Burkina : Environ 700 bénéficiaires touchés par la phase pilote du projet de renforcement des capacités des jeunes à travers des activités génératrices de revenus
Débutée en avril 2026, la phase pilote du projet de renforcement des capacités des jeunes à travers des activités génératrices de revenus arrive à son terme. Les acteurs de mise en œuvre sont réunis ce 23 juin 2026 pour faire le bilan des activités menées. Le projet est porté par le Groupement d’intérêt public- Programme national pour le volontariat (GIP-PNVB), avec l’appui technique et financier de l’Agence japonaise pour la coopération internationale (JICA). La phase pilote du projet a permis de mobiliser 42 volontaires, dont 7 volontaires pour le baseball five, 15 volontaires pour l’approche 5S Kaizen et 20 volontaires pour les activités génératrices de revenus. Pour ce qui est des bénéficiaires, ce sont 615 femmes, dont 354 PDI, qui ont été touchées.
Le projet de renforcement des capacités des jeunes à travers des activités génératrices de revenus a pour objectif de contribuer à l’autonomisation socio-économique des Personnes déplacées internes (PDI) et des populations hôtes, à travers l’accompagnement de groupements de femmes dans le développement d’activités productives et génératrices de revenus. Il a été mis en œuvre dans les régions du Kadiogo, de Oubri et des Koulsé.
L’atelier bilan qui a lieu ce jour va permettre d’analyser les résultats obtenus sur les différents sites d’intervention ; de recueillir les témoignages des bénéficiaires et les expériences vécues par les volontaires ; d’identifier les contraintes rencontrées sur le terrain et de formuler des recommandations pour améliorer l’efficacité des futures interventions. À en croire le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, ce sont 20 volontaires nationaux qui ont été mobilisés et déployés dans plusieurs communes de la région du Kadiogo (Ouagadougou, Saaba, Komsilga, Komki-Ipala, Pabré, Tanghin-Dassouri, Koubri). « Durant deux mois, ces jeunes volontaires ont accompagné les bénéficiaires dans différents métiers porteurs tels que la confection du tissu Kôkô-donda, le tissage du Faso Danfani, la fabrication du savon liquide, du savon en barre et du savon en boule », a-t-il ajouté.
En somme, ce sont 42 volontaires qui se sont investis dans la mise en œuvre du projet, dont 7 volontaires pour une compétition intercommunale de baseball five en vue de favoriser la cohésion sociale, 15 volontaires pour l’approche 5S Kaizen (pratique organisationnelle qui permet aux initiés d’améliorer leur cadre de vie et de travail) et 20 volontaires pour les activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont au nombre de 615 femmes, dont 354 PDI.
Pauline Nana est la présidente de l’association de soutien aux enfants et femmes vulnérables dans la commune de Saaba. Son association a bénéficié d’une formation en saponification et en tissage. « Cette formation a été d’un grand apport pour nos membres. Ce sont au total 16 femmes qui ont été formées et nous envisageons déjà de former à notre tour d’autres femmes. La liste ouverte atteint déjà plus de 60 inscrits », a-t-elle confié.
En termes d’acquis, le directeur général du GIP-PNVB estime que le projet a permis de démontrer la pertinence du volontariat national comme mécanisme efficace d’accompagnement communautaire et de transfert de compétences techniques et organisationnelles au profit des bénéficiaires. Aussi, il a été l’occasion pour de nombreuses femmes vulnérables d’acquérir ou de renforcer des compétences productives susceptibles d’améliorer leurs revenus ainsi que les conditions de vie de leurs ménages.
La représentante du représentant de la JICA au Burkina, Mayumi Ueda, a exprimé toute sa satisfaction quant aux résultats engrangés par le projet, tout en encourageant la poursuite des efforts d’évaluation et de consolidation des acquis. Elle n’a pas manqué de féliciter le GIP-PNVB pour le travail de coordination accompli avec l’ensemble des partenaires impliqués dans la mise en œuvre de ce projet ainsi que les volontaires nationaux pour leur engagement au profit des communautés.
Il est envisagé l’extension de ce modèle d’intervention à d’autres localités du pays, notamment dans les zones accueillant un nombre n’important de personnes déplacées internes et de populations hôtes.
Armelle Ouédraogo
Crédit photo : Bonaventure Paré
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