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Burkina/Enseignement supérieur : Le Mouvement sunnite inaugure l’université privée An-Nahdah d’Afrique (UP-2A), pour contribuer à former les élites de demain

Publié le jeudi 10 septembre 2026 à 23h24min

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Burkina/Enseignement supérieur : Le Mouvement sunnite inaugure l’université privée An-Nahdah d’Afrique (UP-2A), pour contribuer à former les élites de demain

Le paysage de l’enseignement supérieur au Burkina s’élargit avec l’ouverture officielle, ce jeudi 10 septembre 2026 à Ouagadougou, de l’université privée An-Nahdah d’Afrique (UP-2A) ; une contribution du Mouvement sunnite du Burkina aux efforts en matière de formation du capital humain. Le complexe universitaire, sis quartier Rayongo, dans l’arrondissement Nᵒ 11 de Ouagadougou (partie Est de la capitale), repose sur des caractéristiques requises par la réglementation nationale en la matière et avec des commodités à même d’offrir un environnement propice à ses pensionnaires. L’UP-2A est ouverte à tout candidat, sans distinction de confession religieuse, et offre, dès cette rentrée 2026-2027, les filières de droit public, droit privé, Logistique internationale, Marketing et communication.

L’université privée An-Nahdah d’Afrique (UP-2A), ce sont des bâtiments entièrement équipés d’outils de dernière génération, deux amphithéâtres entièrement équipés, des enseignants qualifiés et expérimentés, une bibliothèque équipée (physique et numérique virtuelle), une salle informatique et multimédia, une infirmerie, une connexion Internet haut débit, un terrain de sport, une salle de conférence, une cour vaste et sécurisée, un suivi et un encadrement rigoureux, un système de formation validé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

« Nous ne sommes pas réunis aujourd’hui simplement pour inaugurer des bâtiments. Nous sommes réunis pour célébrer une vision. Nous sommes réunis pour célébrer le travail. Nous sommes réunis pour célébrer la persévérance. Et surtout, nous sommes réunis pour célébrer l’espoir. Car dans une période où notre peuple fait face à de nombreux défis, choisir de construire une université est en soi un acte de confiance dans l’avenir. C’est dire que nous croyons encore en notre jeunesse. C’est dire que malgré les difficultés, nous refusons de renoncer à construire », a présenté le président du Mouvement sunnite du Burkina, El Hadj Oumarou Zoungrana.

Selon le leader religieux, l’histoire de l’UP-2A ne commence pas aujourd’hui, elle commence en 2015. Le Mouvement sunnite du Burkina Faso avait déjà fait, dit-il, le choix d’investir dans l’éducation à travers différents niveaux d’enseignement (la maternelle, le primaire, le postprimaire et le secondaire). « Il restait une étape importante à franchir : l’enseignement supérieur. C’est ainsi qu’est née la volonté de créer cette université. Cette décision répond à une conviction simple : si nous voulons changer durablement notre société, nous devons investir dans la formation de nos femmes et de nos hommes. L’éducation est donc, pour nous, bien plus qu’un secteur d’activité. Elle est un instrument de développement, d’émancipation, de transformation sociale et de souveraineté », a expliqué M. Zoungrana, témoignant ici sa reconnaissance à tous ceux qui ont, en dépit des difficultés rencontrées, participé à l’effectivité du projet.

« L’investissement réalisé est estimé à environ 1,5 milliard de francs CFA, sans compter les extensions prévues qui pourraient porter l’investissement global à environ 3 milliards de francs CFA. Mais, permettez-moi de le dire : nous ne devons pas mesurer cette œuvre uniquement en milliards de francs CFA, en mètres carrés ou en nombre de bâtiments. La véritable richesse de cette université se mesurera demain au nombre de jeunes qu’elle aura formés. Elle se mesurera au nombre d’entreprises créées par ses diplômés, au nombre de familles dont elle aura changé le destin, au nombre de solutions que ses étudiants apporteront à notre pays. C’est cela, notre véritable investissement. Nous sommes aujourd’hui dans une période particulière de notre histoire nationale. Notre pays connaît des épreuves. Mais notre peuple fait également preuve d’une formidable capacité de résistance et de résilience. La dynamique actuelle de refondation et de Révolution progressiste populaire nous rappelle une réalité essentielle : un pays ne peut être véritablement souverain que s’il dispose d’hommes et de femmes capables de penser, de produire, d’innover et de construire par eux-mêmes. La souveraineté ne se limite donc pas à la défense de notre territoire. Elle est aussi économique, alimentaire, industrielle, technologique, culturelle et intellectuelle. C’est pourquoi l’éducation doit occuper une place centrale dans la construction du Burkina Faso nouveau. L’UP-2A veut apporter sa contribution à cette œuvre », estime le président du Mouvement sunnite du Burkina, El Hadj Oumarou Zoungrana, s’alignant sur les orientations données également sur ce plan par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

L’assistance, observant une minute de silence en la mémoire des forces combattantes et des personnes civiles tombées du fait des barbaries terroristes.

« Nous ne voulons pas simplement former des diplômés… »

Il exhorte donc, en écho à l’appel à l’engagement patriotique lancé par le chef de l’État, au travail, à la discipline, à la responsabilité et à la construction d’un Burkina Faso plus souverain et plus prospère. « Dans cette dynamique, nous considérons que chaque Burkinabè doit pouvoir apporter sa pierre à l’édifice national. C’est notre compréhension de la responsabilité collective. Et c’est dans cet esprit que nous plaçons l’UP-2A. Nous ne voulons pas simplement former des diplômés. Nous voulons contribuer à former des citoyens compétents et responsables, capables d’entreprendre, de créer de la richesse, de servir leur communauté, attachés à leur patrie, respectueux des autres. Des citoyens capables de faire passer l’intérêt collectif avant les intérêts égoïstes. Car notre pays n’a pas seulement besoin de diplômes. Notre pays a besoin de compétences. Chers étudiants, cette université est désormais votre espace. Mais elle est surtout votre responsabilité. Ne venez pas ici uniquement pour chercher un diplôme. Venez chercher la connaissance. Venez chercher la capacité à résoudre les problèmes de votre société. Le Burkina Faso de demain sera ce que vous en ferez. Vous devez donc apprendre à travailler, à entreprendre, à innover, à respecter, à servir, et surtout, à croire que votre avenir ne doit pas nécessairement être écrit ailleurs. Nous voulons que vous soyez capables de construire ici, au Burkina Faso, et en Afrique. (…). Nous voulons une université où l’on apprend à réfléchir. Une université où l’on apprend à dialoguer. Une université où l’on apprend à respecter les différences. Une université où l’on apprend que la diversité des Burkinabè ne doit jamais devenir un facteur de division sociale. Notre foi nous enseigne également la responsabilité, la recherche du savoir, la solidarité et le respect de la dignité humaine. Nous voulons donc que l’UP-2A contribue à former des femmes et des hommes capables de participer à la cohésion de notre Nation. Très chers camarades, si je devais résumer le sens de cette cérémonie en une seule phrase, je dirais : nous avons choisi de construire plutôt que de renoncer. Le Burkina Faso ne doit pas seulement résister aux épreuves. Il doit aussi préparer son avenir. Très chers camarades, à travers l’UP-2A, le Mouvement sunnite du Burkina Faso veut apporter sa contribution à cette dynamique nationale. Nous voulons participer à l’accroissement de l’offre éducative et à la formation de la jeunesse », s’est attardé le premier responsable du Mouvement sunnite du Burkina, appelant également les parents à s’investir dans l’éducation de leurs enfants.

Vue de l’intérieur du mini-amphi.

Pour le secrétaire exécutif national de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), Dr Youssouphe Kientéga, construire une université dans le contexte actuel du pays est un acte qui mérite d’être salué. C’est, dit-il, un acte de foi en l’avenir et surtout un acte de responsabilité envers la nation. « Notre pays traverse une période particulière de son histoire. Face aux défis auxquels nous sommes confrontés, chacun doit apporter sa contribution à la construction du Burkina Faso. La défense de la Patrie est une responsabilité. La production est une responsabilité. La solidarité est une responsabilité. Et l’éducation est également une responsabilité nationale. C’est pourquoi la communauté islamique doit continuer à prendre toute sa part dans cet effort. Nos établissements d’enseignement doivent contribuer à former des femmes et des hommes capables de servir leur pays avec compétence, intégrité, discipline et patriotisme. Car nous ne devons pas seulement rechercher la réussite individuelle. Nous devons également préparer une génération capable de travailler pour le bien collectif. Aujourd’hui, l’UP-2A vient renforcer l’offre d’enseignement supérieur dans notre pays. Elle vient également rappeler une chose essentielle : même dans les moments difficiles, nous devons continuer à préparer l’avenir. Et cette espérance doit être une espérance active : une espérance qui se traduit par le travail, la discipline, l’engagement et la responsabilité », a exprimé le représentant de la FAIB, El Hadj Youssouphe Kientéga, ajoutant que la faîtière encourage toutes les initiatives qui contribuent à l’éducation, à la formation et au développement du pays.

Le président du Mouvement Sunnite, El Hadj Oumarou Zoungrana

Accéder à l’université privée An-Nahdah d’Afrique (UP-2A)

L’UP-2A fait le serment de « former aujourd’hui les élites de demain ! » à travers notamment un corps enseignant qualifié, expérimenté et professionnel ; des formations orientées vers les compétences et l’employabilité ; un encadrement académique de qualité dans un environnement propice à la réussite. Dès cette rentrée universitaire 2026-2027, l’UP-2A offre les filières suivantes : Droit privé, Droit public, Logistique internationale, Marketing & Communication.

Le complexe a une capacité d’accueil de 1680 étudiants.

Les frais partent de 360 000 FCFA/an pour la licence (L1 à L3) à 630 000 FCFA pour le Master (M1 à M2). À cela s’ajoutent les sommes de 65 000 FCFA pour la licence et 70 000 FCFA pour le Master, représentant les frais administratifs, la cotisation AGE et la tenue.
Pour les inscriptions, le candidat doit être titulaire du baccalauréat de l’enseignement secondaire ou d’un diplôme équivalent. Il doit donc fournir le diplôme du bac, le relevé de notes, un acte de naissance, un certificat médical, une photo d’identité et l’attestation de l’immersion patriotique obligatoire (pour les étudiants). L’admission se fait sur étude de dossier (voir plus de détails dans la fiche associée au bas de l’article).

Le représentant de la direction régionale de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Oumar Lingani

Avant la coupure du ruban et la visite des locaux, le discours officiel d’ouverture a été prononcé par un représentant de la direction régionale de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Kadiogo, Dr Oumar Lingani, maître de recherche, enseignant-chercheur en sciences du langage. Selon l’autorité, s’il y a une entité qui se réjouit de cette inauguration, c’est bel et bien la région du Kadiogo, en ce sens que, justifie-t-il, cette université vient renforcer l’offre au niveau de la région et s’inscrit dans la dynamique imprimée par les plus hautes autorités du pays, à travers notamment la souveraineté impulsée par le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré. « Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation encourage l’UP-2A à faire de l’excellence, de la discipline, de l’innovation, de l’éthique et de l’engagement patriotique les fondements de sa mission. (…). C’est l’occasion pour nous de féliciter le Mouvement sunnite pour sa persévérance, parce que, comme ils l’ont si bien dit, ils ont mis en place une politique éducative dont l’aboutissement est ce qui nous rassemble aujourd’hui, et nous les encourageons également. Au regard de l’investissement, nous ne doutons pas un seul instant que le mouvement sunnite, à travers l’université privée An-Nahdah d’Afrique, puisse atteindre ses objectifs », a prononcé Dr Oumar Lingani, prodiguant de nombreux conseils aux promoteurs.

Page Facebook de l’université privée An-Nahda d’Afrique UP2A

Téléphone : 50 63 85 85

O.L. et Elysée Nikiéma
Lefaso.net

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