Burkina/Santé : L’association Kamy outille une quarantaine de femmes pour l’élimination du paludisme
L’association Kamy a organisé, ce mercredi 08 avril 2026 à Ouagadougou, un atelier d’information et d’engagement des leaders d’organisations féminines sur la lutte contre le paludisme.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative « Voix essentiELLES – Femmes et paludisme », qui vise à renforcer le leadership des femmes ainsi que leur participation active dans les stratégies d’élimination de la maladie.
Selon la présidente de l’association Kamy, Céline Kam, cette initiative répond à l’ambition de mettre fin au paludisme qui touche plus les femmes et enfants.
« Nous avons remarqué que la première cause de consultation est le paludisme et très souvent c’est une maladie qui touche le plus les femmes et les enfants. C’est au vu de cela que nous avons voulu initier cet atelier pour impliquer davantage les femmes leaders d’association qui agissent dans leur communauté afin qu’elles puissent s’engager fortement dans la lutte contre le paludisme », a expliqué la présidente de l’association Kamy, Céline Kam.
Portée par Speak Up Africa et financée par le Fonds pour l’égalité des genres, cette initiative met l’accent sur l’implication des femmes dans la gouvernance, les actions communautaires et le plaidoyer en matière de santé publique.
L’atelier, organisé sur une journée, a réuni une quarantaine de leaders d’associations avec pour objectif principal de les informer sur l’état des lieux du paludisme au Burkina Faso, tout en renforçant leur engagement dans la lutte pour son élimination.
Intervenant au nom du district sanitaire de Boulmiougou, le chef du service de la planification du suivi et de l’évaluation, Émile Roger Sawadogo, a salué cette initiative qu’il a qualifiée de louable. À l’entendre, cet atelier contribuera à consolider les acquis enregistrés ces dernières années. Il a notamment évoqué la baisse des cas grâce aux efforts conjoints des autorités sanitaires, à la lutte contre les gîtes larvaires ainsi qu’à l’introduction de la vaccination à l’échelle nationale depuis 2024. Il a, par ailleurs, appelé à un engagement accru des femmes pour maintenir ces acquis et intensifier les actions de sensibilisation en vue d’atteindre l’objectif d’élimination du paludisme à l’horizon 2030.
Afin d’atteindre ses objectifs, les travaux de l’atelier ont été structurés autour de deux communications portant sur l’état des lieux du paludisme et les défis spécifiques auxquels font face les femmes, suivies de travaux en groupes thématiques et de recommandations.
À l’issue des travaux, les organisateurs souhaitent que les engagements pris lors de l’atelier permettent de renforcer et d’optimiser les actions, en vue d’une lutte concertée et plus efficace contre le paludisme au sein des communautés.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net


