Côte d’Ivoire : Le MASA s’ouvre sous le signe des arts du spectacle en Afrique
La quatorzième édition du Marché des arts et du spectacle d’Abidjan (MASA) a ouvert ses portes ce samedi dans la capitale économique ivoirienne. Depuis plus d’une décennie, cet événement dédié aux arts et à la culture africains rassemble des artistes et des professionnels venus de divers horizons. Pour le lancement de la quatorzième édition, Lefaso.net était à Treichville, reportage.
Tambours, chorégraphies et sonorités musicales : tout un cocktail de performances artistiques a marqué le lancement de cette semaine dédiée aux arts vivants africains.
Au Masa, l’Art sert aussi à tisser des liens diplomatiques. Cette année, deux nations ont été mises à l’honneur : Le Brésil et le royaume du Maroc. Un honneur dont s’est réjouie Margareth Menezes, ministre brésilienne de la Culture, qui espère de cette collaboration un développement des relations diplomatiques entre les deux pays.
Devant le parterre de personnalités et l’excitation de la foule, la délégation brésilienne a offert une interprétation de la capoeira, danse historique de combat inscrite dans le patrimoine culturel du pays. De même, la délégation chérifienne a aussi gratifié la foule du son dansant de ses tambours traditionnels.
Cette année, la programmation du MASA prévoit 1200 artistes, 130 troupes, 300 professionnels et 300 spectacles en provenance d’une cinquantaine de pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe dans sept disciplines que sont les arts du cirque et de la marionnette, le conte, la danse, l’humour, la musique, le slam et le théâtre.
Pour Abdramane Kamaté, directeur général du MASA, un défi majeur de cette édition est de « structurer durablement les industries culturelles créatives et faire du MASA un cadre stratégique incontournable ».
L’objectif est de « proposer une programmation d’excellence avec une sélection exigeante et un accompagnement renforcé des artistes tant ivoiriens qu’africains », glisse-t-il.
Une édition innovante
Comme l’a souligné Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, « la priorité donnée à cette édition est de former, de professionnaliser, et transmettre aux plus jeunes des outils nécessaires pour investir l’espace numérique avec la même exigence que la scène elle-même ». Dans cette dynamique, le MASA se déploie avec de nouvelles activités, notamment un concours de créateurs de contenus, afin de permettre aux jeunes de raconter l’évènement autrement.
Jusqu’au 18 avril, Abidjan va vivre au rythme des arts vivants, imposant encore une fois de plus sa place de capitale culturelle africaine.
Samira Ouédraogo
Correspondante à Abidjan
Lefaso.net




