Réforme du code du travail : Le ministre des serviteurs du peuple face aux députés de l’ALP
Le ministre des serviteurs du peuple, Mathias Traoré, est face aux députés de l’Assemblée législative du peuple, ce mercredi 6 mai 2026. Avec lui, il est question de l’adoption du nouveau code du travail au Burkina Faso, en remplacement de celui de 2008. Du rapport de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), on lit que ce texte vient prendre en compte les évolutions du monde du travail.
"L’Assemblée nationale a adopté, le 13 mai 2008, la loi n°028-2008/AN portant code du travail au Burkina Faso. L’adoption de cette nouvelle loi visait à améliorer les indicateurs du climat des affaires, prendre en compte les évolutions du monde du travail, attirer les investisseurs dans notre pays et booster la croissance économique." Tel est le constat relevé par la CAGIDH, dans les premières lignes de son rapport, lu en début d’audience, ce mercredi 6 mai 2026.
Toutefois, les récriminations de ce texte n’ont cessé au lendemain de son adoption. Les critiques à ce propos tenaient aux points suivants : "le renouvellement illimité du contrat de travail à durée déterminée ; I’insuffisance de l’encadrement du travail temporaire ; la protection insuffisante des représentants du personnel ; le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement du travailleur ; la restriction du droit de grève."
En portant un projet de loi portant code du travail devant les députés, ce mercredi 6 mai 2026, le ministre Mathias Traoré entend se doter d’un instrument juridique favorisant la création d’emplois, la valorisation du capital humain et la compétitivité des entreprises pour la promotion du travail décent. "De façon spécifique, cette relecture vise à : assurer un équilibre entre les intérêts économiques, sociaux et politiques des travailleurs, des employeurs et de l’Etat ; renforcer la négociation collective", clarifie le rapport de la commission.
Outre cela, le nouveau texte devra permettre, toujours selon les dires du ministre des serviteurs du peuple, rapportés dans le rapport de la CAGIDH, de disposer d’un code du travail plus favorable à l’instauration d’un climat social serein, gage d’une amélioration de la productivité. Il permettra en sus de se doter d’un instrument juridique en phase avec les différentes mutations sociales et économiques. Enfin, il favorisera la garantie de l’amélioration de la protection des travailleurs."
Erwan Compaoré
Lefaso.net

