33e édition du Championnat national de lutte : Kevin Mossé et Rihanatou Diallo sacrés à nouveau roi et reine des arènes
Kevin Mossé et Rihanatou Diallo confirment leur suprématie. Comme lors de la 32e édition, ils ont été sacrés respectivement roi et reine des arènes à l’issue de la 33e édition du Championnat national de lutte traditionnelle. La finale s’est tenue le samedi 4 avril 2026 à l’hippodrome de Nonsin, à Ouagadougou.
Opposé à Étienne Koni Diallo surnommé « le Renard de Koayo », Kevin Mossé dit « l’Étalon déchaîné » s’est imposé avec autorité. Il a dominé son adversaire sans grande difficulté, confirmant ainsi son statut de référence nationale dans l’arène au Burkina Faso.
Chez les dames, Rihanatou Diallo a également brillé en venant à bout d’Émilie Tassembédo. Elle conserve ainsi sa couronne de reine des arènes, signant elle aussi un deuxième sacre consécutif.
Durant trois jours de compétition, du 2 au 4 avril 2026, 142 lutteurs venus de différentes régions du Burkina Faso se sont affrontés dans l’arène. Les participants étaient issus des quatre zones de lutte : zone A (Bankui/Sourou), zone B (Nando), zone C (Guiriko) et zone D (Kadiogo).
Au total, 274 combats ont été disputés durant les trois jours, offrant au public des affrontements intenses et spectaculaires dans les catégories de 66, 76, 86 et 86 kg et plus.
En termes de récompense, les deux champions ont chacun reçu, à l’issue de la compétition, un trophée ainsi qu’une enveloppe financière. La zone A repart avec le plus grand nombre de médailles en individuel et avec la médaille d’or par équipe.
L’innovation de cette 33e édition est l’introduction de la première édition du « village lutte », qui a connu la participation de 22 lutteurs venus des quatre zones du Burkina Faso. La particularité de cette compétition est qu’elle se tenait les nuits comme au village. Hervé Ki dit « le loup de Koin » a été sacré vainqueur du « village lutte », et repart avec une moto et une enveloppe financière.
Débutée le 2 avril 2026, cette édition s’est tenue sous le thème : « La lutte traditionnelle au cœur de la dynamique nationale de cohésion sociale, de résilience collective et de reconstruction du Burkina Faso ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre en charge des Sports, Annick Pikbougoum, et son homologue en charge de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara.
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Serge Ika KI
Lefaso.net
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