LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Avoir de longues plumes ne veut pas dire voler haut.” Proverbe Zambien

Burkina Faso : « La littérature est comme une thérapie, un refuge », confie Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, communicatrice et écrivaine

Publié le lundi 9 mars 2026 à 23h24min

PARTAGER :                          
Burkina Faso : « La littérature est comme une thérapie, un refuge », confie Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, communicatrice et écrivaine

Elle incarne une génération de femmes pour qui l’écriture n’est pas seulement un art, mais un outil d’influence et de transformation. Écrivaine dévouée, blogueuse engagée et spécialiste en communication institutionnelle et des médias, Priscille Jinette Bansé épouse Ouédraogo a construit un parcours où la rigueur intellectuelle croise la créativité narrative. Zoom sur une femme engagée aux multiples casquettes, inspirée par des figures emblématiques comme Michelle Obama ou Monique Ilboudo.

Depuis l’école primaire, Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé entretient de très bonnes relations avec les livres. Obsédée par les histoires, les livres deviennent ses premiers voyages. Sa passion pour la lecture la conduit à participer en 2006 à un concours de poésie organisé par Nestlé. C’était un petit concours à l’époque, mais à l’entendre, remporter le premier prix signifiait beaucoup pour elle. Elle comprend donc à partir de là que l’écriture peut être à la fois le reflet de soi et comme un guide. C’est d’ailleurs ce qui la galvanise plus à se tourner définitivement vers l’écriture afin d’apporter sa touche personnelle dans la vie des lecteurs.

« Les livres me faisaient voyager. Je me disais qu’il faut que je sois comme ces personnes qui écrivent. Il faut que moi aussi, je puisse faire vivre des émotions aux gens, les faire voyager par des histoires extraordinaires que je vivais à travers les livres d’autres auteurs », a-t-elle fait savoir.

Pour Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, la littérature est comme une thérapie, un refuge. Ainsi, ce qui a commencé comme un abri pour elle est devenu un socle professionnel. Des personnages comme Hercule Poirot créé par la romancière Agatha Christie, Michelle Obama, Monique Ilboudo, sont autant de figures parmi tant d’autres qui l’inspirent et qui l’ont motivé dans la littérature.

Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé est déjà auteure de deux romans policiers, notamment « Du paradis à l’enfer », son premier roman publié en 2019, et « Les acolytes de fortune », le deuxième publié en 2023.
La native de Tenkodogo a laissé entendre que son troisième roman en cours d’écriture viendra changer la donne car il est plus sensible et beaucoup orienté vers sa vie personnelle.

Communicatrice de profession et blogueuse par amour du journalisme

Après avoir fait des études supérieures en sciences de l’information et de la communication option journalisme, les circonstances de la vie l’ont conduite à s’orienter en communication institutionnelle. En effet, en 2018, elle décroche le prix de la meilleure blogueuse de l’année grâce à sa participation au concours Mys’TIC Blogueuse Awards. Une compétition qui visait à promouvoir l’utilisation des blogs comme moyen d’expression, outil de vulgarisation et de promotion de l’information.

Sa passion pour le journalisme a conduit Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé à créer un blog où elle partage ses histoires. Cependant, le manque de temps constitue un frein l’empêchant de vivre sa passion. À travers des articles, elle explore des sujets variés qui lui tiennent à cœur. Cela lui permet d’atteindre ses objectifs, ceux d’informer mais aussi de susciter l’émotion chez les lecteurs.

« J’ai toujours voulu être journaliste et j’adore être journaliste. Et comme je suis passionnée par tout ce qui est histoire, culture, art, j’ai créé un blog où j’écris souvent des articles sur l’actualité culturelle, sur des choses qui me passionnent, que j’aime bien. Mais je n’arrive pas à consacrer beaucoup de temps à cela. Et c’est dommage parce que c’est quelque chose que j’adore », a-t-elle ajouté.

D’un autre côté, sa passion pour le digital et la présence sur les réseaux sociaux sont autant de critères qui ont facilité son choix pour la communication institutionnelle. Cependant, la communication étant un domaine qui connaît une évolution rapide et accélérée, cela constitue un véritable défi pour Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, par ailleurs chargée de communication dans une ONG de la place.

« Je travaille dans un secteur où j’interagis quotidiennement avec des personnes qui viennent de divers horizons, de différentes mentalités et l’adaptation est souvent difficile. À côté de ça, il y a l’évolution rapide du secteur de la communication, surtout avec internet. Il y a toujours de nouvelles mises à jour et de nouveaux outils qui se créent tous les jours, sans oublier les nouvelles pratiques qui se mettent en place chaque jour. Et, en tant que communicante, il est important d’être à l’affût de toutes ces évolutions pour pouvoir suivre le rythme. Dans un monde où tout le monde s’autoproclame expert en communication, nous, les experts, devrons travailler deux fois plus pour montrer aux amateurs que c’est réellement un métier et que ce n’est pas un jeu », a-t-elle expliqué.

Mais à en croire la jeune dame, la résilience et l’humilité sont de véritables forces pour une personne qui vise le sommet. « Il faut être humble et accepter qu’on ne maîtrise pas toutes les choses. Je pense que c’est l’humilité et la résilience qui sont très importants pour relever les défis qui se présentent à nous, en tant que spécialistes des métiers de la communication », soutient-elle.

Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé s’intéresse également depuis toujours au cinéma. Derrière son regard déterminé se dessine un rêve qu’elle refuse de laisser à l’étape d’illusion. Réaliser son rêve pour le septième art est un véritable chemin de vie qu’elle compte bien emprunter jusqu’à destination, car comme on le dit, les rêves prennent sens lorsqu’on ose les poursuivre.

Pour les femmes aux multiples casquettes comme elle ou qui envisagent de suivre les mêmes traces, Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé les encourage à cultiver la discipline qui, selon elle, est la base de toute chose. « La base pour moi, c’est la discipline. Il faut être très discipliné, avoir des objectifs clairs et ne pas se disperser. Quand on n’est pas discipliné, c’est très compliqué », a-t-elle conclu.

Muriel Dominique Ouédraogo
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

PARTAGER :                              

Vos réactions (1)

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Doriane Wendyam Sawadogo : Slamer pour exister