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Affaire Viviane Compaoré : L’accusé déclare s’être rendu au domicile de la victime dans l’intention de lui donner la mort

Publié le vendredi 13 mars 2026 à 22h00min

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Affaire Viviane Compaoré :  L’accusé déclare s’être rendu au domicile de la victime dans l’intention de lui donner la mort

Après que le Tribunal ait vainement tenté de lui tirer les vers du nez, le parquet, lui, s’est attelé à lui poser des questions courtes, en reconstituant les faits que lui même lui avait racontés. Il reconnaît avoir quitté Tampouy dans la nuit et s’être rendu à Karpala, chez la victime.

A la question de savoir s’il a étranglé la victime, l’accusé répondra en ces termes : "je ne suis pas le premier à avoir étranglé quelqu’un. Il y a les commandos, les hindous." Il explique s’être incrusté chez elle, avoir pris deux couteaux dans sa douche, avant, dit-il : "de l’achever."

Par la suite, le procureur lui présentera les objets retrouvés chez lui au moment de son arrestation. Des vêtements, un téléphone, un sac d’ordinateur, une tablette, etc. A la question de savoir ce qu’il comptait faire avec la tablette, il répondra : "c’est pour naviguer". Avant que la salle n’éclate de rire.

Rappelons qu’avant chaque réponse, l’accusé commence d’abord par présenter ses excuses à la société de transport Aorema et frères (STAF). Notons que les images du corps sans vie de la victime ont été projetées dans la salle. "Qu’est-ce que ça vous dit ?", a demandé le procureur.

"Pardon" a-t-il répondu. "Vous savez qui c’est ?" a poursuivi le procureur. "C’est madame Compaoré", a-t-il reconnu. "C’est vous qui avez fait ça ?", a demandé le parquet. "Tout a fait" a-t-il affirmé, dans un état où il restait tantôt figé face aux images, tantôt souriant.

Après le ministère public, prendra la parole, le conseil de la victime. Aux questions de ce dernier, l’accusé répondra essentiellement par "STAF", avant de se taire. "Est ce que vous regrettez sincèrement ce que vous avez fait ?", a poursuivi le conseil de la victime. A cela, il répondra : "comment je vais regretter ?"

Après le conseil de la victime, c’est celui de l’accusé qui le questionnera. Il restera évasif dans ses réponses. En reprenant la parole, le president lui demandera s’il fume. "Oui", répondra-t-il. "Vous prenez la drogue ?", poursuivra le président. "Oui", affirme-t-il. "Régulièrement", enchaîne le président. "Oui", maintient-il.

Un des juges lui demandera par la suite, ce qu’il comptait faire en allant chez la victime. "Lui donner la mort", a-t-il affirmé. Mais qu’est-ce qu’elle a fait qui vous a énervé, au point de vouloir lui donner la mort ?", a-t-il ajouté. " Je trouve ici que moi je suis déçu, avec un grand degré de température comme ça", a-t-il répondu.

En donnant la parole au parquet, la question suivante lui fut adressée. " Est ce que tu regrettes ce que tu as fait ?" " Oui je regrette", a-t-il répondu. " Est ce que si c’était à refaire, tu allais le refaire ?", a-t-il poursuivi." Ce n’est pas bon", a-t-il reconnu. Tu penses qu’elle a eu ce qu’elle méritait ? a ajouté le procureur. "Je ne sais pas", a-t-il lâché, dans des avoeux ponctués de sourires.

" Est ce qu’il vous arrive de la voir en rêve ?", l’a questionné le procureur. " Elle n’ose pas", a-t-il répondu avec véhémence. Face à cette réponse, le conseil de la victime souhaitera du Tribunal qu’il le rappelle à l’ordre car, dit-il : " quand on tué quelqu’un, le minimum c’est d’avoir un peu de retenue". Le Tribunal lui, fera observer qu’il ne peut l’empêcher de s’exprimer.

"On peut ne pas être d’accord avec. Et c’est à vous d’en tenir compte et juger de la gravité de ce qu’il dit. Sinon, on ne peut l’empêcher de s’exprimer", a laissé entendre le Tribunal. Le parquet a souhaité que ces déclarations soient consignés car il en tiendra compte dans ses réquisitions.

Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

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