Grand banditisme : "J’ai juste senti quelqu’un me taper dans le dos, me gifler puis me serrer les colles", une victime
Dans son récit, Lazare explique que cette opération de nuit était sa toute première ; qu’il n’a pas l’habitude de commettre de tels actes et travaille même dans une quincaillerie pour subvenir à ses besoins ; que la moto utilisée pour les vols était la sienne ; que l’idée était celle de son binôme qui, jusque là, a disparu de la circulation ; que les victimes ce soir là étaient au nombre de trois : celles présentes à l’audience.
Il présentera à nouveau ses excuses au Tribunal tout en promettant de ne plus s’adonner à de tels dérives. Avant que la parole ne soit donnée au ministère public, les trois victimes qu’ils ont dépouillées se sont présentées à la barre. Chacune a expliqué en long et en large, comment elle a été accostée par l’accusé et son binôme, avant d’être dépossédée de tout ce qu’elles avaient sur elles.
A la barre, s’avancera la première victime. Un jeune homme qui explique avoir été dépouillé de ses biens pendant le mois du Ramadan, aux environs de 4h du matin. "J’avais mis des air pods. Je n’ai pas su quand ils sont arrivés. J’ai juste senti quelqu’un me taper dans le dos, me gifler puis me serrer les colles. Tout s’est passé tellement vite. L’accusé ici présent a posé une machette sur mon épaule, et m’a dit de lui remettre tout ce que j’avais sur moi", a-t-il relaté.
"Quand je lui ai remis ce que j’avais, celui qui l’avait remorqué l’attendait devant avec une moto. Il est allé lui remettre le butin. Ce dernier lui a dit que mon téléphone était un I Phone 13 ; qu’il devrait me donner un coup de machette. Quand j’ai entendu cela, j’ai crié au voleur ! Celui qui était en moto a pris la fuite. L’accusé ici présent a tenté de s’échapper, mais les gens l’ont rattrapé" a-t-il détaillé.
En plus de mon téléphone qui coûte 300.000 francs CFA, ils m’ont pris la somme de 63 000 francs CFA.
Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

