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Assassinat de Viviane Compaoré : "Après l’enterrement, je n’ai plus cherché à voir mon fils", déclare le père de l’accusé

Publié le vendredi 13 mars 2026 à 15h08min

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Assassinat de Viviane Compaoré :

Après l’accusé et les témoins à la barre, la belle fille de la victime a comparu pour mieux éclairer la lanterne du Tribunal sur cette affaire. C’est elle qui a découvert le corps de l’ex ministre. Elle explique y être allée avec ses enfants en visite à leur grand mère.

"Quand je suis rentrée, je l’ai vue, couchée dans une marre de sang. J’ai alerté un voisin et c’est lui qui m’a fait savoir après qu’elle avait été égorgée. A la question de savoir si elle connait l’accusé, elle répondra par la negative. "Je ne l’ai jamais vu", a-t-elle précisé.

Pour ce qui est de son quotidien, sa belle fille explique que sa vie tournait autour de la maison, l’église et le social. " Le matin, elle va à l’église, revient, lis ses journaux, répond à ses messages et se repose. Les samedis et les dimanches, elle va à la catéchèse et à l’église", a-t-elle décrit.

Après elle, c’est le neveu de la victime qui comparaîtra. "Il dit connaître l’accusé seulement par les traits de visage. "Je connais son père et sa mère. Mais lui même, je ne le connais pas dans le fond et je ne sais pas si l’accusé lui-même me connait", a-t-il détaillé.

Après le neveu, c’est la dame de ménage de la victime qui s’est présentée à la barre. Elle explique qu’elle est arrivée chez la victime à 6h. Quelques temps après, sa patronne est revenue de la messe. Elle témoigne lui avoir ouvert la porte et être restée sur les lieux jusqu’aux environs de 18h, avant de rentrer chez elle.

Elle affirme par la suite, n’avoir rien constaté d’anormal, en tout cas, rien d’inhabituel. "Avez vous remarqué la présence de quelqu’un dans la maison ?", lui demandera le président. "Non. Je n’ai rien remarqué", a-t-elle répondu, soulignant qu’elle travaille six jours sur sept. "C’est seulement le dimanche que je ne travaille pas", a-t-elle declaré.

Elle soutient en outre n’avoir jamais vu l’accusé. "Je ne le connais pas", a-t-elle précisé. "Y a-t-il un gardien dans la cour ?", a poursuivi le président. "Non. C’est seulement, quand elle voulait voyager, qu’elle a pris un gardien. Sinon, il n’y a pas de gardien", a-t-elle affirmé, soulignant qu’il n’y a jamais eu de couteau dans la douche.

Après elle, c’est le père de laccusé, neveu de la victime (autrement, l’enfant de la petite soeur de la victime) qui a été entendu. Il déclare, en tout cas de ce qu’il sait, que son fils n’a jamais eu de problème avec la victime. "La victime m’a une fois dit que mon fils est venu chez elle, ramasser ses affaires". " La victime l’avait fait arrêter par les Koglweogos chez qui, il aurait passé une semaine", a-t-il précisé.

"Votre fils affirme que la victime est à l’origine de son échec dans la vie. Pensez-vous que cela est vrai ?", a questionné le Tribunal, au père de l’accusé. "Je ne pense pas que ce soit le cas... Je n’avais pas de problème avec la victime. Ce qui s’est passé m’a découragé... Après l’enterrement, je n’ai plus cherché à voir mon fils. Déjà que nous étions des déplacés internes, ce problème est venu s’ajouter", a-t-il laissé entendre.

Il affirme n’avoir jamais su que cette affaire de vol a fait l’objet de condamnation judiciaire ; qu’il a été en prison, et y a même séjourné pendant douze mois. "J’ai cherché à le voir pendant cette année, mais j’avais appris qu’il était dans les sites aurifères. Certains orpailleurs ont dit qu’ils l’avaient vu vers Kampti", a-t-il indiqué.

Toujours selon ses dires, aucun membre de sa famille (sa femme, son fils et lui-même) n’a de problème mental. " Quand il (l’accusé) était à Ouaga, on ne m’a jamais dit qu’il avait une maladie particulière. On ne m’a jamais dit qu’il fumait ou qu’il se droguait", a déclaré le père de laccusé.

Pourtant, l’accusé a soutenu que sa mère souffrait d’une maladie mentale. Confronté au fait, il soulignera que son père dit la vérité, mais que lui aussi dit la vérité. Idem pour ce qui est du fait qu’il déclare avoir tué la victime pour laver l’honneur de son père. En effet, son père soutient n’avoir pas été honni par la victime (qui est sa tante), mais son fils, lui, soutient mordicus que son père a été honni.

Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

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