Burkina/Culture : les « Colombes de la révolution » et les « Petits chanteurs aux poings levés » font leur retour
Les Colombes de la révolution et les Petits chanteurs aux poings levés, figures emblématiques de la Révolution démocratique et populaire (RDP) du capitaine Thomas Sankara, signent leur retour sur scène sous la Révolution progressiste populaire (RPP) portée par le capitaine Ibrahim Traoré. Les deux groupes ont presté à l’occasion de la cérémonie de dédicace de l’album « Voix du passé-voie du futur », vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou, en présence de membres du gouvernement, dont les ministres en charge de la Culture et de la Famille.
Composé de treize jeunes filles, le groupe des Colombes de la Révolution a effectué sa première sortie au Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (Cenasa), devant un public enthousiaste. À sa suite, les Petits chanteurs aux poings levés ont enflammé la salle, ravivant les souvenirs d’une époque marquante de l’histoire du Burkina Faso.
À l’issue des prestations, le ministre de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a souligné la portée symbolique de ce retour. « Ce n’est pas simplement un retour sur scène, mais la preuve que la Révolution progressiste populaire n’est pas une rupture avec la Révolution d’août 1983, mais une continuité. Redonner vie à ces colombes, c’est convoquer l’esprit lumineux de Sankara pour éclairer les sentiers de nos luttes actuelles », a-t-il confié.
« Voix du passé – voie du futur », une œuvre de transmission
Piloté par le Cenasa, l’album « Voix du passé - voie du futur » rassemble douze grandes voix du patrimoine musical burkinabè issues de différentes régions du pays. Les artistes y interprètent des titres en langues nationales et en français, mettant en avant des valeurs telles que le patriotisme, l’intégrité, la cohésion sociale, la solidarité et l’engagement citoyen.
Selon le directeur général du Cenasa, Abraham Wêzéna Abassagué, l’album comprend treize œuvres, dont douze titres individuels et une œuvre collective. « Ce n’est pas simplement un album, c’est une œuvre de transmission, de conscience et d’engagement », a-t-il affirmé, invitant les Burkinabè à se procurer l’album disponible sur clé USB au prix de 5 000 francs CFA.
Un appel à l’appropriation par la jeunesse
Le ministre de la Culture a abondé dans le même sens, appelant les populations à s’approprier cette œuvre. Pour lui, l’album n’est pas « un simple écho nostalgique », mais une boussole pour le présent et l’avenir.
Marraine de la cérémonie, la ministre en charge de la Famille, Pélagie Kaboré, a salué la sortie de l’album, estimant qu’il retrace « l’histoire d’un peuple debout et résilient ». Elle a exprimé le vœu qu’il inspire la jeunesse burkinabè.
L’album réunit plusieurs artistes de renom, parmi lesquels Abdoulaye Cissé, Ki Boussi Zerbo, Amity Meria, Zéphirin Hein, Amadou Dicko, Zemba Souley, Idak Bassavé, Lobo Dicko, Bakary Dembélé, Zaksoba, Marie Gayeri et Camille Bazié.
Serge Ika Ki
Lefaso.net



