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Crash Air Algérie : Douze ans après, un procès s’ouvre ce lundi 9 mars, pour «  homicides involontaires  ».

Publié le lundi 9 mars 2026 à 23h17min

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Crash Air Algérie : Douze ans après, un procès s’ouvre ce lundi 9 mars, pour «  homicides involontaires  ».

Dans la nuit du 24 juillet 2014, un avion d’Air Algérie, transportant 116 personnes, s’est écrasé en territoire malien, après avoir quitté Ouagadougou. Aucun survivant n’y a été enregistré. Douze ans après, s’ouvre ce lundi 9 mars 2026 à Paris, le procès sur ce drame pour «  homicides involontaires  ».

Partis de l’aéroport international de Ouagadougou à 00h17 pour Paris via Alger, ces 116 passagers ne sont malheureusement pas arrivés à destination (dont 23 Burkinabè, 54 Français, 8 Algériens, 6 Libanais, ...et l’équipage espagnol). L’avion s’est écrasé dans le village de Boulekissi, en terre malienne. Au lendemain du crash, qui a plongé également les Burkinabè sous le choc face à l’ampleur et à la nature du drame, un comité de crise a été mis en place et une assistance a été proposée aux parents des victimes. Une enquête a été ouverte dans la foulée, afin de situer les responsabilités et pour que les familles puissent être indemnisées.

Le 24 juillet 2018, le président du Faso, Roch Kaboré, a inauguré à Ouagadougou, une stèle en hommage aux victimes. A cette occasion, les familles burkinabè des victimes de ce crash ont déploré le statu quo du volet pénal du dossier, appelant le président du Faso à l’aide.

Ce d’autant que le rapport remis fin décembre 2016, par des experts judiciaires aux magistrats parisiens, au sujet du crash, cible clairement les manquements en matière de formation des pilotes.

Selon le document, l’accident a été provoqué par la non-activation par les pilotes du système d’anti-givre des moteurs, suivie du décrochage de l’avion. Celui-ci n’a pu être rattrapé par les pilotes. Le rapport montre comment la compagnie a clairement « manqué à ses obligations, notamment en matière de formation des pilotes ». Les experts judiciaires y indiquent que les pilotes étaient en fait des saisonniers avec de longues périodes d’inactivité. Ces derniers n’avaient pas effectué d’heures de vol pendant les huit mois précédant le crash de l’avion d’Air Algérie.

L’ouverture du procès ce lundi 9 mars 2026 devant le Tribunal correctionnel de Paris représente donc un moment important pour les familles des victimes.

O.L.
Lefaso.net

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