Les méthodes de lutte utilisées par les Viévon contre la domination française de 1897 à 1945.
Résumé
Ce document de vulgarisation est tiré de l’article scientifique paru en 2023 et intitulé « Les résistances des Viévon face à la colonisation française de 1897 à 1935 », in ZERBO Yacouba, COULIBALY Hervé Landry et BAZIE Boubié (dir.), Burkina Faso en Afrique et dans le monde, ACTES du colloque international tenu du 23 au 25 novembre 2022 à l’Université Joseph KI-ZERBO ; P.U. Tome 2 ; pp.169-193. L’auteur de cet article scientifique est Docteur OUATTARA Harouna. Le groupe social, à l’instar des autres peuples du Burkina Faso et d’Afrique, a été soumis à la colonisation française. Mais, face au poids des différents prélèvements associés à d’autres facteurs les Viévon se révoltèrent contre le colonisateur.
C’est pourquoi, cette étude se propose d’étudier les méthodes de lutte des Viévon face à la domination française. À travers la littérature écrite et orale sur la société viéwo, l’étude montre que les Viévon ont utilisé diverses méthodes dont des mouvements insurrectionnels, le refus de l’enrôlement des jeunes Viévon dans l’armée coloniale et de leur inscription à l’école française. Pour cette étude, nous avons faire recours à la méthode socio-historique.
Mots clés : domination française, école coloniale, méthodes de lutte, révolte, Viévon.
Introduction
La conquête du Viguéra, tout comme celle de bon nombre de pays de cette partie de l’ex Haute Volta, a été faite à travers des tournées de reconnaissance opérées par la colonne du commandant Caudrelier en fin septembre 1897 (J.M.F. Kambou, 1993 : 332 et B. Traoré 1996 : 825). Après la soumission du Viguéra dans ces conditions, l’administration française s’attela à sa mise en valeur à travers diverses politiques coloniales.
C’est dans le cadre de ces systèmes d’exploitation que les Viévon ont mené des mouvements insurrectionnels vers la fin de la première moitié du XXème siècle à travers divers moyens et méthodes, toute chose qui n’a pas été sans conséquence dans le passé colonial de cette formation sociale. C’est pourquoi, nous avons opté de mener une réflexion sur différentes stratégies utilisées par les Viévon face à la domination française de 1897 à 1945. L’objectif de cette étude est de contribuer à l’approfondissement des connaissances sur le passé colonial des Viévon en mettant en exergue leur méthodes de lutte face à la domination française. Avant d’expliquer les résultats, il sied d’exposer la méthodologie utilisée.
1. Méthodologie (Matériel et méthodes)
Cette étude est basée sur la méthode de la science historique consistant à l’exploitation des sources. De façon pratique, cela a consisté à collecter les données nécessaires à travers les entretiens avec les personnes ressources et une recherche documentaire. Les sources écrites exploitées sont constituées d’archives, des rapports coloniaux, d’ouvrages généraux, d’articles et de thèses. La recherche documentaire a permis de mieux nous imprégner du contenu des documents écrits sur ce fait colonial. Pour les sources orales, nous avons collecté les informations nécessaires auprès des personnes ressources en tenant compte de plusieurs facteurs dont la personnalité et le statut social de l’informateur. Ces sources orales ont permis de combler le vide des sources écrites et de corriger leurs lacunes. L’exploitation de ces sources suivante la méthode de la science historique a permis de structurer l’étude autour de trois axes portant sur des mouvements insurrectionnels, le refus de l’enrôlement les jeunes Viévon dans l’armée coloniale et de leur inscription à l’école coloniale.
2. Résultats
Face aux lourds poids des ponctions coloniales et l’imposition de chefs étrangers, notamment Jula Ouattara dans une société qui en connaissait déjà le système de pouvoir politique centralisé, les Viévon ont utilisé plusieurs stratégies pour marquer leur approbation aux politiques coloniales de la France. Celles-ci se sont traduites par des mouvements insurrectionnels, le refus de l’enrôlement des jeunes Viévon dans l’armée coloniale et de leur inscription à l’école française.
2.1. La révolte de 1934-1935
La décennie 1910 est marquée dans l’Ouest de l’actuel Burkina Faso parmi tant autres d’évènements par des mouvements insurrectionnels menés par une grande partie de ces populations. Ces mouvements qui sont maîtrisés par l’administration coloniale vers 1916 connaissent une exacerbation au Viguéra au tour des années 1934. Ils sont menés essentiellement par les habitants de Dérégouan et de Dan. Le maître d’œuvre de cette action fut un certain Madjou dit Duti-Hawalé Madjou, membre de la famille fondatrice du village de Karangasso. Ce type de mouvement mené par les Viévon peut être intégré dans celui qualifié par Elikia M’Bokolo de résistance paysanne (E. M’Bokolo, 2004 : 298).
Cela a consisté pour ces habitants à migrer vers Douto, aux abords du fleuve Bougouriba dans le cercle du Lobi. Du reste, cette technique de migration de cercle en cercle comme méthode de résistance contre le système colonial a été également utilisée par d’autres groupes sociaux de cette partie de l’actuel Burkina Faso et d’ailleurs (M. Dacher, 1997 : 132). Les causes de ces révoltes sont dues aux abus de Soryba Ouattara qui réclamait aux Viévon plus que ce que l’administration coloniale voulait. Celui-ci ajoutait un plus pour son propre compte sur tout ce que le colonisateur leur demandait en termes d’impôt et de prélèvement de céréales .
Ces insurgés refusent de rejoindre le bercail tant que ce chef décrié restera leur Djamanatigui. Face à ces mouvements de révolte, l’administration coloniale, déchargea Soryba Ouattara et demanda aux Viévon de lui trouver un autre chef. Une note que nous avons pu retrouver dans les rapports politiques de l’administration coloniale atteste cette situation qui prévalait dans ce canton à cette époque .
C’est ainsi que la personne de Djo Ouattara, plus connu par les Viévon du nom de Tiébadja Djo, appartenant à la famille régnante, notamment le patrilignage de Karfassovon, fut désigné pour assurer cette responsabilité. L’administration coloniale du cercle de Bobo-Dioulasso entérine cela par une note en date du 02 juillet 1935 .
En plus de cette forme de résistance, les Viévon se sont aussi opposés à l’exploitation de leur pays en refusant de s’enrôler dans l’armée coloniale et à inscrire leurs enfants à l’école française.
2.2. Le refus à l’enrôlement dans l’armée coloniale
Pendant la conquête coloniale, les Français ont bénéficié d’un important soutien de certains Africains. Au moment de la pacification des territoires conquis, la France trouve encore impératif de faire recours à ces derniers. Ce besoin s’est accentué lorsque l’emploi massif et prolongé de soldats européens en Afrique s’est révélé être complexe. En effet, cette complexité était liée à la mortalité pour cause de malaria et autres infections tropicales dont étaient victimes ces soldats européens en Afrique.
Face à cette situation et en dépit de tous les risques que cela pouvait engendrer, le colonisateur recourt aux Africains pour constituer cette armée du fait que ces derniers revenaient meilleur marché et connaissaient bien le terrain (E. M‘Bokolo, 2004 : 288). Ainsi, longtemps fondé sur le simple volontariat, ce recrutement militaire dans les colonies françaises d’Afrique se fit par conscription à partir de décret de 1912(E. M‘Bokolo, 2004 : 333 ; R.F. Betts et A.J. Asiwaju, 1989 : 222). Ce service militaire était de 04 ans pour tous les Africains de sexe masculin âgé de 20 à 28 ans (R.F. Betts et A.J. Asiwaju, 1989 : 222). Cette armée noire ou troupes ʺindigènesʺ avait plusieurs fonctions à son institution. C’est pourquoi, elle est connue sous diverses appellations dont : armées de conquêtes, d’occupation, force de police, miliciens (E. M‘Bokolo, 2004 : 295) …
Cependant, le cours de l’histoire changea les objectifs de ces recrutements. En effet, avec les deux (02) guerres mondiales, ce recrutement militaire était destiné, non pas seulement à assurer l’ordre dans les colonies et à consolider le pouvoir du colonisateur, mais aussi, à appuyer les forces françaises engagées au front. Les soldats recrutés dans ce cadre sont connus sous le nom de tirailleurs en Afrique Occidentale Française (A.O.F) et que les Viévon nomment Sodassiyamon . Les Viévon se sont moins intéressés à ce recrutement militaire en dépit des différentes stratégies développées par le colonisateur. Les archives que nous avons pu consulter abondent dans ce sens. Ainsi, le tableau n°1 ci-dessous rend compte de cette réalité.
Tableau 1 : Liste des soldats viévon à partir de la décennie 1940
Source : conçu par Harouna Ouattara sur la base des sources en juin 2018.
Comme nous pouvons le constater, il y a eu un faible enrôlement des Viévon dans ce service militaire. Et les quelques personnes qui se sont fait enrôler dans ce service sont dans leur grande partie originaires du village de Karangasso (y compris ses hameaux de culture). Les autres villages du pays viéwo, notamment Dan, Kourédougou, Pégnina, Somaguina, se sont fait remarquer par leur refus de fournir leurs fils pour ce service militaire. Et parfois lorsque l’administration coloniale parvenait à recruter certains par contrainte, leurs parents usaient de tout ce qui était de leur possible pour que ces derniers ne soient pas à mesure de satisfaire aux besoins de la métropole.
Mieux, certains parents faisaient recours aux forces occultes afin que le projet d’enrôlement de leur fils dans l’armée coloniale n’about pas. Les différents témoignages recueillis en pays viéwo abordent dans ce sens . C’est ce comportement de désobéissance qui justifie le fait que jusqu’à la fin de la décennie 1920, le nombre de Viévon enrôlés dans l’armée coloniale n’atteignait pas la dizaine de personnes alors que le recrutement militaire a été rendu obligatoire depuis 1912 . En prenant en compte l’effectif des Viévon à cette époque, estimé à environ 2 000 personnes (H. Ouattara, 2021 : 10), nous constatons que les Viévon auraient fourni à l’administration coloniale moins de 1% de leurs membres. Cependant, nous ne disposons pas de statistiques sur les autres groupes sociaux du cercle de Bobo-Dioulasso nous permettant de faire une comparaison des données au sujet de ce recrutement militaire.
Mais suivant certaines sources écrites, ce recrutement militaire a été très fort en A.O.F. Du reste, les révoltes populaires de 1915-1916 enregistrées dans les pays de l’Ouest de l’ex Haute-Volta constituent un vibrant témoin de l’importance de ce recrutement militaire. En effet, l’une des principales causes de ces révoltes fut le recrutement des hommes valides pour ce service militaire (R. Kando, 1994 : 59). Ces données, si elles se vérifient, viennent confirmer alors cette attitude de désobéissance que les Viévon ont adoptée pour manifester leur opposition à la colonisation française.
De ce qui précède, il faut retenir que les Viévon ont opposé leur refus au recrutement militaire malgré son caractère obligatoire. Leur stratégie a consisté, dans la plupart du temps, à cacher les hommes valides dans les greniers ou dans les hameaux de culture ou encore à faire recours à la religion du terroir. Ils se sont aussi opposés à l’inscription de leurs enfants à l’école française.
2.3. Le refus d’inscrire les enfants à l’école française
L’une des missions de l’impérialisme européen était la ʺcivilisationʺ des peuples africains. L’école apparaît ainsi comme un moyen pour l’atteinte de cette ʺmission civilisatriceʺ. Elle est aussi perçue comme une institution de domination culturelle des peuples colonisés. C’est dire donc que l’école répond à des besoins politiques, administratifs, économiques et culturels. Pour résoudre ces impératifs, la France devait instruire les Africains. Cette instruction visait à fournir à l’administration coloniale des auxiliaires comme les agents techniques, les contremaîtres, les surveillants, les commis de direction afin de pallier l’insuffisance numérique des Européens dans les colonies. En d’autres termes, cette instruction visait à former des cadres subalternes autochtones qui deviendront des courroies de transmission et des agents d’exécution entre la poignée des Français et la masse des administrés (J. Sawadogo, 1985 : 140-141).
L’école qui est le véhicule de la culture était organisée à trois (03) niveaux, pour ce qui est de l’enseignement primaire élémentaire. Il y avait le niveau inférieur dénommé l’école du village où étaient enseignés aux populations locales les rudiments de la langue française et du calcul. Au niveau moyen, se trouvait l’école régionale, sise au chef-lieu de la circonscription administrative visant à compléter la formation des meilleurs apprenants issus de la première et ceci à travers un programme local. Au niveau supérieur se trouvait l’école supérieure sise dans la capitale de chaque colonie.
Quel que soit le niveau considéré, les Viévon ont brillé par leur absence à l’école française. Cette situation peut être comprise, de notre point de vue, comme étant une forme de résistance opposée au colonisateur. Cela est possible d’autant qu’il fallait attendre la moitié du XXème siècle, c’est-à-dire vers les années 1950 pour voir les premiers élèves viévon de l’école coloniale. En effet, suivant les sources orales que nous avons pu consulter, il ressort que les Viévon auraient refusé d’envoyer leurs enfants à l’école française. Mais la question que nous nous posons est de savoir si les Viévon ont agi dans ce cadre en toute indépendance ou cela leur a été dicté par leurs alliés, c’est-à-dire les fama du Gwiriko.
Cette question est d’autant fondée quand il nous souvient que dans l’évolution de l’histoire politique du cercle de Bobo-Dioulasso, les Jula Ouattara sont accusés à tort ou à raison par l’administration coloniale de mener dans la région une propagande anticolonialisme. Nous sommes moins informés sur la question mais toujours est-il que, lorsque les émissaires de l’administration coloniale venaient dans les villages viévon pour recenser les potentiels élèves, la population s’y opposait en refusant de les déclarer. Pire, à leur arrivée, elle cachait les enfants en âge de scolarisation dans des greniers. Et malgré toutes ces stratégies, lorsque l’administration parvenait à arracher quelques enfants pour les scolariser, les Viévon faisaient tout ce qui est à leur possibilité pour que ces derniers ne réussissent pas dans cette école.
L’une de leurs stratégies la plus utilisée consistait à prêter un serment sacré à leur divinité afin que l’enfant qui leur a été arraché et envoyé à l’école ″du Blanc″ ne puisse pas réussir dans cette entreprise.
En plus de cette résistance individuelle menée par chaque chef de famille à travers cette allégeance à la divinité, le Kiédjolo de la chefferie en faisait également chaque an au nom de toute sa communauté à la déesse appelée "mama". Cette arme spirituelle semble avoir obtenu des résultats satisfaisants car, jusqu’au début de la décennie 1970, le nombre des cadres viévon dans l’administration publique voltaïque ne dépassait pas la dizaine (H. Ouattara, 2021 : 363-366).
Les effets de ces serments sacrés auraient perduré jusqu’aux années 1990, date à laquelle le Dainrigno (chef) des Viévon aurait procédé à la neutralisation de ce pacte. Cela a consisté à faire des offrandes d’un bœuf, d’un bélier et de poules à la déesse appelée "mama". Ce sacrifice devait permettre de dénouer ce pacte maléfique. Cette action fait suite à un constat relatif au nombre élevé des échecs des élèves viévon dans leur parcours scolaire alors que ce groupe social a désormais compris les avantages liés à ce statut d’instruit. Les quelques-uns qui arrivaient à franchir les obstacles et à se tailler une place importante dans l’administration publique burkinabè mouraient brutalement et souvent dans des conditions mystérieuses.
De l’avis de certains traditionnalistes, cette situation serait due à ces serments sacrés . Du reste, le recours à la spiritualité comme arme de lutte contre la colonisation européenne n’a pas été le propre des seuls viévon. Cette stratégie a été appliquée par d’autres formations sociales du Burkina Faso et d’ailleurs. En effet, les Lobi et les Gan au Sud-Ouest de l’actuel Burkina Faso (M. Père, 1988 : 366) ainsi que les Ndebele et les Shoma dans l’actuel Zimbabwe (E. M‘Bokolo, 2004 :297) en firent de même. Cette attitude des Viévon justifie du reste, la création tardive de la toute première école primaire publique du canton intervenue à la veille des indépendances, c’est-à-dire en 1957 et ceci, après une première tentative avortée en 1952 . Cependant, il faut indiquer qu’avant que cette ouverture officielle n’intervienne, celle-ci aurait été sous paillote durant deux (02) ans .
Faut-il le préciser, cette première tentative qui a échoué avait été menée par la mission catholique. Les ruines de la fondation de cette école de la mission des Pères blancs demeurent toujours visibles. Aux dires de certains Viévon, c’est à la suite de cet échec que la circonscription ecclésiastique du cercle de Bobo-Dioulasso aurait ouvert l’école catholique d’Orodara. Cette trame des faits telle que reconstituée soulève quelques discussions car s’il est connu que les Pères blancs ont créé plusieurs écoles dans le cercle de Bobo-Dioulasso, il faut, cependant se réserver de croire à la chronologie établie par ces sources orales du Viguéra.
En effet, suivant certains documents écrits de 1928 à 1959, les Pères blancs auraient créé dans le cercle de Bobo-Dioulasso, plusieurs écoles. Il s’agit entre autres de celle de la ville de Bobo-Dioulasso ouverte le 28 janvier 1928, de celles de Tounouma, le 8 février 1937, de Toussiana en 1944, d’Orodara en 1952, de Koko et Cathédrale en 1958 et de celle de Konandougou en 1959 (D.B. Sanou, 2003 : 1886). Comme nous pouvons le constater, il est difficile d’admettre cette idée selon laquelle, l’école construite à Orodara en 1952 est celle qui était destinée au canton de Karangasso-Vigué et que c’est après le refus des Viévon que l’administration ecclésiastique l’aurait concédé à la population d’Orodara.
Conclusion
Tout compte fait, même si la conquête coloniale du Viguéra n’a pas connu de résistance, son exploitation a été émaillée par des mouvements de révoltes et de désobéissance donnant ainsi du fil à retordre aux autorités coloniales. Cette situation n’est pas étonnante quand il nous vient à l’esprit la méthode de conquête utilisée par le colonisateur dans ce pays.
Cette méthode contenait en elle-même les germes de cette résistance. C’est ainsi que les Viévon ont marqué leur refus d’obéir à certaines instructions de l’administration coloniale, notamment l’enrôlement des hommes valides pour le service militaire et l’inscription de leurs enfants à l’école et à mener des mouvements insurrectionnels. Ces révoltes et désobéissance menées par les Viévon ne sont pas des faits isolés car il en a été ainsi pour l’ensemble des pays de l’Ouest de l’ex Haute-Volta comme l’attestent les différents rapports de l’administration coloniale. Ces différentes formes de résistance ont eu un impact sur le passé des Viévon.
OUATTARA Harouna, (INSS/CNRST-Burkina Faso), courriel : harounaouattara84@gmail.com ; Tel (WhatsApp) : 0022670529647
Références bibliographiques
Archives du Gouvernorat des Hauts Bassins, 1957, Rapport politique annuel, p. 8.
Archives Nationales du Burkina Faso, lettre n°31c du 18 avril 1935 du chef de Subdivision centrale de Bobo-Dioulasso portant sur les difficultés de gestion liée au commandement indigène dans le canton de Karangasso-Vigué ; 44V21.
BETTSF. Raymond et ASIWAJUJ. Anthony, 1989. « La domination européenne : méthodes et institutions », in Boahen Albert, (dir.), Histoire Générale de l’Afrique, vol VII : l’Afrique sous domination coloniale 1880-1935. Paris : édition abrégée, présence Africaine, Edicef, Unesco, pp. 235-249.
Carnet signalétique du chef de canton ; Djo Ouattara, ouvert le 21 /06/ 1935, 44V243, 20 pages.
DACHER Michel, 1997. Histoire du pays gouin et de ses environs (Burkina Faso). Paris, sépia.
Décision n°2122 /AL du 2-7-1935 portant nomination de chef de canton, Archives Nationales du Burkina ; 44V19 et 22V88.
KANDO Rachel, 1994. L’impact de la colonisation française sur le pays Nord-Nuna : de la conquête à 1947. Mémoire de maîtrise, Université de Ouagadougou, FLASHS, 131 pages.
M’BOKOLO Elikia, 2004. Afrique et civilisation du XIXe siècle à nos jours. Tome 2. Paris : Hatier-AUF.
OUATTARA Harouna, 2021. Le Viguéra du XVème à 1960, thèse unique de doctorat, Ouagadougou, Université Joseph KI-ZERBO, 438 pages.
OUATTARA Harouna, 2023, « Les résistances des Viévon face à la colonisation française de 1897 à 1935 », in ZERBO Yacouba, COULIBALY Hervé Landry et BAZIE Boubié (dir.), Burkina Faso en Afrique et dans le monde, ACTES du colloque international tenu du 23 au 25 novembre 2022 à l’Université Joseph KI-ZERBO ; P.U. Tome 2 ; pp.169-193.
PÈRE Madeleine, 1988. Les lobi : tradition et changement, Burkina-Faso. Tome 1. Paris : édition Silöe.
SANOU Dottie Bruno, 2003. « Colonisation et évolution de la famille : exemple du cercle de Bobo-Dioulasso (1897-1960) », in Madiega Youngbaré Georges et Nao Oumaro (dir.), Burkina Faso cent d’ans d’histoire 1895-1995, tome 2. Paris : Kartala, P.U.O, pp. 1867-1907.
SAWADOGO Jean, 1985. Les autorités politiques traditionnelles et la pénétration française en Haute-Volta, 1888-1932. Mémoire de maîtrise, Université de Provence, Aix-Marseille I, U.E.R, d’Histoire, 192 pages.

