Travaux sur la Route nationale n°2 : Le parcours du combattant en attendant la fin des travaux
« Ouf ! Enfin à la maison, sain et sauf avec mon véhicule intact. » Pour de nombreux usagers de la Route nationale n°2 (RN2), cette phrase est devenue un véritable soulagement après chaque trajet. Car, aujourd’hui, emprunter cette route de Tampouy jusqu’à Bassinko relève parfois du parcours du combattant. Entre les déviations dégradées, la poussière, la boue, l’absence d’éclairage et les comportements dangereux de certains conducteurs, la circulation sur cette route en travaux est source d’inquiétude quotidienne.
Les travaux d’élargissement de la RN2 sont salutaires car nous espérons une route plus moderne et plus fluide. Mais sur le terrain, il faut noter que les conditions de circulation sont dangereuses. À certains endroits, les voies provisoires longent des excavations profondes et des caniveaux à ciel ouvert. Le dénivelé entre la chaussée et les zones en travaux peut atteindre un mètre.
Dans ces conditions, un simple écart de conduite ou une tentative de dépassement peut rapidement tourner au drame. Dieu sait combien les usagers de la RN2 sont friands de dépassement maladroits. Il suffit qu’un conducteur soit pressé ou qu’un véhicule se déporte légèrement pour que l’accident arrive.
La nuit, le danger est encore plus grand
Lorsque la nuit tombe, la situation devient préoccupante avec l’absence d’éclairage sur les sections en chantier. Sans lumière suffisante, les fossés et les changements de voie deviennent difficiles à distinguer. Les conducteurs découvrent parfois les obstacles au dernier moment, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner.
Le manque de panneaux et de dispositifs réfléchissants pour guider les usagers. Esther à noter aussi. Les zones dangereuses ne sont pas suffisamment signalées, surtout la nuit. Certains véhicules se retrouvent donc coincés ou finissent leur course dans les caniveaux bordant la route.
Le dernier accident signalé par des témoins se serait produit le lundi 3 août 2026 aux environs de 19 h 30, près de la pharmacie Élite.
L’incivisme aggrave les risques
Si les conditions du chantier posent problème, les comportements de certains usagers contribuent également à l’insécurité. Dépassements dangereux, circulation à contresens, vitesse excessive et non-respect des indications compliquent davantage la situation. Les tensions sont fréquentes entre conducteurs et les injures remplacent parfois le dialogue lorsqu’un usager tente de dénoncer un comportement dangereux.
Personne ne conteste l’utilité de l’élargissement de la RN2. Une fois achevés, ces travaux devraient améliorer la mobilité des personnes et des marchandises et soutenir le développement économique.
Mais nous lançons un appel aux entreprises en charge du chantier pour plus d’éclairage, une meilleure signalisation et des mesures de protection autour des zones les plus dangereuses. Ce sont des vies humaines qui empruntent chaque jour cette route. Et aucun chantier, aussi important soit-il, ne devrait transformer un simple trajet en pari sur sa propre vie.
CANA

