PASS-OKDB : Le Comité de pilotage adopte le PTBA 2026 et affiche un taux d’exécution physique de 81 %
La première session ordinaire du comité de pilotage du Programme d’Appui au développement humain et aux services sociaux de base dans le « triangle » Ouagadougou–Koudougou–Dédougou–Bobo-Dioulasso (PASS-OKDB), tenue le 19 février 2026 à Ouagadougou au titre de l’année 2025, a permis d’examiner les performances du programme et d’adopter le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026.
Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, la rencontre a réuni l’ensemble des parties prenantes, dont la Délégation de l’Union européenne, les ministères techniques concernés ainsi que les opérateurs de mise en œuvre.
Le bilan dressé
Concrètement, cette rencontre a été l’occasion d’examiner le rapport d’exécution du PTBA 2025 à la date du 30 septembre. Les participants ont également examiné et adopté le PTBA 2026. Le bilan du programme à l’issue du troisième trimestre 2025 révèle un taux d’exécution physique moyen de 81 % et un taux d’exécution financière de 44 %, sur la période de l’années 2025. Les activités réalisées couvrent plusieurs domaines stratégiques notamment : la sécurité alimentaire, le soutien à l’agriculture et à l’élevage, la formation professionnelle, le développement local, le renforcement de la cohésion sociale et la promotion de la bonne gouvernance locale.
Selon Amidou Ouédraogo, directeur général de la Coopération au ministère de l’Économie et des finances, le programme s’inscrit pleinement dans les priorités nationales, notamment en matière de réponse à la crise sécuritaire et de soutien aux populations vulnérables. Il a souligné que les ministères sectoriels, les autorités locales et les bénéficiaires sont étroitement associés au déploiement des activités, garantissant ainsi une meilleure prise en compte des besoins exprimés sur le terrain.
L’un des temps forts de cette session a été la phase des échanges entre les participants et celle des recommandations formulées par les membres statutaires. et observateurs du comité de pilotage, parmi lesquels la Délégation de l’Union européenne, les ONG contractantes et les agences des États membres de l’UE. Les suggestions seront prises en compte pour améliorer la mise en œuvre du PASS-OKDB pour la période 2026-2027.
« Les différentes thématiques sur lesquelles nous travaillons ont été discutées avec les autorités, notamment avec la Direction générale de la coopération (DGCOOP) et les ministères techniques concernés. Leurs mises en œuvre sur le terrain sont également concertées avec les autorités locales, notamment pour le choix des communes, la définition détaillée des activités et la sélection des écoles ou autres structures d’intervention. Nous travaillons donc en étroite collaboration avec les autorités. Parmi les recommandations formulées lors de cette rencontre, certaines portent sur la forme, notamment les tableaux, les données chiffrées et les cibles. Ces éléments seront revus. Il a également été recommandé de réaliser un bilan des actions menées en 2023-2024. D’autres recommandations concernent la nature des dépenses, avec un accent mis sur les investissements à fort impact à travers les actions concrètes telles que les écoles, les routes, entre autres. Il s’agit d’un aspect sur lequel nous travaillons en permanence avec nos opérateurs », a indiqué Marc Duponcel, chef de coopération à la Délégation de l’UE à Ouagadougou.
Le PASS-OKDB bénéficie d’un financement de 65 millions d’euros (soit plus de 42 milliards de francs CFA), accordé par l’Union européenne à travers une convention signée le 23 juin 2023 avec l’État du Burkina Faso. Le programme s’inscrit dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027 de l’Union européenne et vise deux objectifs majeurs à savoir prévenir la radicalisation et renforcer la cohésion sociale dans les zones fragilisées et améliorer l’accès aux services sociaux de base (santé, éducation, eau, assainissement et protection sociale) pour les populations affectées par la crise.
Sa mise en œuvre opérationnelle est assurée par 13 opérateurs, appuyés par une assistance technique chargée du suivi et du reporting. Ces partenaires ont été minutieusement sélectionnés afin que les populations cibles ressentent un impact significatif dans leur quotidien. Ils sont reconnus par l’État du Burkina Faso.
En clôturant les travaux, les autorités ont réaffirmé l’engagement de l’État à assurer un suivi rigoureux du programme afin de garantir des résultats concrets et durables au profit des populations des régions concernées.
SB
Vidéo : Anita Zongo
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