Projet Espoir : Lutheran World Relief dresse le bilan de deux années d’intervention au Burkina Faso
Après deux années de mise en œuvre, « Ensemencer la résilience dans les régions du Centre-nord et de l’Est du Burkina Faso » (ESPOIR) arrive à son terme. Il a été mis en œuvre par l’ONG Lutheran World Relief (LWR) et ses partenaires de septembre 2024 à août 2026 au profit de ménages vulnérables dans trois régions du Burkina Faso. Pour marquer cette étape et tirer les principaux enseignements de l’intervention, l’ONG Lutheran World Relief (LWR) a réuni ses partenaires, les acteurs institutionnels et les parties prenantes, le 31 août 2026 à Ouagadougou, à l’occasion d’un atelier bilan.
Mis en œuvre de septembre 2024 à août 2026, le projet avait pour ambition d’apporter une réponse intégrée aux besoins des populations ciblées, à travers des interventions dans les domaines de l’agriculture, du relèvement économique et des systèmes de marché, ainsi que de la nutrition.
La directrice Pays de l’ONG LWR, Kouka Zoungrana, a exprimé sa gratitude au département d’État des Etats-Unis d’Amérique pour la confiance placée à son ONG. Elle a rappelé que l’ONG Lutheran World Relief est membre d’une famille d’ONG appelé Corus Internationale, qui unissent leurs forces et leurs expertises autour d’une mission commune : celle de briser le cycle de la pauvreté, améliorer la santé des familles et des communautés, créer des moyens de subsistance durables, réduire la faim et la souffrance des populations.
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Au Burkina Faso, confie-t-elle, LWR a travaillé dans neuf régions du pays. « Nos interventions ont apporté des changements significatifs dans la vie de centaines de milliers de personnes, d’organisations de producteurs, des personnes déplacés internes et communautés hôtes », s’est-elle réjouie, citant le projet ESPOIR comme un cas d’école.
« Au-delà des chiffres, le projet ESPOIR a effectivement posé les bases de l’espoir dans de nombreux ménages qui produisent, vendent, génèrent des revenus, reconstituent leurs actifs, épargnent et réinvestissent. Ce sont là des signes encourageants du passage de l’assistance au relèvement », se satisfait-elle.
En dépit des difficultés d’approvisionnement des kits dans certaines zones comme Gayéri et Bourzanga pour des raisons de sécurité, le projet a connu un succès, se convainc la directrice pays de LWR.
L’ambassadrice des Etats-Unis au Burkina Faso, a salué le bilan du projet. Joann Lockard a aussi rappelé que ce projet de résilience s’inscrit dans les priorité du gouvernement. « Les Etats-Unis sont très fiers ce qui a été réalisé », a-t-elle déclaré.
2 025 ménages et 11 625 personnes ciblés
Le Projet Espoir a couvert trois régions et sept communes. Dans la région des Koulsé, les communes de Kongoussi, Sabcé, Tikaré et Bourzanga ont été concernées. Dans la région du Goulmou, l’intervention a porté sur Fada N’Gourma. Enfin, dans la région de la Sirba, les communes de Bilanga et de Gayéri ont été ciblées.
Au total, 2 025 ménages, soit 11 625 personnes, figuraient parmi les bénéficiaires ciblés par le projet.
L’approche retenue se voulait multisectorielle, avec trois principaux secteurs d’intervention : l’agriculture, le relèvement économique et les systèmes de marché, et la nutrition. Cette approche devait permettre de répondre de manière complémentaire aux besoins des ménages et de renforcer leurs capacités de résilience.
Une mise en œuvre avec plusieurs partenaires
Pour la mise en œuvre du Projet Espoir, Lutheran World Relief a travaillé avec plusieurs partenaires, notamment OCADES Caritas Burkina Faso et l’UADTT.
Le projet a également bénéficié de l’accompagnement des services de l’administration publique. Parmi les partenaires institutionnels figuraient le ministère en charge de la famille et de la solidarité, ainsi que les directions régionales et provinciales en charge de l’agriculture, de l’eau, de la santé et de l’action humanitaire.
Cette collaboration entre acteurs humanitaires, structures étatiques et organisations partenaires visait à favoriser une meilleure coordination des interventions et leur ancrage dans les mécanismes institutionnels existants.
Un financement américain de 4 millions de dollars
Le Projet Espoir a été financé par le gouvernement des États-Unis d’Amérique, pour un budget de 4 millions de dollars US, soit environ 2,5 milliards de francs CFA.
Au terme des deux années d’intervention, l’atelier du 31 août 2026 a permis aux différents acteurs de revenir sur les actions réalisées, les acquis enregistrés, les difficultés rencontrées et les enseignements à tirer pour les prochaines interventions.
En effet, la rencontre constitue ainsi un cadre de capitalisation de l’expérience acquise au cours de la mise en œuvre du Projet Espoir, mais également un moment de réflexion sur la pérennisation des acquis au bénéfice des communautés ciblées.
À travers cette intervention, LWR et ses partenaires entendent contribuer au renforcement de la résilience des populations vulnérables, notamment dans un contexte marqué par des défis humanitaires, économiques et alimentaires.
LWR, OCADES CARITAS Burkina Faso et UADTT ont été les différents partenaires de ce projet. Dans les différentes interventions, les bénéficiaires ainsi que les autorités locales dans lesquelles les bénéficiaires sont issus, ont plaidé pour un renouvellement du projet.
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Serge Ika Ki
Lefaso.net




