Burkina/Projet Zéro zone blanche : Les acteurs sensibilisés sur la couverture de 750 zones blanches dans le Guiriko
Un aperçu des participants en salle.jpg
Le lundi 16 février 2026, le secrétaire général de la région du Guiriko Souleymane Nacanabo, représentant le gouverneur, a présidé la cérémonie d’ouverture d’un atelier de sensibilisation sur la couverture de 750 zones blanches. Ledit atelier, qui a regroupé les autorités locales, les représentants de l’ARCEP, ceux des opérateurs économiques, des partenaires techniques et financiers et les responsables administratifs et techniques du ministère en charge de la transition digitale, a eu lieu à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso.
Initié par le ministère en charge de la transition digitale et financé par le Fonds pour l’accès et le service universel (FASU), le projet Zéro zone blanche vise, selon le directeur de la Règlementation au ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, Abdoulaye Mamboné, à assurer la connectivité sur l’ensemble du territoire burkinabè et à faire en sorte que toutes les populations, où qu’elles se trouvent, puissent bénéficier des services de télécommunication. « En plus de pouvoir communiquer, ce projet doit permettre aux populations de bénéficier des services annexes à la disposition du réseau », a-t-il ajouté.
C’est ce qui justifie selon lui la tenue de ces ateliers régionaux avec les autorités locales pour les informer de ce projet et solliciter leur accompagnement ainsi que celui de la population. « Le projet consiste à installer pour l’année 2025 750 sites, dont 132 prévus pour la région du Guiriko au titre de cette année 2026. D’autres sites seront prévus sans oublier les sites que les opérateurs ont déjà installés. Outre la présentation du projet, il y a d’autres sujets annexes qui méritent d’être discutés. Il s’agit notamment de ce qu’on appelle les rayonnements non ionisants, qui sont des sujets de préoccupation pour nos populations. Il s’agira de présenter les aspects techniques aux participants, mais aussi de les rassurer sur les dispositions qui sont prises au niveau du gouvernement pour protéger nos populations. Un autre sujet majeur, c’est de pouvoir discuter de l’acquisition des terrains », a précisé Abdoulaye Mamboné.
Représentant le gouverneur, le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, trouve que la tenue de cet atelier est une aubaine. Il souligne que ce projet est une vision du gouvernement qui consiste à réduire drastiquement la fracture numérique en connectant toutes les localités, y compris celles rurales du pays. « Dans ce projet, la région du Guiriko bénéficie de la construction de nouveaux sites de téléphonie mobile au nombre de 132, dont 107 ont déjà fait l’objet d’un contrat et seront mis en œuvre. Nous avons fait appel aux autorités locales pour non seulement leur donner l’information, mais aussi demander leur accompagnement dans l’aboutissement de ce projet combien important pour notre pays », a indiqué le représentant du gouverneur. La présence des autorités locales à cet atelier permettra selon lui de régler les questions d’acquisition, de gestion et de sécurisation de ces sites.
À l’issue de cet atelier, il est attendu des participants qu’ils travaillent afin que l’acquisition des sites pour l’installation de ces infrastructures soit facilitée et sécurisée, explique le secrétaire général de la région du Guiriko. À en croire ses propos, le projet de la couverture de 750 zones blanches n’est pas seulement une réponse technique à un défi de réseau, il s’agit d’un levier stratégique pour renforcer la résilience des populations dans le contexte sécuritaire actuel, stimuler le développement économique et social des localités rurales et favoriser l’inclusion numérique en donnant à tous sans distinction la possibilité de communiquer, d’accéder à l’information et de participer pleinement à la transformation digitale du pays. « Cet atelier est une belle opportunité de concertation et de dialogue. Il permettra de partager les défis liés au déploiement des infrastructures, notamment les questions d’acquisition de sites et de sécurisation foncière, mais aussi de dégager ensemble des pistes de solutions réalistes et durables », pense-t-il.
Au nom du gouverneur du Guiriko, Souleymane Nacanabo saisit cette opportunité pour remercier le ministère en charge de la transition digitale ainsi que ses partenaires techniques et financiers pour les efforts constants déployés en vue de réduire la fracture numérique au Burkina Faso de façon générale et spécifiquement dans la région du Guiriko.
Par ailleurs, M. Nacanabo rassure de la disponibilité et de l’engagement de toute l’administration régionale à accompagner ce projet afin d’en faire une réussite. S’adressant aux participants, il les invite à s’approprier les travaux de cet atelier pour en tirer le meilleur parti. En sus, il formule le vœu que les résultats de cette réflexion aboutissent à des recommandations fortes et consensuelles, capables d’accélérer la mise en œuvre du chantier zéro zone blanche au bénéfice des populations.
Djaryigo Diarra
Lefaso.net