Camp d’incubation de l’association Rehoboth-Ipéné : Pari réussi pour la 3ᵉ édition
« Recherche le bien de ton pays, prie l’Éternel en sa faveur, car ton bonheur en dépend » ; c’est autour de ce thème inspiré d’un passage de la Bible que l’association Rehoboth-Ipéné a réuni les enfants dans le cadre de la 3ᵉ édition de son « Camp d’incubation des jeunes citoyens et patriotes ». À la fin de ce rendez-vous 2026 (26 juillet-2 août 2026), le promoteur tire un bilan satisfaisant et décline des perspectives.
Rehoboth-Ipéné a fait de l’éducation (au sens large) son cheval de bataille, à en croire son premier responsable, Grégoire Bado. « Nous pensons qu’il faut transformer la vie des gens, en agissant dès la base. La société que nous voulons demain se prépare aujourd’hui à travers les enfants. L’autre mission que l’association s’est donnée, c’est de venir en aide aux enfants démunis, leur donner espoir de vivre et leur permettre de s’épanouir. De ce fait, l’association Rehoboth-Ipéné travaille vraiment au milieu des enfants, des familles démunies. Toutes nos activités et actions sont destinées aux enfants, à l’orphelin et aussi à la veuve. En un mot, l’association Rehoboth-Ipéné est communautaire », explique M. Bado.
C’est dans cet engagement que l’association a tenu la 3ᵉ édition de son camp d’incubation. Cette année également, ce sont encore plusieurs centaines d’enfants qui ont pris part à ce rassemblement. « Je rends grâce à Dieu, parce qu’il a permis cette édition. Ce n’était pas évident, mais sa main puissante a agi. Les enfants étaient au total 510, alors que nous attendions environ 400. C’est-à-dire qu’il y a eu des enfants qui n’ont pas eu les moyens de payer la contribution, mais qui sont venus. Malgré cela, tout s’est bien passé, tout le monde a eu à manger ; ils ont tous été logés et toutes les activités qui avaient été prévues ont été exécutées avec succès. Mieux, il y a eu de belles surprises, comme le fait d’avoir assisté à l’immersion patriotique avec les immergés de la région du Kadiogo, avec lesquels nous avons partagé le site. Nous avons eu plusieurs enseignements sur plusieurs thématiques, à l’image de l’innovation technologique qui a été dispensée par un professeur de l’université Norbert Zongo de Koudougou, afin de susciter chez les enfants la fibre de la science. Il a expliqué aux enfants de ne pas avoir peur des mathématiques, de la physique-chimie et leur a prodigué des conseils sur comment s’entraîner pour avoir l’esprit scientifique », a relaté Grégoire Bado, saluant au passage la contribution, à travers des modules spécifiques, d’éléments des Forces de défense et de sécurité, ainsi que de la grande Chancellerie des ordres burkinabè (sur les symboles de l’État).
Toujours selon l’organisateur, les campeurs ont été également outillés sur les dangers de la drogue et autres stupéfiants ainsi que les risques liés à la sexualité précoce. Il leur a été aussi enseigné les valeurs de patriotisme, de citoyenneté, de « l’importance de rêver le meilleur pour son pays ».
Cette édition a, en outre, conduit les enfants au Mémorial Thomas Sankara et sur le site de Faso Mêbo (https://lefaso.net/spip.php?article141876). « Au Mémorial Thomas Sankara, nous avons eu d’excellents guides, qui ont réparti les enfants en deux groupes, les plus petits et les grands, pour permettre à chaque catégorie de bien comprendre. Les enfants étaient vraiment émerveillés de vivre l’histoire de la Révolution démocratique et populaire, de son leader Thomas Sankara. À Faso Mêbo, les enfants ont vécu également une autre belle ambiance, ils ont participé à la confection des pavés et à leur ramassage pour les mettre sur le porte-char. C’était tellement merveilleux qu’ils ne voulaient pas en repartir », rend compte le président de l’association Rehoboth-Ipéné.
Tout en ayant les idées tournées vers la 4ᵉ édition en 2027, et bien avant un arbre de solidarité prévu en fin d’année 2026 en faveur des enfants déplacés internes, M. Bado témoigne sa reconnaissance à la marraine de l’édition 2026, à savoir Mme la ministre de la famille et de la solidarité, le lieutenant-colonel Pélagie Kaboré ; au parrain, le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo. Il exprime également sa gratitude au directeur général de la SOTRACO et au directeur général de l’académie de police ainsi qu’à l’ensemble de tous ceux qui ont, d’une manière ou d’une autre, rendu cette édition possible.
O.L.
Lefaso.net





