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Burkina/Coopération : Maxime Prévot, ministre des affaires étrangères belge, en visite sur le site agroécologique de Korsimoro

Publié le vendredi 28 août 2026 à 13h48min

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Burkina/Coopération : Maxime Prévot, ministre des affaires étrangères belge, en visite sur le site agroécologique de Korsimoro

En visite au Burkina Faso depuis le 26 août 2026, Maxime Prévot, ministre des affaires étrangères belge a effectué une visite sur le site du périmètre irrigué à vocation agroécologique dans le village de Tengressenè, situé dans la commune de Korsimoro, le jeudi 27 août 2026. Il a ainsi pu constater les activités qui y sont menées avec le soutien de la coopération belge.

La ferme agro écologique de Tengressené a vécu une ambiance toute particulière en cette matinée du 27 août 2026. Elle a en effet reçu la visite du Vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères de la Belgique. Accompagné d’une forte délégation dans laquelle figuraient l’ambassadeur de Belgique au Burkina Faso ainsi que le gouverneur de la région des Koulsé, Maxime Prévot est venu constater de visu, les actions menées et les vies transformées grâce à l’accompagnement technique et financier apporté par son pays dans le cadre de la coopération.

« Ce que je veux, c’est une coopération internationale du résultat, pas juste des grands discours. Il faut une diplomatie de l’action », Maxime Prévot, ministre des affaires étrangères belge.

Après s’être vu présenter le site de manière globale, il est allé à la découverte des poulaillers, des bassins piscicoles ainsi que des champs de production de produits maraîchers. Au cours de la visite, Maxime Prévot a procédé à l’empoissonnement des alevins ainsi qu’à la mise en terre de boutures d’oignons. Un moment particulièrement apprécié par le visiteur du jour qui n’a pas caché sa satisfaction face aux réalisations faites sur le site de la ferme. Toute chose qui le conforte à poursuivre la coopération avec le pays des hommes intègres.

« Nous avons toujours été un partenaire fiable et nous avons l’intention de le rester. Il peut y avoir parfois des turbulences, mais c’est précisément parce qu’elles existent que l’on doit compter sur des amis qui restent autour de la table, qui restent présents pour s’engager avec conviction, sans chercher à vampiriser les ressources des autres. Ici, nous avons quelque chose de vertueux sur le plan agroalimentaire et écologique. Cela fait partie des enjeux de stabilité, de santé, des priorités de la coopération internationale belge. Et donc, nous allons continuer d’y débloquer des moyens », s’est-il exprimé.

Matthieu Ouédraogo, coordonnateur du projet, confie que le soutien à la ferme se poursuivra

Il faut souligner que c’est dans le cadre du projet de Renforcement de la résilience des ménages vulnérables face aux effets néfastes du changement climatique par les boulis multi-usages, dans les régions du Yaadga, des Koulsé et du Liptako, que cette ferme a été accompagnée. Le projet est porté par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et financé par la Belgique à environ 5 millions d’euros.

La ferme a une superficie de 3 hectares dont 1 hectare aménagé. Il abrite 19 ménages parmi lesquels on compte 60% de femmes qui y tirent leur subsistance. Parmi les activités qui y sont menées, figure l’aviculture. Les deux poulaillers comprennent 500 têtes et 1 000 pondeuses avec une production moyenne de 9 600 œufs par an. À cela s’ajoute l’élevage des petits et gros ruminants notamment les ovins avec 70 têtes et 16 têtes de bovins. L’apiculture est aussi pratiquée sur le site avec un rucher de 70 ruches dont 37 colonisés pour une production annuelle de 500 litres de miel en moyenne. Un bassin de 60 m3 et deux bacs de 22 m3 chacun pour une production annuelle de 1,5 tonne de poissons ont également été aménagés pour la pisciculture.

Bibata Sawadogo bénéficiaire du projet dit disposer désormais d’une activité génératrice de revenus grâce à la ferme

Grâce aux châteaux d’eau réalisés, il est désormais possible aux exploitants de produire deux fois l’an. En plus du niébé et du maïs, le maraîchage pratiqué sur le site a permis d’enregistrer 23 tonnes d’oignons au cours de la campagne 2025 à 2026. Les producteurs bénéficient de l’appui technique de la FAO et de la direction régionale du ministère de l’Agriculture pour une meilleure production. Matthieu Ouédraogo, coordonnateur de projet à la FAO a indiqué que l’accompagnement se poursuivra. « Nous les accompagnons depuis deux ans et nous allons toujours les accompagner même à la fin du projet afin de leur permettre de toujours réaliser de très belles productions », a-t-il affirmé.

Bibata Sawadogo fait partie des bénéficiaires du projet. Elle confie que grâce à l’appui reçu par la ferme pour son aménagement, les ménages bénéficiaires arrivent désormais à produire et ainsi améliorer leurs conditions de vie, d’où sa gratitude à la FAO et à la Belgique pour leur engagement à leurs côtés. « Nous remercions les initiateurs du projet car grâce à eux, nous avons bénéficié de château d’eau pour la pisciculture. Dans cette ferme, nous cultivons de l’oignon, de la tomate, de l’aubergine, du chou. Et avec l’hivernage, nous cultivons aussi du maïs », a-t-elle soutenu.

Le gouverneur et le ministre belge procèdent à la remise des aliments pour les alevins

Bernadette Adenyo Sermé, gouverneur de la région des Koulsé a félicité la FAO et la Belgique pour leurs actions menées dans sa région. « Ce sont vraiment de grosses réalisations qui permettent aux différents acteurs de pouvoir produire en toute saison. Ce sont des investissements structurants de ce genre que le gouvernement attend. Nous ne pouvons que dire merci à la Belgique et à son partenaire, la FAO », a-t-elle conclu.

En rappel, le projet Renforcement de la résilience des ménages vulnérables face aux effets néfastes du changement climatique par les boulis multi-usages, dans les régions du Yaadga, des Koulsé et du Liptako a débuté en 2023 pour une durée de 60 mois. Il a une cible de 16 350 ménages et vise à améliorer la sécurité alimentaire des populations tout en renforçant leur capacité d’adaptation aux effets du changement climatique. À travers la promotion de pratiques agroécologiques et la réalisation d’infrastructures de mobilisation de l’eau, l’initiative entend également contribuer à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, tout en soutenant les moyens de subsistance.

Muriel Dominique Ouédraogo/Armelle Ouédraogo
Vidéo : Muriel Dominique Ouédraogo
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