LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “« Kulg san golm, bi yimbg toun n’golm » ou littéralement « si le cours d’eau change d’itinéraire, le caïman est obligé de le suivre » (proverbe mooré)” 

Burkina - Nations Unies : Le bureau des droits de l’Homme annonce une probable fermeture après la suspension de ses activités

Publié le mercredi 1er juillet 2026 à 23h03min

PARTAGER :                          
Burkina - Nations Unies : Le bureau des droits de l’Homme annonce une probable fermeture après la suspension de ses activités

Le Coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso,Maurice Azonnankpo , a été reçu le 30 juin 2026 par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Selon la Direction de la communication du ministère qui rapporte l’information, les échanges ont essentiellement porté sur les conséquences de la suspension des activités du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) au Burkina Faso. Cette rencontre intervient après la décision prise par le gouvernement burkinabè en avril 2026, de suspendre les activités du bureau du HCDH. Cette mesure faisait suite à des déclarations du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, accusant l’État burkinabè de restreindre l’espace civique.

‎Au cours de l’audience, Maurice Azonnankpo a informé les autorités burkinabè de l’intention de l’organisation d’appliquer les dispositions de l’accord de siège qui prévoit la fermeture des bureaux en cas de suspension prolongée de leurs activités. Avant cette étape de fermeture qui devrait s’étaler sur une période de six mois, le système des Nations Unies a sollicité la désignation d’un point focal national chargé d’accompagner le processus. Les représentants des Nations Unies ont également exprimé le souhait de voir s’ouvrir un nouveau cadre de dialogue entre les deux parties afin de définir de nouvelles modalités de coopération fondées sur des intérêts partagés.

‎Pour le ministre des Affaires étrangères, cette situation doit conduire les organisations internationales à adopter une approche davantage respectueuse des engagements convenus et de la souveraineté des États. Selon lui, la position du gouvernement burkinabè vise à rappeler l’importance du respect mutuel dans les relations de partenariat.


‎Tout en prenant acte de la perspective de fermeture du bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme ainsi que de la demande de nomination d’un point focal, Karamoko Jean Marie Traoré a invité les organisations internationales à une nouvelle approche de coopération fondée sur le respect mutuel.


www.lefaso.net
‎Source : DCRP/MAE

PARTAGER :                              

Vos réactions (9)

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique