Soutenance de licence à l’ISCOM : Claire Hélène Sia analyse l’impact de "Radio développement international" sur le développement humain durable
« Contribution du média digital Radio Développement International au développement humain durable au Burkina Faso » : c’est sur ce thème que Claire Hélène Sia a présenté, le samedi 29 novembre 2025, son mémoire de fin de cycle en vue de l’obtention de la licence en Communication numérique des organisations, à l’Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM).
Dans son travail, la candidate a analysé le rôle de cette radio en ligne dans la diffusion d’informations éducatives, citoyennes et communautaires.
« Pour mener à bien notre étude sur la contribution de Web radio au développement humain durable au Burkina Faso, notre choix s’est porté sur la Radio développement internationale. Le média digital Radio Développement International, basée au Burkina Faso et spécifiquement à Ouagadougou, est un média digital qui contribue à la promotion de projets et d’initiatives liés au développement durable, ainsi qu’à l’accès à l’information et à la diffusion de bonnes pratiques en matière de santé publique. Grâce à son format numérique, elle demeure facilement accessible à divers publics, y compris ceux vivant dans des zones reculées où les médias traditionnels sont moins présents. Nous avons choisi RDI au regard de son intervention dans la promotion du développement durable au Burkina Faso. Elle est l’un des médias digitaux ayant consacré une rubrique à la production et à la diffusion de contenus sanitaires. En diffusant des programmes participatifs sur les bonnes pratiques, elle aide les populations à mieux comprendre les enjeux sanitaires et à adopter des comportements favorables. Par le biais des experts, elle n’est pas simplement une source d’information passive, mais plutôt facilite l’engagement dynamique entre les internautes et les professionnels de la santé, essentiel pour faciliter l’appropriation des messages. RDI contribue également au renforcement des capacités locales en mettant en avant des productions prenant en compte les réalités adaptées au contexte burkinabè. Elle aide ainsi les individus à améliorer leur bien-être et leur résilience face aux défis de développement », a souligné l’impétrante.
D’une part, son étude a révélé que les approches médiatiques participatives et contextualisées favorisent la sensibilisation et stimulent l’adoption de comportements favorables à la santé. D’autre part, l’usage des outils numériques permet une diffusion élargie des messages et renforce l’interactivité avec les publics, ce qui facilite leur appropriation et l’intégration progressive de bonnes pratiques sanitaires.
En somme, son étude révèle que les contenus diffusés par RDI, notamment ceux consacrés à la santé, jouent un rôle important dans le renforcement des connaissances du public et l’adoption de comportements sanitaires plus appropriés.
S’agissant des recommandations, les personnes enquêtées ont proposé plusieurs pistes pour améliorer l’impact et la visibilité de la radio et de ses productions santé. Beaucoup ont évoqué une méconnaissance générale de RDI et suggèrent la mise en place d’une stratégie de communication digitale plus dynamique, avec des campagnes publicitaires ciblées. Sur le plan éditorial, les contenus sont parfois jugés trop basiques, insuffisamment explicites ou au contraire trop techniques. Les enquêtés recommandent donc de produire davantage d’émissions sur des thématiques encore peu abordées, telles que l’hygiène menstruelle, l’éducation sexuelle ou encore la prévention à travers l’alimentation et l’activité physique.
Pour renforcer davantage l’impact de RDI dans la promotion de la santé, plusieurs actions peuvent être envisagées. Il apparaît d’abord nécessaire d’accroître la visibilité et la régularité des contenus sanitaires, notamment en augmentant la fréquence de diffusion des capsules santé. Ensuite, la diversification des formats et des langues de diffusion permettrait de toucher un public plus large. La production de contenus en langues locales comme le mooré ou le dioula favoriserait l’accès à l’information pour les publics non francophones. Par ailleurs, le développement de formats audio tels que les podcasts, en complément des capsules vidéo et des témoignages, encouragerait une écoute plus flexible et accessible.
Enfin, pour améliorer l’accès à l’information dans les zones où la connexion internet est limitée, Hélène Sia a proposé une collaboration avec des radios qui disposent d’émetteurs AM/FM afin de permettre une rediffusion des contenus de santé hors ligne et d’atteindre des publics plus éloignés.
Le jury, composé du Dr Cyriaque Paré (président), du Dr Lacina Kaboré (directeur de mémoire) et du Dr Inès Kaouane (évaluatrice), lui a attribué la note de 15/20 avec la mention bien.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net




