Musique : Tché-Yèrô offre un clip, un opus et un concert à ses fans
Tché-Yèrô, plus connue sous le pseudonyme de « La reine du Ganda », était face à un public venu des quatre coins de la ville de Ouagadougou, ce samedi 18 avril 2026, pour un concert live baptisé « Le mythe du Ganda ». L’artiste a profité de ce rendez-vous pour présenter aux mélomanes un nouveau clip et un titre dénommé « Tin Teou » (la Patrie, en langue dagara).
« La reine du Ganda » a débuté la musique depuis toute petite. « Ma mère chantait dans les mariages et autres événements. Je la suivais constamment. C’est ainsi que j’ai appris à chanter. J’ai aussi fait la chorale diaspora dagara à Bobo-Dioulasso. En 2017, j’ai sorti mon tout premier album. Aujourd’hui, j’en suis à mon troisième », a-t-elle expliqué.
Adulte, elle a décidé d’en faire son métier. Ce samedi 18 avril 2026, l’artiste s’est produite en live pour la toute première fois, à travers un concert dénommé « Le mythe du Ganda ». Un moment de communion sincère avec son public, rythmé par des pas de danse énergiques, le tout dans une ambiance électrique.
Ce concert a été l’occasion de présenter son nouveau titre dénommé « Tin Teou » (la Patrie, en langue dagara). « À travers ce titre, je lance un appel à l’union des Burkinabè autour de notre Président. Il est là pour notre bien. L’objectif est que l’on en finisse avec cette guerre », a détaillé l’artiste. Outre ce single, elle a aussi dédicacé un clip intitulé « Man » (la mer, en dagara), en hommage à sa famille d’appartenance.
« Elle dompte la scène, captive le public »
Par ce show offert aux mélomanes, Tché-Yèrô veut toucher un public plus grand. « C’est juste un aperçu de ce que je sais faire que j’ai donné au public. Je souhaite le soutien de tous et toutes pour grandir encore et encore », a-t-elle lancé.
Au rang de ses premiers soutiens, Séraphine Milogo, marraine de la cérémonie. « C’est une artiste qui parle avec douceur, donnant l’impression d’être timide et réservée. Mais lorsqu’elle monte sur scène, la magie s’opère », a fait remarquer la marraine.
Puis de poursuivre : « Elle dompte la scène, captive le public et transmet avec émotion notre culture. Elle est honnête et sincère ; en digne fille dagara, directe et franche. Ce soir, nous ne célébrons pas qu’un talent, mais une mémoire, l’abnégation au travail. »
En plus de la marraine, Tché-Yèrô a remercié ses collègues artistes Afou Traoré, Maï Lingani, Bil Aka Kora et Eugène Kounker, qui ont partagé ce moment à ses côtés.
« C’est une artiste confirmée, qui nous a fait vibrer ce soir, dans la culture burkinabè, principalement dagara. Elle a une voix exquise. Elle a démontré ses qualités d’artiste avec des accoutrements dignes de ce nom. Nous avons apprécié le show. Ce type d’initiative qu’elle offre à ses fans est à perpétuer encore et encore », a apprécié Denis Hien, un fan de l’artiste, issu du même village qu’elle, Dissin.
Erwan Compaoré
Lefaso.net






