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Province ecclésiastique de Ouagadougou : « Nous préparons une catéchèse sur la fin de vie », dévoile Mgr Alexandre Bazié

Publié le mardi 10 février 2026 à 22h05min

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Province ecclésiastique de Ouagadougou : « Nous préparons une catéchèse sur la fin de vie », dévoile Mgr Alexandre Bazié

Le pèlerinage diocésain de la province ecclésiastique de Ouagadougou, qui a eu lieu le 8 février 2026, au sanctuaire Notre-Dame de Yagma, marquait également les 25 ans de la création de la province composée de quatre diocèses : Ouagadougou, Manga, Ouahigouya et Koudougou. Une occasion pour le modérateur de la province, Mgr Alexandre Y. Bazié, par ailleurs évêque auxiliaire de Koudougou, de retracer les grands sujets qui ont été abordés, et les perspectives en cours.

Pendant 25 ans, la province de Ouagadougou a réfléchi sur divers thèmes, allant de la pastorale de l’initiation chrétienne à celles du mariage et de la famille, en passant par les questions de l’inculturation et des funérailles chrétiennes, a résumé le modérateur de la province ecclésiastique de Ouagadougou, Mgr Alexandre Y. Bazié, dans sa prise de parole à la fin de la célébration eucharistique présidée par l’archevêque Prosper Kontiébo et le nonce apostolique Burkina-Niger, Éric Soviguidi.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, Mgr Bazié a tenu à donner quelques explications sur la question de la province. Selon lui, c’est l’équivalent des régions et provinces dans les subdivisions territoriales et administratives au niveau des États. En résumé, c’est une circonscription territoriale dans l’Église catholique regroupant plusieurs diocèses autour d’un archidiocèse principal dirigé par un archevêque métropolitain. Au niveau du Burkina, l’on compte trois provinces ecclésiastiques, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koupéla. Elle (la province) a pour rôle, selon ses dires, de promouvoir, entre autres, la collaboration pastorale, la formation commune, la fraternité entre diocèses voisins, dans une dynamique de synodalité, en proposant ensemble des solutions pour les défis qui se présentent à l’Église.

Revenant de ce fait sur les sujets abordés durant ses 25 ans, le modérateur a fait savoir qu’au niveau de la province ecclésiastique de Ouagadougou, les évêques réfléchissent et proposent des solutions pour éclairer les fidèles sur tout ce qui peut les interpeller dans leur vie liturgique et communautaire. Au titre de ces sujets abordés, il a fait cas de l’inculturation. Tout en précisant que le rôle de l’évangile à cet effet, c’est de pourvoir aider la culture à être purifiée de tout ce qui peut l’empêcher de joindre Dieu et ses frères et sœurs dans l’amour.

Mgr Alexandre Bazié, modérateur de la province ecclésiastique de Ouagadougou, par ailleurs évêque auxiliaire de Koudougou

Autre sujet prégnant et sensible qui avait suscité beaucoup de débats, selon lui, c’était toute la question des funérailles chrétiennes. En la matière, il a rappelé que les évêques avaient pris des dispositions de regrouper les défunts dans une même célébration pour prier en leur mémoire et prier pour eux. Ce, en vue d’éviter les grandes dépenses aux familles qui étaient d’ailleurs beaucoup critiquées en son temps.

« Mais malheureusement, nous avons assisté à une sorte de concurrence, où chacun essaie de faire le plus en termes de matériel, de dépenses, ou d’accueil, et finalement cela pesait encore plus sur nos communautés. C’est pourquoi les évêques se sont encore réunis en novembre 2023 et ont pris une décision sur recommandation de l’assemblée générale de ne plus rendre obligatoire la célébration des deuxièmes funérailles. C’est-à-dire, les funérailles qui se font après les obsèques, parce qu’étant d’une culture africaine qui a cette pratique des funérailles qui peuvent se célébrer un an, deux ans, voire dix ans après les décès, les évêques ont voulu respecter cela, mais qui a été mal compris », a indiqué l’ex-président de la commission Justice et paix de la commission épiscopale Burkina-Niger. Et d’ajouter qu’aujourd’hui, la disposition prise par les évêques, c’est qu’après ce qu’on peut appeler messe de requiem ou funérailles chrétiennes le jour des obsèques, il n’y a plus d’autres célébrations obligatoires, parce qu’on peut continuer à prier pour ces défunts, même après la célébration des funérailles. Et c’est assez bien accueilli au niveau des fidèles de la province. Maintenant lorsqu’il y a des décès dans la plupart des familles, les gens se retrouvent pour célébrer le même jour les obsèques et les funérailles chrétiennes. « Voilà ce à quoi nous sommes arrivés et nous allons faire en sorte que cette pratique puisse être davantage mieux comprise et que ceux qui veulent vivre d’autres évènements puissent les vivre dans la modestie et en essayant de ne pas augmenter les dépenses. »

En termes de perspectives et de projets qui sont sur la table de discussion, Alexandre Bazié a parlé de la question de la fin de vie. « Parmi les questions sur lesquelles nous travaillons actuellement, il y a celle de la fin de vie. Nous sommes en train de préparer une catéchèse en la matière au profit des fidèles. C’est un moment important de la vie, et les fidèles ont besoin d’être éclairés là-dessus », a-t-il indiqué.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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