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Concours directs sans formation en communication et journalisme : La justice suspend les communiqués d’admission

Publié le mercredi 18 février 2026 à 11h50min

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Concours directs sans formation en communication et journalisme : La justice suspend les communiqués d’admission

Le Tribunal administratif de Ouagadougou a ordonné, le 13 février 2026, la suspension de l’exécution des communiqués relatifs à la liste des candidats admis aux concours directs sans formation en communication et journalisme. C’est du moins ce qu’on lit de l’ordonnance dont nous avons obtenu copie ce mercredi 18 février 2026. Saisie par des candidats radiés malgré leur admissibilité, la juridiction a également condamné l’État burkinabè aux dépens, relançant ainsi le débat sur la reconnaissance des diplômes équivalents.

La décision concerne le recrutement de 40 assistants en journalisme, 10 assistants en communication et 20 techniciens supérieurs des Sciences de l’information et de la communication (SIC). Ces concours avaient été organisés au titre de l’année 2025. Les résultats définitifs publiés avaient suscité de vives contestations de la part de plusieurs candidats déclarés admissibles.

Dans son ordonnance rendu le 13 février 2026, le Tribunal administratif a également condamné l’État burkinabè à verser la somme de cinq cent mille francs CFA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Rappelons que cette décision marque un tournant dans ce contentieux administratif sensible. A la publication de la liste définitive, certains candidats précédemment déclarés admissibles n’y figuraient plus.

Pour comprendre leur radiation, ils ont sollicité une audience auprès du ministre des Serviteurs du peuple, ex-ministre de la fonction publique. Selon eux, l’absence d’un diplôme de l’Intitut supérieur des technologies de l’iformation et de la communication (ISTIC) aurait motivé leur exclusion. Les candidats affirment pourtant que les communiqués d’ouverture exigeaient un Bac+2 de l’ISTIC ou un diplôme reconnu équivalent.

Ils disent s’être renseignés auprès de leurs établissements et du ministère en charge de la communication. Les diplômes de l’Institut panafricain d’études et de recherche sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC), de l’Institut polytechnique Shalom (IPS) et d’autres écoles reconnues, auraient été jugés équivalents. S’estimant lésés, ils ont saisi la justice.

Ils rappellent à cet effet que leur admissibilité prouve leur compétence et que les épreuves portaient sur leur domaine. Selon eux, la mention d’équivalence n’aurait pas dû figurer, si seuls les diplômés de l’ISTIC étaient concernés par ces concours. A obtenant gain de cause auprès des juridictions compétentes, ils disent espérer son application effective, au nom du mérite.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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