Concours de reportage humanitaire du CICR : Herman Bassolé de Lefaso.net lauréat en catégorie Presse en ligne
La sixième édition du concours du meilleur reportage humanitaire a livré ses résultats le vendredi 12 décembre 2025 à Ouagadougou. Placé sous le thème « L’impact de la crise humanitaire sur la santé mentale des populations affectées au Burkina Faso », l’événement, organisé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a distingué quatre journalistes parmi lesquels notre collègue Bassolé Herman en catégorie Presse en ligne.
Son reportage intitulé « Prise en charge psychologique des déplacés internes : Gogo, théâtre d’une guérison collective » retrace l’histoire de femmes déplacées internes qui ont retrouvé espoir grâce au projet « Théâtre de l’apaisement » ou Pelen-Sik-Kuusem, mis en œuvre par l’Institut de recherche théâtrale du Burkina (IRTB). Accueillies au sein des familles de la commune de Gogo, à une vingtaine de kilomètres de Manga, ces dames tentent de surmonter les traumatismes liés à l’insécurité et à leur exil forcé depuis leurs villages respectifs.
Le premier prix en Presse écrite est revenu à Emil Abdoul Razak Segda des Éditions Sidwaya pour son œuvre « Prise en charge psychologique et psychosociale des PDI : des humanitaires au chevet des âmes traumatisées ».
En Radiodiffusion sonore, le jury présidé par Mafarma Sanogo a désigné deux lauréats ex æquo. Il s’agit de Seni Kiemtoré pour « Prise en charge psychosociale des personnes déplacées internes : la lutte sur la santé mentale, un espoir porté par ceux qui agissent » ; et Frédéric Tensaba pour « L’esprit en exil ».
Aucun candidat n’a été retenu dans la catégorie Télévision.
Chaque lauréat a reçu un trophée, une attestation et une enveloppe de 300 000 FCFA.
Selon la présidente du jury, l’évaluation a porté notamment sur l’adéquation des productions au thème, l’impact des actions présentées, la capacité d’analyse et la qualité technique des œuvres. Seize productions ont été soumises, un chiffre jugé faible, d’où la recommandation d’intensifier la communication autour du concours, car « communiquer, c’est aussi faire savoir ».
Pour Yves Arnoldy, chef de la délégation du CICR au Burkina, la crise sécuritaire laisse « des cicatrices invisibles mais profondes ». Il rappelle que la santé mentale demeure « un pilier de la résilience des communautés », et que les journalistes, en mettant en lumière les souffrances intérieures des populations, contribuent à « rapprocher l’action humanitaire de la société ».
Selon lui, les reportages primés ont permis de briser un silence et de rappeler que « prendre soin de l’esprit, c’est prendre soin de la vie ». « Nous croyons profondément que l’action humanitaire ne peut être complète sans une information qui tient compte et qui met en avant le respect de la dignité humaine », a-t-il laissé entendre.
Lefaso.net






