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Grand prix de poésie Thomas-Sankara : Drissa Zerbo, lauréat de la 7e édition

Publié le dimanche 22 mars 2026 à 21h35min

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Grand prix de poésie Thomas-Sankara : Drissa Zerbo, lauréat de la 7e édition

Avec son œuvre poétique intitulée « L’Éveil des plaines », Drissa Zerbo remporte le premier prix de la 7ᵉ édition du Grand prix de poésie Thomas-Sankara. La cérémonie de proclamation des résultats s’est déroulée dans la nuit du 21 mars 2026, à Ouagadougou.

Avec un total de 146 points sur 180, Drissa Zerbo a su se démarquer par sa plume. En effet, le jury a reconnu dans son poème la force d’un texte qui ne se contente pas d’émouvoir mais qui éclaire, avertit et relève. Il repart ainsi avec un téléphone Samsung Galaxy et une enveloppe financière de 100 000 F CFA.

La 7ᵉ édition du Grand prix de poésie Thomas-Sankara était placée sous le thème « Debout maintenant ». La compétition a opposé plusieurs candidats issus de divers pays, notamment du Burkina Faso, du Mali, du Niger, de la République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, de Madagascar ainsi que de la Côte d’Ivoire. Cette année, 86 œuvres ont été réceptionnées par le comité d’organisation, parmi lesquelles 69 œuvres poétiques. À l’issue de la compétition, douze lauréats ont été primés. Ils ont reçu les félicitations du jury, des attestations et des gadgets.

Drissa Zerbo, lauréat du Grand Prix de poésie Thomas-Sankara, confie qu’il va désormais consacrer du temps à l’écriture.

Tout en exprimant sa joie, le lauréat confie avoir été inspiré par le thème choisi. « C’est un honneur pour moi de recevoir ce prix. Le thème m’a vraiment inspiré. Mais au-delà de cela, les événements qui se sont déroulés en début d’année ont aussi contribué à ce résultat », a-t-il déclaré.

L’Éveil des plaines, selon son auteur, est un poème qui parle des dirigeants de l’AES en général et du Burkina Faso en particulier. Topographe de formation, Drissa Zerbo indique également qu’il va désormais accorder du temps à l’écriture, car la poésie intervient comme une seconde passion.

Organisée par Afrique Wilila, cette édition vise à contribuer à la dynamisation de la chaîne du livre au Burkina Faso et en Afrique. Et de manière spécifique, à promouvoir la lecture, l’écriture et l’édition, mais aussi à offrir des cadres de formation aux jeunes. Cet événement incontournable de la culture a réuni les acteurs de l’univers culturel, des élèves et étudiants, des passionnés et amoureux de la lecture.

La présidente du comité d’organisation, Noëlie Dao/Hien, invite les lauréats à continuer à lire et à écrire.

Pour la présidente du comité d’organisation, Noëllie Dao/Hien, le but est d’amener la jeunesse à l’écriture (car il n’y a pas assez de cadres dans ce domaine) mais aussi de célébrer la Journée mondiale de la poésie qui a lieu chaque 21 mars. Noëllie Dao/Hien a aussi souligné que l’appel à candidatures a été lancé à partir du 21 mars 2025 et les textes ont été reçus par mail, compte tenu de la renommée internationale de l’événement. Le thème a été donné en ligne ainsi que le règlement intérieur. Par ailleurs, les candidats devaient à tout prix produire des textes en lien avec le thème, tout en respectant les normes fixées.

La présidente se dit satisfaite de l’événement. Ainsi, elle invite les douze lauréats à continuer d’écrire et de lire. « Une personne qui lit beaucoup, qui écrit, est différente d’une personne qui ne lit pas. Continuons d’écrire, continuons de nous former, de participer à ce genre de concours, continuons de nous faire confiance. Et ensemble, nous allons faire briller la poésie et la littérature », a-t-elle lancé.

L’innovation majeure de cette édition a été l’art vestimentaire. L’événement a donc été marqué par un défilé de mode du créateur Yacou Design. Au cours de la cérémonie, des attestations de reconnaissance ont été remises aux membres du jury.

« La culture est le socle de notre identité. Elle est la base de notre souveraineté, le moteur de notre résilience », affirme le ministre en charge de la Culture, dans son discours lu par son représentant.

Patron de la cérémonie, le ministre en charge de la Culture, par la voix de son représentant, a déclaré que dans ce contexte de Révolution progressiste et populaire, la poésie est une nécessité. Pour lui, la poésie est une voix intérieure qui éveille les consciences, questionne les injustices, mobilise les énergies et éclaire le chemin de la transformation sociale. « La poésie est une arme de communication redoutable qui touche les cœurs, libère et élève les consciences. En donnant le nom de Thomas Sankara à ce prix, les organisateurs ont fait un choix fort, car le président Sankara était effectivement un homme de parole, une parole claire, courageuse, sans compromis, qui dénonçait, mobilisait et transformait », a confié le ministre de la Culture dans son discours lu par Sabari Christian Dao, directeur général du Musée national.

À l’entendre, le thème de cette année est interpellateur. Il s’agit d’un appel exhortant la jeunesse burkinabè à défendre sa souveraineté, à valoriser son identité culturelle et à écrire sa propre histoire, en utilisant les mots comme des outils de conscientisation, de lutte et de transformation sociale.

Muriel Dominique Ouédraogo

Lefaso.net

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