Tir à l’arc à la SNC 2026 : Les jeunes et les dames ouvrent le bal à Bobo-Dioulasso
La compétition de tir à l’arc de la 22e édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC) a officiellement démarré ce mercredi 29 avril 2026 au Stade Wobi de Bobo-Dioulasso, avec les épreuves réservées aux jeunes garçons et filles ainsi qu’aux dames. Cette première journée, marquée par des performances encourageantes, s’est déroulée en présence du gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro.
Positionnés à 15 mètres de la cible, les jeunes archers ont rivalisé d’adresse et de concentration, certains franchissant la barre des 30 points sur un total de 60 possibles. Les dames, engagées sur une distance de 20 mètres, ont également affiché un niveau compétitif notable. Chaque participant disposait de six flèches, avec un maximum de 10 points par tir. Selon le responsable technique de la compétition, Dr Gouriyamba Ouédraogo, ces résultats traduisent une progression sensible du niveau global par rapport aux éditions précédentes.
Au total, 36 archers ont pris part à cette journée inaugurale. Selon Dr Gouriyamba Ouédraogo, contrairement à certaines disciplines, le tir à l’arc à la SNC ne prévoit pas de finale distincte. Les performances enregistrées lors des éliminatoires servent directement de base au classement final.
Le Djôrô confirme son statut de favori
Les premières tendances confirment la domination de la région du Djôrô, déjà victorieuse lors des éditions 2023 et 2024. Le président de la Fédération burkinabè de tir à l’arc, Basile Konaté, s’est félicité de cette dynamique, soulignant le rôle moteur de cette région dans l’élévation du niveau national. Une analyse partagée par Jean Philippe Hien, encadreur et président de l’Association pour la promotion du tir à l’arc dans le Poni, dont la délégation, forte de 23 archers, ambitionne de s’imposer à nouveau.
Une discipline en quête de structuration
Au-delà des résultats sportifs, cette compétition met en exergue les défis auxquels fait face le tir à l’arc au Burkina Faso. Créée en 2023, la Fédération burkinabè de tir à l’arc poursuit son processus de structuration, confrontée à un déficit de ressources pour la formation des encadreurs, des arbitres et des athlètes, ainsi que pour l’équipement des clubs.
Toutes les régions du pays ne sont pas encore représentées, selon Jean Philippe Hien qui déplore notamment le manque de moyens matériels et financiers qui limite l’expression du potentiel de nombreux archers. Il appelle à un engagement accru des autorités et des partenaires pour soutenir ce sport à forte valeur culturelle.
Une relève prometteuse
Présent à cette ouverture, le gouverneur Siaka Barro a salué la qualité des prestations. Il a exprimé sa satisfaction quant à la relève assurée et a encouragé les participants à persévérer. Réaffirmant son attachement à la promotion des valeurs culturelles, il a assuré du soutien des autorités régionales au développement du tir à l’arc traditionnel, en cohérence avec la vision de valorisation du patrimoine culturel burkinabè impulsée par le capitaine Ibrahim Traoré.
La compétition se poursuivra le jeudi 30 avril avec l’entrée en lice des adultes hommes, au nombre de 37 compétiteurs. La suite de la compétition dira si le Djôrô parviendra à maintenir son hégémonie. Les résultats officiels seront proclamés à l’issue des épreuves par le président du jury à la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso.
Fredo Bassolé
Lefaso.net




