 2026 à 00h40min

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Burkina : Le « Made in Burkina » au cœur de la deuxième phase des JEPPC 2026

La deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) s’est ouverte ce vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou. Placée sous le thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! », elle invite les Burkinabè à faire de la production et de la consommation nationales des leviers de souveraineté économique. L’un des temps forts de cette phase sera l’exposition gouvernementale des réalisations et acquis de la Révolution progressiste populaire (RPP), prévue du 2 au 9 octobre au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

Après une première phase tenue du 26 mars au 9 avril 2026, les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne reviennent avec une deuxième phase prévue du 2 au 16 octobre. Cette nouvelle étape met l’accent sur le patriotisme économique, avec pour thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! » et pour slogan : « Tous pour le Made in Burkina : faisons de chaque achat un acte de souveraineté ».

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a livré le message du Président du Faso à l’occasion du lancement de la deuxième phase des JEPPC 2026.

Dans son message livré par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à l’occasion du lancement de cette deuxième phase, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a appelé les Burkinabè à aller au-delà du simple discours sur la consommation nationale. Pour le chef de l’État, la souveraineté économique repose sur une chaîne dont les principaux maillons sont la production, la transformation et la consommation.
« Notre peuple doit produire, transformer et consommer. Ce sont les trois maillons d’une même chaîne », a-t-il déclaré. Il estime que la fragilité de l’un de ces maillons affecte l’ensemble du processus de construction de la souveraineté économique.

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo procédant à la coupure du ruban symbolique marquant l’ouverture officielle de l’exposition gouvernementale.

Dans son message, le président du Faso a identifié la production comme le premier défi. Il a notamment évoqué les potentialités agricoles du Burkina Faso et les efforts engagés pour accroître la production. Il cite, entre autres, plus de sept millions de tonnes de céréales produites et le franchissement du cap du million de tonnes de riz, pour illustrer, selon lui, la capacité du pays à renforcer son autosuffisance alimentaire.
Le deuxième maillon mis en avant est celui de la transformation. Le président du Faso a insisté sur la nécessité de donner davantage de valeur ajoutée aux productions nationales. Il a notamment cité le coton, le karité, le sésame, la mangue, les cuirs et peaux ainsi que le bétail.

L’exposition gouvernementale présente les réalisations et acquis de la Révolution progressiste populaire.

« Nous vendons encore trop souvent brut, et nous rachetons fini », a-t-il relevé, appelant à développer les capacités nationales de transformation. Pour le chef de l’État, la transformation locale doit permettre de créer davantage d’emplois et de revenus pour les populations.

La consommation constitue le troisième maillon. Le capitaine Ibrahim Traoré a appelé à rompre avec certaines habitudes de consommation qui privilégient les produits importés alors que des équivalents burkinabè existent. Il invite ainsi les citoyens à faire de l’acte d’achat un geste participant à la souveraineté économique.
Le nouveau slogan de cette phase traduit cette orientation : « Tous pour le Made in Burkina : faisons de chaque achat un acte de souveraineté ».

Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, visitant les différents stands de l’exposition gouvernementale au SIAO.

Le chef de l’État a également décliné les responsabilités qui, selon lui, reviennent aux différents acteurs de la chaîne économique. Aux producteurs, il demande notamment d’accroître la production et d’améliorer sa qualité. Aux transformateurs et aux industriels, il recommande de renforcer les capacités de transformation, l’emballage, la normalisation et la labellisation des produits.

Les commerçants sont eux aussi appelés à mettre davantage en avant les produits nationaux. Quant aux consommateurs, ils sont invités à s’intéresser à l’origine des produits avant leur prix et à privilégier les productions burkinabè lorsqu’une offre nationale existe.

Le président du Faso a également appelé à faire de la préférence nationale un réflexe dans les administrations, les écoles, les cérémonies et les ménages. Il propose notamment de privilégier les produits du terroir dans les cantines, les réceptions, les cérémonies et les commandes publiques.
« Le patriotisme du consommateur exige en retour l’excellence du produit », a-t-il souligné, faisant ainsi de la qualité des produits nationaux un élément important de cette dynamique.

Des élèves visitent le stand de la Présidence du Faso dans le cadre de l’exposition gouvernementale.

Une exposition gouvernementale au SIAO du 2 au 9 octobre

L’une des principales innovations de cette deuxième phase des JEPPC est l’organisation d’une exposition gouvernementale consacrée aux réalisations et aux acquis de la Révolution progressiste populaire. Elle se tient du 2 au 9 octobre 2026 au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), notamment au Pavillon du Soleil levant.

Cette exposition se veut également un cadre de redevabilité et de dialogue direct entre les membres du gouvernement et les populations. Chaque département ministériel disposera d’un espace pour présenter ses réalisations, ses réformes et ses innovations.

Les citoyens pourront ainsi découvrir les actions menées dans les différents secteurs, mais également échanger directement avec les ministres et leurs équipes, poser leurs préoccupations et formuler leurs attentes.
L’exposition sera également animée par des démonstrations pratiques. Il est notamment prévu une production de pavés sur un chantier de démonstration de Faso Mêbo, une présentation de réparation de motos par les Forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la patrie, ainsi qu’une simulation d’un constat d’accident avec l’utilisation d’un drone.

Des produits burkinabè mis en avant dans le cadre de la promotion du « Made in Burkina ».

Les visiteurs pourront par ailleurs accéder à une « Allée des services au peuple », où plusieurs prestations administratives seront proposées, notamment l’établissement de documents d’identité, le e-casier judiciaire, le e-certificat de nationalité, le e-RCCM et certaines démarches liées au régime d’assurance maladie universelle.
Un espace consacré aux « mets nationaux », notamment à travers la gastronomie, ainsi qu’un village culturel destiné à valoriser la diversité culturelle du Burkina Faso compléteront le dispositif.

Au-delà de l’exposition gouvernementale, qui se déroule du 2 au 9 octobre, les activités de la deuxième phase des JEPPC se poursuivront jusqu’au 16 octobre. Le programme prévoit notamment la montée du pavillon national, le port de tenues traditionnelles, des opérations de salubrité, la participation aux activités de Faso Mêbo, des dons de sang, des contributions au Fonds de soutien patriotique ainsi que des conférences sur le civisme économique. Des foires et des dégustations de mets locaux sont également annoncées.

L’exposition gouvernementale se tient du 2 au 9 octobre 2026 au SIAO.

Le 15 octobre sera consacré à l’hommage au président Thomas Sankara, tandis que la Nuit des Étoiles du Faso, prévue le 16 octobre, marquera la clôture de cette deuxième phase avec la mise à l’honneur d’exemples d’engagement citoyen.

À travers cette deuxième phase, le gouvernement entend ainsi inscrire l’engagement patriotique dans des actes du quotidien, notamment dans les choix de production, de transformation et de consommation.
Dans son message, le capitaine Ibrahim Traoré appelle à faire de cette dynamique une responsabilité collective : « Au champ, produisons burkinabè ! À l’usine, transformons burkinabè ! Au marché, achetons burkinabè ! À table, consommons burkinabè ! »

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

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