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Diaspora : Le HCBE au Canada, Zone II, réfléchit sur le retour et l’intégration des Burkinabè de l’Extérieur

Publié le dimanche 23 novembre 2025 à 22h14min

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Diaspora : Le HCBE au Canada, Zone II, réfléchit sur le retour et l’intégration des Burkinabè de l’Extérieur

Le Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur (HCBE) au Canada, Zone II a, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur et l’Ambassade du Burkina Faso au Canada, animé une conférence virtuelle sur le thème : « Retour et intégration des Burkinabè de l’Extérieur : défis, opportunités et programmes d’accompagnement pour une contribution durable au développement national ». Premier du genre, ce colloque virtuel qui a eu lieu dans l’après-midi de ce samedi 22 novembre 2025, a été placé sous le patronage du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamako Jean Marie Traoré ; le co-parrainage du ministre conseiller spécial du président du Faso chargé de la diaspora, Windpanga Gaëtan Ouédraogo, et du chargé d’affaires à l’Ambassade du Burkina Faso au Canada, Nénin Idrissa Soulama.

La conférence virtuelle a mobilisé plus de 200 participants, du Canda, mais aussi d’autres contrées. L’objectif principal de cette initiative impulsée par le délégué du HCBE au Canada, Zone II, Ismaël Aziz Daboné, et le délégué suppléant HCBE au Canada, Zone II, Ahmed Arnaud Dao, est de mieux comprendre les programmes d’accompagnement structurés pour faciliter le retour au pays, écouter les témoignages inspirants de compatriotes déjà réinstallés et, partant, de permettre aux Burkinabè de la diaspora de bénéficier de conseils pratiques pour une contribution durable au développement national. Les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands pour un déroulement conséquent de ce colloque en ligne qui a duré plus de trois heures.

Après les interventions d’usage des personnalités et du délégué HCBE au Canada, Zone II, qui ont consisté essentiellement en un rappel des objectifs du cadre et de la politique des plus hautes autorités sur le sujet, permettant ainsi de camper le décor, un zoom a été fait sur la vision et stratégie nationale du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur.

Puis, place a été ensuite faite au ministre conseiller spécial du président du Faso chargé de la diaspora, Windpanga Gaëtan Ouédraogo, par ailleurs co-parrain, pour dérouler la vision du président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, pour la diaspora. De l’intervention, on note que les plus hautes autorités du pays ont pris à bras-le-corps, la question de la diaspora, qui pèse, estime-t-on, plus de quinze millions de Burkinabè. Une volonté qui se traduit, entre autres, par la mise en place de mécanismes et dispositif pour la cause, dont un département chargé du volet. C’est dans ce dispositif qu’il a été nommé un ministre conseiller spécial du président du Faso chargé de la diaspora, Windpanga Gaëtan Ouédraogo, lui-même ayant vécu au Pays-Bas pendant plus de quinze ans. Selon ce dernier, le président du Faso a été clair : il faut quitter la rhétorique qui consiste à simplement appeler la diaspora à venir investir au pays. Il s’agit désormais, poursuit-il, de se demander qu’est-ce que l’État peut faire pour faciliter le retour et l’intégration des Burkinabè de l’extérieur. D’où les initiatives déjà en place et la dynamique continue dans ce sens. Aussi, les mécanismes et dispositif mis en place auprès du président du Faso, permettent aux Burkinabè de l’Extérieur d’avoir un interlocuteur direct pour soumettre leurs idées, leurs préoccupations, et pour présenter le schéma en la matière. Les réflexions se poursuivent pour nourrir cette vision du chef de l’État, et le ministre conseiller spécial du président du Faso chargé de la diaspora, Windpanga Gaëtan Ouédraogo, exhorte les Burkinabè de l’Extérieur à également contribuer dans ce sens.

L’autre grande articulation de cette conférence virtuelle a été le panel de partage d’expériences suivi de débats. Cette partie a consisté en l’intervention des Burkinabè de la diaspora qui ont décidé de faire leur retour au pays et qui l’ont réussi à travers notamment des investissements ou des emplois liés à leurs compétences. De ces intervenants/panélistes, Y.C Zezouma Sanou, ingénieur de projets, promoteur d’entreprise de BTP et investisseur dans le secteur des mines ; Yacine Sawadogo, consultante internationale, coach-formatrice, responsable d’un cabinet qui fait dans les services-conseils, le coaching, la maîtrise de cérémonies, le coaching, les recrutements ; Kossono Sangaré, promoteur d’une entreprise spécialisée dans le sport ; Faïza Congo, analyste de risques de crédit bancaire, évoluant dans une entreprise à Abidjan. Sur cette liste des Burkinabè de l’Extérieur qui ont réussi leur retour au Burkina, Gérard Koala, une figure bien connue par une certaine génération au Burkina comme l’un des précurseurs du mouvement hip-hop, alors célèbre animateur radio et promoteur d’évènementiels. C’est d’ailleurs au pas de course qu’il a livré son témoignage avant de prendre congés pour se préparer pour officier la cérémonie officielle d’ouverture de la 30è édition des Nuits atypiques de Koudougou (NAK). De retour au pays, Gérard Koala évolue, depuis neuf ans maintenant, dans l’aviculture (poules pondeuses), à travers des fermes au Burkina et en Côte d’Ivoire.

On y ajoute, la cantatrice de la musique burkinabè, Sami Rama, de la diaspora burkinabè en Allemagne, promotrice d’une entreprise spécialisée dans les engins électriques et qui a des perspectives au Burkina.

Le colloque en ligne a aussi permis aux participants de relever les difficultés auxquelles se heurtent les Burkinabè de la diaspora qui décident de retourner au pays, surtout pour investir. Au nombre de celles-ci, la lenteur administrative, voire l’impossibilité d’avoir certains documents administratifs ; le difficile accès à la terre et aux logements ; l’insuffisance de la main-d’oeuvre qualifiée dans certains secteur ; la concurrence déloyale, voire la ‘’méchanceté’’ ambiante qui règne dans certains domaines (illustration prise du monde de l’enseignement, surtout l’université où il est difficile pour les Burkinabè de retour avec des compétences de s’insérer) ; la passivité (non-réactivité) de l’administration publique qui ne favorise pas les compétences à contribuer en matière de politiques publiques (des propositions restées sans suite, pas de réaction à des correspondances, etc.).

La conférence a donc permis de faire de nombreuses suggestions afin d’accompagner la dynamique enclenchée par les plus hautes autotriés du pays, qu’ils ont tous saluée et encouragée. Les intervenants ont également partagé des conseils et astuces pour un retour et une intégration réussis des Burkinabè de la diaspora au pays.

Lien utile : Diaspora : « Il y a énormément de membres de la communauté qui se distinguent », rapporte Ismaël Aziz Daboné, délégué du Haut-conseil des Burkinabè de l’extérieur (HCBE) au Canada

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