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Assassinat de Viviane Compaoré : "Au moment où il commettait le crime, il était malade", Pr Kapouné Karfo, expert en psychiatrie

Publié le vendredi 13 mars 2026 à 23h07min

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Assassinat de Viviane Compaoré :

Après avoir écouté les témoins proches de la victimes et de l’accusé dans le cadre de cette affaire, c’est au tour du témoin expert de s’exprimer. Pr Kapouné Karfo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, dit avoir noté un délire de persécution. "Il se sent persécuté par la victime. Il y a aussi un délire d’intuition. Comment sait-il que c’est elle qui est à l’origine de ses échecs ? Il répond : "c’est elle seulement". Tout tourne autour du délire...

"Il y a aussi une certaine froideur affective et comportementale. On ne peut pas parler d’un décès avec une telle humeur. Vous avez pu remarquer que certaines fois, il ne manquait pas de sourire, un peu comme s’il se réjouissait de cela. Tout cela nous fait penser à la schizophrénie. Il ne sait pas qu’il est malade. Il pense que ce sont les autres qui sont malades", a-t-il analysé.

A la question de savoir si le malade doit être interné, l’expert répondra par l’affirmative. "... Il faut un pavillon spécial où ces types de personnes seront gardés. Il doit être interné mais je ne sais pas comment vous allez procéder. C’est peut-être mieux qu’il reste en détention pour qu’on aille le soigner là bas. Sinon, il doit être soigné", a-t-il répondu.

Par ailleurs, il dit regretter n’avoir pas eu beaucoup de temps pour aborder certains sujets, notamment celui de la consommation de la drogue ou des antécédents psychiatriques de sa mère. " Le canabis peut induire une schizophrénie. La consommation du cannabis peut aussi amener à la schizophrénie. Je ne peux cependant pas vous dire si c’est le canabis qui a provoqué la schizophrénie ou l’inverse", a-t-il avoué.

Par ailleurs, poursuit-il : " le malade mental n’est pas malade 24/24. Ce que nous avons observé, c’est une certaine ambivalence. Il aime la grand mère, mais il va faire ce qui n’est pas bien. Il y a eu aussi des réponses où il dit oui, et d’autres où il dit non. Il n’est pas constant dans certaines de ses déclarations. C’est cela l’ambivalence que nous avons relevée.

En conclusion, soutient-il : " au moment où il commettait le crime, il était malade. Cependant, est ce que son discernement était aboli, je dis non. Est ce qu’il était altéré, je dis oui... Il sait ce qu’il fait. Il est conscient de ce qu’il fait. Mais il le fait anormalement."

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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