Bobo-Dioulasso : Lancement de la 2ᵉ édition de la Semaine de l’hôtellerie sous le signe de l’innovation et de la souveraineté
Le vendredi 11 septembre 2026, le ministre de l’enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique Moumouni Zoungrana a présidé la cérémonie officielle d’ouverture de la 2ᵉ édition de la Semaine de l’hôtelier. Ladite cérémonie a eu lieu dans l’enceinte du centre de formation de SIHS (Sissima International Hotel School) à Bobo-Dioulasso. Cet événement d’envergure rassemble cette année le secteur sous le thème évocateur : « L’hospitalité africaine, levier de souveraineté : former, innover, rayonner ».
Plus de 1 000 apprenants, formateurs, décideurs et professionnels vont pendant une dizaine de jours prendre part à la 2ᵉ édition de la Semaine de l’hôtelier dans la ville de Sya.
Prenant la parole au nom du comité d’organisation, le président du groupe Sissima, Achille Roland Sow, a exprimé sa gratitude envers l’ensemble des autorités et des partenaires présents. Il a dans son discours rappelé le devoir citoyen de transmettre des compétences pratiques à la jeunesse pour qu’elle puisse prendre en main son destin. « Apprendre à nos jeunes à travailler de leurs dix doigts, à prendre soin de nos espaces, est un devoir citoyen que nous devons tous relever aujourd’hui », a-t-il affirmé.
Soulignant le bilan de l’édition précédente et les ambitions de cette 2ᵉ édition, le patron du groupe Sissima a rappelé que l’hôtellerie occupe une place prépondérante dans le tissu socio-économique national. « L’hôtellerie est une vitrine culturelle, un levier de création de forts emplois, un outil de promotion touristique et un facteur de rapprochement entre les peuples », a-t-il déclaré. Achille Roland Sow a par ailleurs mis en lumière deux projets phares portés par la dynamique du groupe : le renforcement des capacités de Sissima International Hotel School (SIHS) et le lancement de Faso Code X, un centre d’expertise en technologies de l’information avancées, d’intelligence artificielle et de cybersécurité qui forme déjà plus de 50 jeunes aux métiers du numérique.
Le programme de cette édition s’annonce particulièrement dense : plus de 760 heures de formation réparties dans 15 ateliers et modules (cuisine, pâtisserie, service en salle, accueil, anglais hôtelier, marketing digital, gestion financière, efficacité énergétique), des dons de sang, des activités citoyennes et une dizaine de concours d’excellence. L’événement s’achèvera par la grande « Nuit de l’hôtelier », marquée par un dîner de gala, une remise d’attestations et de trophées récompensant les meilleurs talents.
S’exprimant au nom des parrains, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a salué une initiative en parfaite adéquation avec la vision de refondation nationale. « La Semaine de l’hôtelier est un espace de valorisation des métiers de l’hôtellerie et de la restauration, un creuset d’apprentissage et une tribune de célébration de l’excellence dans un secteur vital pour notre économie nationale », a-t-il indiqué.
S’adressant directement aux jeunes apprenants, le parrain a tenu à transmettre un message d’encouragement et de rigueur : « Vous êtes les futurs bâtisseurs de l’hôtellerie moderne, révolutionnaire et souveraine. N’attendez pas seulement d’être employés : soyez entreprenants, apprenez pour entreprendre à votre tour et employer d’autres Burkinabè. Soyez des professionnels de rigueur, de discipline et de propriété qui respectent l’excellence ».
Prononçant le discours officiel d’ouverture, le ministre de l’enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, président de la cérémonie, a félicité les organisateurs pour leur persévérance et la pertinence du thème retenu. Pour lui, la formation professionnelle dans les métiers de bouche et de l’accueil constitue un pilier stratégique pour l’autonomie économique du Burkina Faso. Il a rappelé que l’hospitalité africaine ne doit plus seulement être vue comme une tradition séculaire, mais comme un véritable outil de souveraineté économique et culturelle.
Le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives privées et les centres de formation technique qui permettent de doter le pays d’une main-d’œuvre qualifiée, compétitive et résiliente. Il a invité l’ensemble des acteurs du secteur à s’approprier les modules dispensés au cours de cette semaine pour faire du label hôtelier burkinabè une référence régionale et internationale.
La cérémonie s’est achevée dans une ambiance festive et solennelle, marquée par la présence de nombreuses autorités administratives, coutumières, religieuses et militaires, ainsi que des acteurs clés du monde des affaires. Avec le lancement officiel des travaux et des ateliers de formation, la 2ᵉ édition de la Semaine de l’hôtelier promet d’armer la jeunesse burkinabè des compétences indispensables pour faire rayonner l’hospitalité du pays des hommes intègres.
Djaryigo Diarra
Lefaso.net




