Justice : Il tue son neveu pour se venger de son frère qu’il juge à l’origine de sa séparation d’avec sa concubine
Timbila Mohamed (nom d’emprunt) a comparu devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga 2, ce jeudi 9 avril 2026. On lui reproche des faits d’assassinat d’un enfant de quatre ans, lequel est son neveu. Les faits se sont déroulés depuis 2010. La première partie de l’audience a été consacrée à l’audition de l’accusé et de son frère, qui n’est rien d’autre que le père de la victime.
La session extraordinaire des audiences de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga 2 se poursuit ce jeudi 9 avril 2026.
Au rôle de ce jour, un dossier sur des faits d’assassinat. Appelé à la barre, c’est avec des pas hésitants que l’accusé s’avancera, pour se prêter aux questions du Tribunal et du ministère public. Sa victime qui est son neveu , avait 4 ans au moment des faits.
A la question de savoir s’il reconnaît les faits, l’accusé ne tergiverse pas dans ses réponses. Il répondra par l’affirmative. La raison d’une telle infamie ?
Ce dernier dit en vouloir à son frère aîné qui, dit-il : est à l’origine de sa séparation d’avec sa concubine. Ne pouvant s’en prendre à celui-ci, il dit avoir décidé de se venger en lui arrachant l’enfant qu’il aimait le plus.
La victime a, dans un premier temps, reçu un violent coup de couteau au niveau de la tête. Malgré la coulée abondante de sang, l’accusé soutient s’être rendu compte qu’il n’était pas encore mort.
Il reviendra alors sur ses pas, pour lui donner un coup de poignard au niveau du ventre, lequel était si profond qu’il provoquera la sortie des intestins de la cavité abdominale. Toutes les images y afférentes ont été versées au dossier.
Appelé à la barre, le père de la victime dit reconnaître l’accusé. Il s’agit de son frère. Il dit n’avoir pas compris son acte car, ayant grandi à ses côtés.
"C’est moi qui l’ai inscrit à l’école. C’est moi qui me suis occupé de lui. Je ne savais pas qu’il m’en voulait, au point d’attenter à la vie de mon fils", a-t-il laissé entendre. A la question de savoir si son frère jouissait de toutes ses facultés mentales, il répondra par la négative.
Cela a d’ailleurs été constaté dans certaines réponses de l’accusé qui étaient totalement sans queue ni tête.
Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

