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Burkina Faso : La revue annuelle 2026 du cadre sectoriel Justice et droits humains lancée à Ouagadougou

Publié le mercredi 11 mars 2026 à 22h06min

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Burkina Faso : La revue annuelle 2026 du cadre sectoriel Justice et droits humains lancée à Ouagadougou

Ce mercredi 11 mars 2026, se tient la revue annuelle 2026 du cadre sectoriel de dialogue justice et droits humains. Il réunit les acteurs du ministère de la Justice, et se veut une instance de dialogue, mais aussi, un dispositif de pilotage et de suivi de la mise en œuvre du Plan RELANCE ; un cadre efficace pour le renforcement du dialogue entre acteurs d’un même secteur de planification en vue de garantir la redevabilité, la transparence dans les résultats engrangés et la gestion des ressources publiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la justice, Edasso Rodrigue Bayala.

« Les travaux de cette journée seront consacrés à l’examen des projets de rapport de performance sectorielle 2025 et du plan d’action sectoriel 2026-2028. De manière spécifique, il s’agira pour nous : d’examiner et de valider le bilan d’exécution des produits du CSD au titre de l’année 2025 ; d’examiner l’efficacité du financement du secteur de l’année 2025 ; d’examiner les difficultés liées à la réalisation de certaines activités et au fonctionnement du CSD ; d’examiner et de valider les cibles des extrants inscrits dans le Plan d’action sectoriel (PAS) du secteur pour la période 2026-2028 ; de recueillir des recommandations et suggestions en vue d’améliorer la mise en œuvre des actions et le fonctionnement du CSD », a décliné le ministre en charge de la justice.

Son discours a été en sus marquée par des félicitations à l’endroit des acteurs qui œuvrent nuit et jour pour l’atteinte des résultats que s’est fixé l’institution. « Je salue la performance du secteur qui se traduit par un taux d’exécution physique des produits de 91,44% contre 88,38% en 2024 et un taux d’exécution financière global de 81,12% contre 88,11% en 2024 », a-t-il laissé entendre à ce propos.

Des réalisations, il relève entre autres : « la réouverture du TGI de Nouna à son siège portant à cinq (05) le nombre de TGI réinstallés ; la création de 02 unités spéciales judiciaires dans les TGI de Ziniaré et de Nouna ; la création auprès de chaque TGI, d’un tribunal de travail pour rapprocher davantage la justice du justiciable dans la matière sociale ; le jugement de plus 8 000 dossiers dans le cadre de l’opération casiers vides ; le jugement de plus de 150 dossiers criminels en 2025, portant le nombre sur la période 2021 à 2025 à plus de 1 300 ; le jugement de 100 dossiers par le pôle anti-terro ; le jugement de près de 140 dossiers par les pôles et chambres ECOFI en 2025, portant le nombre à plus de 570 sur la période 2021-2025. »

Par ailleurs, on note la tenue des audiences des Hautes Cours ayant permis de rendre plus de 480 arrêts en 2025 et à plus de 3 300 sur la période 2021-2025 ; l’assistance judiciaire au profit de 1 870 personnes en 2025 portant le nombre à plus de 6 100 personnes sur la période 2021-2025 ; le développement et l’opérationnalisation en 2025 des plateformes e-permis-communiquer, e-actes-rccm, justice-pénale et « Justice SIRA » ; le recouvrement de plus de 5 milliards de FCFA au titre des avoirs saisis et confisqués ; le recouvrement de plus de 800 millions au titre des amendes pénales. A cela s’ajoutent des formations au profit de bon nombre d’acteurs, mais aussi, des productions céréalières, le traitement de certains conflits.

En image, les acteurs mobilisés pour la revue annuelle de l’année 2026

« On enregistre la production de plus de 350 tonnes de céréales en 2025 dans le cadre de l’intensification de la production pénitentiaire, portant la quantité totale à 649,08 tonnes de céréales produites sur la période 2021-2025 ; le placement de plus de 1 000 personnes au TIG en 2025 ; la formation de 849 FDS en droits humains et en DIH ; la sensibilisation de plus de 4 000 000 de personnes lors des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne ; le renforcement des capacités de plus de 3 200 membres des démembrements de l’ONAPREGECC en 2025 portant le nombre à plus de 9 700 sur la période 2021-2025 ; la sensibilisation de plus de 60 000 jeunes, femmes et responsables des mouvements et associations sur le civisme, la citoyenneté et l’extrémisme violent en 2025 ; le recrutement et le placement de plus de 52 000 volontaires sur les chantiers du développement ; le traitement de plus de 9 500 conflits individuels de travail en 2025 et plus de 32 000 sur la période 2021-2025 », a égrené Rodrigue Bayala.

En dépit de tous ces acquis, bon nombre de défis restent à relever. De ces derniers, on cite la réduction des durées moyennes de traitement des dossiers et de délivrance des actes ; l’apurement des stocks de dossiers en attente de jugement dans toutes les matières ; l’amélioration du fonctionnement des juridictions à travers leur renforcement en moyens humains, matériels et financiers ; le renforcement de l’application des mesures alternatives à l’emprisonnement ferme ; la poursuite de la digitalisation des procédures judiciaires ; la dynamisation des juridictions de proximité que sont les TD/TA ; le recouvrement optimal des amendes pénales et des créances de l’Etat ; l’amélioration du recouvrement et de la gestion des biens saisis ou confisqués ; le renforcement de la collaboration entre le gouvernement et les institutions parlementaires et non parlementaires ; la réduction de la surpopulation carcérale ; le renforcement de la réinsertion sociale des détenus ; le renforcement de l’efficacité de l’administration pénitentiaire face aux enjeux sécuritaires.

"Je salue le secrétariat exécutif national de la politique nationale de développement pour son accompagnement... dans le processus d’élaboration et de suivi de nos actions prioritaires", Rodrigue Bayala

L’occasion a donc été pour lui, d’appeler à une analyse rigoureuse des éléments qui seront débattus au cours de cette journée en ces termes : « je sais compter sur l’engagement de tous, pour formuler des propositions pertinentes à même de nous permettre de réaliser les objectifs du secteur. Je vous invite donc à examiner sans complaisance les différents documents soumis à votre sanction et à porter une analyse critique sur les résultats atteints, afin que nous abordions avec sérénité les échéances prochaines. Concernant particulièrement les activités planifiées pour la période 2026-2028, je vous exhorte à questionner leur pertinence en termes de capacité à apporter des changements réels et durables dans le secteur "Justice et droits humains". Car nous devons œuvrer à apporter aux besoins des populations en la matière, des réponses adaptées, efficaces et qui durent dans le temps. »

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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