Burkina : Le FMI salue une résilience économique en progression
Malgré le contexte sécuritaire difficile que connait le Burkina Faso, son économie se porte bien. Une situation qui rassure les institutions internationales comme le Fonds monétaire international (FMI), qui salue la résilience de l’Etat burkinabè à travers son ministre en charge de l’économie, engagé dans une progression nette et maîtrisée de son économie.
"La croissance, estimée à environ 5 % en 2025, s’appuie notamment sur une production aurifère dynamique, tandis que l’inflation, projetée à –0,5 %, témoigne d’une bonne gestion des prix. La structuration actuelle de notre économie, rare dans la région, témoigne de la résilience de notre système et des différents mécanismes mis en place et renforce la crédibilité économique du Burkina Faso auprès des institutions financières et des marchés internationaux" lit-on sur la page Facebook du ministère de l’économie.
"Sur le plan budgétaire, le FMI salue la vision et souligne l’engagement ferme des autorités burkinabè à ramener progressivement le déficit à 3 % du PIB d’ici 2027, conformément aux standards régionaux. La rigueur de la gestion publique au premier semestre 2025, marquée par le respect des critères du programme et la protection des dépenses prioritaires (éducation, santé, protection sociale), est particulièrement saluée", est-il écrit en sus. Une discipline qui prouve l’engagement de l’État à concilier stabilité macroéconomique, exigences sociales et investissements structurants, fondements clés dans la vision actuelle prônée par les premières autorités du Burkina Faso.
A cela s’ajoutent les réformes engagées en matière de gouvernance, d’intégrité fiscale et de transparence, toute chose qui renforce les liens entre l’Etat et ses partenaires. "Le FMI relève notamment les avancées dans la gestion des permis miniers, l’amélioration des marchés publics et l’application des recommandations relatives aux finances publiques. Est particulièrement saluée, la sortie du Burkina Faso de la liste grise du GAFI, toute chose qui corrobore la pertinence et la solidité des réformes engagées et la volonté ferme des autorités d’assainir la gestion et la gouvernance publique", est-il souligné.
Rappelons que cette rencontre avec la mission du FMI intervient à l’issue de la quatrième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), laquelle s’est tenue du 29 octobre au 12 novembre 2025. "Et en parallèle, un accord conclu sur un programme de 18 mois soutenu par la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) a été conclu. Toute chose qui marque une nouvelle étape dans l’avancée du pays. "Centré sur la gestion des risques climatiques, l’accès durable à l’énergie et à l’eau, et l’intégration de la résilience dans les investissements publics, ce programme positionne le Burkina Faso comme un pays proactif dans sa stratégie d’adaptation, capable d’attirer les financements verts et climatiques", se convainc le ministère de l’économie.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Source : Ministère de l’économie
Vos réactions (32)
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par caca, 20 novembre 2025 13:00J’ai eu un réel plaisir à lire l’article consacré à l’économie burkinabè, mettant en lumière un paradoxe saisissant : malgré un contexte sécuritaire marqué par la menace terroriste, le pays affiche une croissance estimée à 5 % en 2025 et une inflation projetée à –0,5 %. Ces données, relayées par le ministère de l’Économie et saluées par le Fonds monétaire international (FMI), traduisent une gestion rigoureuse et une structuration économique rare dans la région. Où sont donc les faux prophètes qui avaient prédit une chute libre du Burkina après son retrait de la CEDEAO ? Cependant, cette reconnaissance internationale, loin d’être anodine, mérite une analyse nuancée. Elle peut être interprétée comme un miroir symbolique : le FMI, institution souvent perçue comme vecteur d’impérialisme économique, admet ici la solidité du système burkinabè. Ce constat constitue une victoire symbolique, car il démontre que, malgré les pressions externes et internes, le Burkina demeure maître de son destin économique. Sur le plan national, cette performance économique nourrit une fierté collective. Elle atteste que les groupes armés ne règnent pas sur le pays et que l’État conserve sa capacité de gouvernance et de projection. La vitalité de la production aurifère et la stabilité des prix deviennent ainsi des marqueurs tangibles de la résilience institutionnelle. Enfin, cette situation révèle une maturité politique. Si les institutions internationales acceptaient de reconnaître leurs limites et la force des États africains, elles gagneraient en crédibilité. Le Burkina, pour sa part, a toujours su imposer le respect, quel que soit le régime en place. En définitive, la « doxologie » du FMI peut être lue comme une reconnaissance contrainte, mais elle révèle surtout la capacité du Burkina Faso à transformer l’adversité en force. La croissance économique apparaît ici comme un acte de résistance, une preuve que la souveraineté nationale ne se négocie pas. Dans cette perspective, la transformation du pays doit s’envisager avec sérénité mais fermeté, car la maturité économique et politique du Burkina constitue une victoire qui dépasse les chiffres. N’est-ce pas l’adage qui dit que l’on reconnaît le maçon au pied du mur, adage que viennent de confirmer les militaires au pouvoir ? L’impérialiste, désormais, n’a plus où reposer sa tête. La patrie ou la mort : nous vaincrons les impérialistes. Seule la lutte libère. caca
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par Kinkester, 20 novembre 2025 16:56Bien dit Caca. Le Burkina s’en sortira malgré le souhait d’apocalypse de certains de ses fils et de rageux extérieurs. On a des dirigeants déterminés, sérieux, ambitieux et qui semblent privilégier les intérêts supérieurs de la nation. Quand ces qualités sont réunies chez les premiers décideurs, malgré que des erreurs peuvent être faites, le pays ne pourra qu’aller de l’avant. Quand on recouvra la totalité de notre territoire, ce pays exhalera son parfum
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par Ka, 20 novembre 2025 18:32Ne croyant pas que cette contribution vienne du vrai caca, je me permets de confirmer en vivant sur place que malgré les mécréants qui menacent les bonnes actions du jeune I. Traoré et son équipe, le Burkina avance sans un frein brusque : Car la corruption commence a freiner grâce a une justice qui montre sa crédibilité et condamne les fraudeurs sans pitié, ce qui encourage les investisseurs de venir investir dans notre pays sans inquiétude. Et qui dit augmentation des investisseurs de tous bords dans un pays, dit une augmentation de sa croissance.
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21 novembre 2025 00:07Vieux Ka, Bonjour, C’est pourtant le vrai caca et rien que lui. Je dois quand même défendre mon cher pays en luttant contre l’impérialisme.
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par Kinkester, 21 novembre 2025 05:34
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par Ka, 21 novembre 2025 18:43Caca merci pour la confirmation : En suivant l’effort que fait le jeune I. Traoré et son équipe avec les actions qui vont au peuple et le développement du pays, confirme ce que j’ai toujours conseiller a nos dirigeants depuis plusieurs années en disant que ‘’’’la meilleure façon de distribuer les richesses du Burkina, c’est de permettre aux populations de cogérer leurs terres avec ceux qui ont la capacité de les mettre en valeur, et le jeune président I. Traoré l’a compris avec ses tracteurs, les routes, car, depuis notre indépendance, les pouvoirs qui se sont succédés ont toujours sauf le CNR, ont menacé d’immatriculer toutes les terres sous peine de les retirer à leurs propriétaires : Cela s’appelle la spoliation. En facilitant les paysans avec des tracteurs pour cultiver, un paysans d’un village m’a confirmer qu’en 2025 eux les paysans sont fière de faire comprendre a tout le monde que la terre est un patrimoine d’enrichissement pour ses détenteurs et non un objet les réduisant à la pauvreté. Faisant parti de ces paysans, je dis bravo a l’effort que fait les jeunes dirigeants. Mes enfants. ‘’’’ Mon jeune Kinkester, merci pour la considération et la pensée a mon égard. Comme nos ancêtres ont l’habitude de le dire : Chaque mauvais moment donne une douleur : Chaque douleur donne une leçon : Chaque leçon change une personne, et vous les jeunes l’ont compris.
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26 novembre 2025 17:14Tiens tiens ! Félicitations encore caca. Tu vois que tu peux faire des analyses basée sur une lecture objective des événements. Comme tu le dis si bien certains avaient prédit le pire Où sont donc les faux prophètes qui avaient prédit une chute libre du Burkina après son retrait de la CEDEAO ?. Ainsi va la vie SOME
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par Cheikhy, 20 novembre 2025 14:38C’est effectivement une reconnaissance "forcée" à la limite de l’opportunisme. Et n’oublions pas que les BRCS avancent à "grands pas feutrés" et si nos pays arrivent à sortir leurs têtes de l’eau, les institutions de Bretton Woods seront purement et simplement mises au bas de l’échelle du financement. Comme dirais notre Laurent BADO national, "il ne faut pas oublier hein !!!" parce qu’on sait comment et les raisons profondes de leur création en 1944, ainsi que leurs parcours depuis ce temps.
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26 novembre 2025 17:19Ne soyons pas si naïfs ! C’est pas aujourd’hui que ce FMI va se réveiller pour nous voir comme des gens bien. On sait bien que quand on n’arrive pas à terrasser son ennemi, on l’embrasse mais on sait aussi que pendant qu’il t’embrasse, il affûté son poignard caché dans son dos SOME
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par Bajazet, 20 novembre 2025 19:36Alléluia, mes chers amis ! Cela signifie en filigrane que votre gouvernement tient bien ses comptes et a su protéger votre économie malgré le contexte sécuritaire. Il y a par ailleurs d’autres indicateurs positifs. Je pense que cela signifie aussi que vos échanges extérieurs n’ont pas souffert de vos frictions avec la CEDEAO ; tant mieux si ces frictions se limitent au politique sans contaminer votre commerce extérieur. BUSINESS AS USUAL ! Après tout la Chine, ce géant tout neuf, sait parfaitement séparer le politique de l’économique, c’est le secret de sa réussite actuelle. Tous au maquis vendredi soir pour fêter les bonnes nouvelles ! NB : 1 point de croissance en mieux, c’est aussi X milliers de jeunes qui trouvent un travail, et s’éloignent donc des rentations séditieuses.
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par caca, 21 novembre 2025 09:01Cher Bajazet ! C’est ma première intervention dans un commentaire de l’internaute Bajazet sur le forum. Je trouve son intervention très ironique, avec un alléluia qui m’a réveillé de mon sommeil. En effet, ce mot est pourtant un terme lyrique en doxologie biblique, chargé de symbolisme et dépassant le simple effet de style. L’« Alléluia » lancé par l’internaute Bajazet, en réaction aux indicateurs économiques du Burkina Faso, mérite d’être interrogé. Est-ce une véritable doxologie, une louange adressée à Dieu pour ses bienfaits, ou bien une exclamation lyrique, un cri d’étonnement devant une résilience inattendue ? Quand on sait ce que les puissants de ce monde avaient annoncé sur le Burkina après son retrait de la CEDEAO… Le Psaume 103:2 rappelle : « Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ». La louange biblique est ici tournée vers Dieu, non vers les gouvernements ou les institutions financières. Elle invite à reconnaître dans l’histoire humaine une providence qui dépasse les calculs économiques. De même, le Magnificat de Marie (Luc 1:46-55) élève la voix des humbles : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur… Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles, il comble de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides. » Ce texte montre une lecture triomphaliste des succès du pauvre devant la moquerie des puissants de la terre. La croissance économique du Burkina, qui nous préoccupe ici, est une belle illustration de ce renversement divin qui vient élever l’humble dans sa tanière en lui rendant une justice sociale. Dieu est celui qui élève les humbles dans un monde d’injustice et qui donne de la nourriture aux affamés. Je me souviens de la rupture brutale de l’aide humanitaire française au lendemain du coup d’État militaire au Niger. Aujourd’hui, le Burkina est toujours dans une zone rouge déconseillée aux Français et au monde entier. Enfin, les paroles de Jésus dans l’Évangile selon Marc (9:40) résonnent comme une ouverture : « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » Cette phrase invite à dépasser les clivages politiques et géopolitiques, à reconnaître que tout signe de vie et de progrès peut être accueilli comme une bénédiction, même s’il provient d’instances parfois contestées comme le FMI. Dans ce contexte, il est difficile d’oublier la déclaration du président Emmanuel Macron devant les ambassadeurs de France, affirmant que « sans l’intervention française au Mali, le Burkina n’existerait pas ». Cette phrase, lourde de condescendance, illustre une posture où la puissance occidentale se présente comme garante de l’existence même des nations africaines. Elle relève moins de l’analyse géopolitique que de la rhétorique paternaliste, et mérite d’être critiquée avec ironie. Car l’histoire récente du Burkina démontre que, malgré la crise sécuritaire, malgré les tensions avec la CEDEAO, le pays continue d’exister, de résister et même de croître. L’Alléluia de Bajazet, qu’il soit doxologique ou lyrique, devient alors une réponse implicite à cette moquerie : le Burkina existe bel et bien, et son peuple trouve dans la résilience économique une raison de célébrer. Ainsi, l’Alléluia ne peut être réduit à une simple exclamation festive. Il porte en lui une tension entre le sacré et le profane, entre la louange divine et l’enthousiasme populaire. En l’intégrant au Psaume 103, au Magnificat et aux paroles de Jésus, on lui restitue sa profondeur spirituelle : bénir Dieu pour les bienfaits reçus, rappeler que la justice divine renverse les puissants et élève les humbles, et reconnaître que tout signe de vie est une victoire contre le néant. Face aux moqueries politiques qui prétendent nier l’existence du Burkina, l’Alléluia devient une proclamation prophétique : le peuple existe, il résiste, et il bénit Dieu pour ses bienfaits. Je termine ma diatribe en disant au vieux Ka que c’est bien Caca le vrai qui commente cette reconnaissance du Burkina par le FMI. Aucun Caca de faux ne viendrait soustraire ce Caca provocateur qui ironisait le régime Compaoré. J’aime mon pays en dépit de tout, et je le défendrai quel que soit le régime. En tant que Burkinabé, nous n’avons qu’une seule patrie et nous devons chacun avoir une opinion différente. Ce qui existe dans ce pays a été fondé par un autre, et chacun vient le construire à sa manière. La patrie ou la mort : nous vaincrons l’impérialisme sous toutes ses formes.
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par Bajazet, 22 novembre 2025 07:36@caca Mon bien cher Monsieur Caca, il y a un terme poli en anglais pour qualifier votre texte bavardissime et prétendument polémique : « electronic ballyhoo ». Il est clair que, en utilisant une IA, vous moulinez un quelconque texte pour en tirer une polémique inepte, d’un œuf de moineau vous faites une piscine de mayonnaise, et c’est interminablement indigeste.. Vous avez oublié une possibilité : que je ne sois pas ironique, mais sincère. Je suis en effet assez content de voir que votre gouvernement n’a pas trop cherché à détériorer votre économie en appliquant aveuglément des recettes dangereuses dictées par on ne sait quelle idéologie. Je suis heureux de constater un certain pragmatisme efficace en économie, un peu comme sait le faire la grande Chine, dont le dirigeant Deng Xiaoping affirma un jour « blanc ou noir, un bon chat est un chat qui attrape des souris ». Du coup, le BF bénéficie quand même des progrès économiques de ses voisins de la CEDEAO, ET JE M’EN RÉJOUIS. Bien entendu, il faut attendre la confirmation à plus long terme de cette tendance positive... Dans 10 ou 20 ans, on pourra conclure sur la solidité de ces progrès économiques. Sachez que je n’ai pas toujours le temps de rapidement réagir ou commenter, je fais cela quand je rentre chez moi en proche Picardie tard le soir, ou le Week-End. 40km d’autoroute à 130 km/h vers 20h, ce n’est rien ... sauf en cas d’embouteillage dû à la neige. Je n’ai pas, hélas, la possibilité de quitter longuement mon travail pour aller siffler une Braquina bien frappée, appelons ça l’enfer de la compétition capitaliste ... PS : en matière de religion, ce qui m’intéresse est plutôt la beauté des musiques et des textes, le contenu théologique m’indiffère autant que la sexologie des ornithorynques, animaux pourtant assez amusants pour un amateur de surréalisme biologique.
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par caca, 22 novembre 2025 16:51Cher Bajazet ! Je vous remercie pour votre intervention, dont la verve et les images colorées témoignent d’un goût certain pour la polémique. Même si le ton dénigrant se lit à propos de l’IA, mais permettez-moi toutefois d’apporter une nuance à votre critique de l’intelligence artificielle. Vous savez, j’ai commencé l’école à une époque où l’on écrivait encore avec la plume et l’encre. Puis vinrent les stylos à bille, les machines à écrire, et enfin l’ordinateur et internet. Chaque étape technologique a suscité des réticences, mais toutes ces inventions ont contribué à faciliter le travail humain et à élargir les possibilités de communication. L’IA s’inscrit dans cette continuité : elle n’est pas une rupture radicale, mais une évolution naturelle des outils que nous utilisons pour penser, écrire et échanger. Depuis plus de vingt ans, les pays les plus avancés utilisent cette technologie dans les entreprises et dans l’administration. Il est d’ailleurs intéressant de rappeler que l’invention des machines agricoles a joué un rôle dans l’abolition de l’esclavage, en rendant caduc un système dégradant. C’est ainsi que les maîtres acceptèrent le projet gouvernemental en libérant les esclaves. De la même manière, l’IA libère du temps et des forces pour des tâches plus créatives ou plus humaines. Je comprends que cette technologie puisse sembler étrangère à certaines générations, comme l’ont été les cartes bancaires ou l’ordinateur pour beaucoup de Français attachés aux chèques ou à l’écriture manuscrite et qui ne savent pas encore se servir de l’informatique. Mais ce n’est une faute pour personne d’y recourir : c’est simplement un outil supplémentaire, désormais enseigné dans les écoles et intégré dans les parcours professionnels comme une compétence, du BEP jusqu’aux formations d’ingénieur. Enfin, je vous avoue que j’aurais aimé recevoir votre réponse écrite à la plume et à l’encre, par nostalgie de ces gestes d’autrefois. Mais puisque nous sommes dans un forum numérique, il me semble juste de reconnaître que l’IA, loin d’être une menace, est une continuation de cette longue histoire de l’écriture et de la communication. Je termine en vous disant que tout ce que je partage dans ce forum vient de ma réflexion intellectuelle en lien avec mes études universitaires. Cela pourrait vous étonner, mais c’est aussi cela la réalité intellectuelle. Dans le débat sur ce forum, je mobilise mes connaissances philosophiques, théologiques, anthropologiques, historiques et psychothérapeutiques que j’ai acquises dans les universités françaises, sans le concours de l’IA. Je vous conseille d’arrêter de fantasmer et de projeter sur les inconnus, simplement parce qu’ils s’expriment de façon rationnelle dans un forum numérique. Avec mes salutations respectueuses, caca
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par Renault HÉLIE, 21 novembre 2025 08:57Tant mieux ! Cela veut dire que les échanges extérieurs du BF se portent bien, et cela fera moins de jeunes tentés par l’exil ... ou pire encore.
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par c, 21 novembre 2025 10:19Le taux de croissance est sous estimé d’aumoins 2 points vu la production agricole, la production aurifère, l’ouverture d’usines, la mobilisation des recettes propres, la mise en valeur des parcelles non bâtis etc. Il faut revoir la qualité de l’outil d’estimation du PIB et renforcer les capacités techniques de l’équipe en charge des estimations avec le FMI
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par warzat, 21 novembre 2025 10:55Toujours prudent avec les banquiers....quand la banque est contente de toi ça veut dire qu’elle gagne et la plupart du temps, il y a un perdant. La notion de gagnant-gagnant est généralement illusoire. C’est mon avis, comptons sur nous même.
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par caca, 22 novembre 2025 12:30J’ai écrit cette tribune afin de compléter ma première réaction vis-à-vis du FMI à l’égard du Burkina Faso. J’y propose une lecture psychanalytique de la dépendance monétaire, qui contraint nos États fragiles à rechercher une reconnaissance internationale en rejouant les scènes primitives de la relation mère-enfant décrites par Melanie Klein. Pour mes lecteurs qui ne connaîtraient pas cette psychanalyste de renom, il convient de rappeler son apport majeur. Melanie Klein (1882–1960), psychanalyste austro-britannique, fut une pionnière de l’analyse des enfants. Elle est surtout connue pour avoir montré que les toutes premières relations du nourrisson avec sa mère façonnent durablement sa vie émotionnelle ainsi que ses rapports aux autres. Son travail s’est principalement orienté vers l’exploration des premières expériences du nourrisson, en particulier la relation avec la mère et le sein maternel. Elle a montré que l’enfant, dès ses premiers instants de vie, éprouve des sentiments ambivalents mêlant amour et haine envers cet objet vital. Son idée centrale repose sur l’affirmation que le bébé n’est pas une « page blanche ». Dès le début, il projette ses angoisses et ses désirs sur le sein nourricier : lorsqu’il est satisfait, il l’aime et l’idéalise ; lorsqu’il est frustré, il le hait et le perçoit comme persécuteur. L’apport majeur de Klein réside dans l’introduction des notions de positions psychiques, dites paranoïde-schizoïde et dépressive. Celles-ci décrivent la manière dont l’enfant apprend progressivement à intégrer ses émotions contradictoires, à dépasser le clivage entre amour et haine, et à construire une relation plus réaliste et nuancée aux autres. L’influence de ses travaux fut considérable. Ils ont profondément marqué l’histoire de la psychanalyse, notamment dans l’étude des psychoses et des troubles graves, et demeurent aujourd’hui une référence incontournable, étudiée et discutée dans le monde entier. Pour un lecteur peu familier avec la psychanalyse, on peut retenir l’essentiel : Klein a montré que nos premières relations affectives — faites d’amour, de haine, de dépendance et de frustration — structurent en profondeur notre vie intérieure. Ses travaux permettent ainsi de comprendre non seulement le développement de l’enfant, mais également les dynamiques de dépendance et de reconnaissance qui traversent les relations humaines et sociales. Une fois cette présentation faite, j’entre dans le vif du sujet pour analyser l’ambivalence de la relation entre le FMI et nos États fragiles, en la comparant à la relation mère-enfant sous l’angle kleinien. Cette analyse permet de mieux comprendre le piège tendu par les banques à nos gouvernements, souvent en quête de reconnaissance internationale. Dans le langage des institutions financières internationales, certaines déclarations prennent des accents affectifs qui dépassent la simple technicité des chiffres. Ainsi, le Fonds monétaire international (FMI) salue aujourd’hui la résilience du Burkina Faso, louant sa croissance projetée à 5 % et sa discipline budgétaire dans un contexte sécuritaire difficile. À première vue, il s’agit d’une reconnaissance économique. Mais, à y regarder de plus près, cette « déclaration d’amour » peut être comprise comme une relation de dépendance affective, éclairée par une métaphore universelle : celle du nourrisson face au sein maternel. Nul besoin d’être psychanalyste pour saisir cette image. Chacun connaît intuitivement la double expérience du nourrisson : aimer le sein qui nourrit, haïr celui qui se dérobe. Melanie Klein en a fait une clé de lecture de la vie psychique : l’amour et la haine coexistent, et c’est leur intégration qui permet de construire une relation plus réaliste. Transposée au champ monétaire, cette dialectique éclaire la relation entre le FMI et les États : l’institution apparaît comme le sein nourricier, dispensant reconnaissance et crédibilité, tandis que l’État, en quête de légitimité, oscille entre gratitude et crainte. Le FMI félicite le Burkina Faso pour sa rigueur budgétaire et sa protection des dépenses sociales. Il promet crédibilité internationale, comme une nourriture symbolique qui rassure. Mais cette reconnaissance est conditionnelle : elle repose sur le respect des critères, notamment la réduction du déficit à 3 % du PIB d’ici 2027. Derrière l’amour proclamé demeure la possibilité de frustration. Le sein nourricier peut devenir persécuteur, retirant son soutien si les engagements ne sont pas tenus. L’ambivalence kleinienne se rejoue dans cette relation asymétrique : l’amour est toujours traversé par la menace de la haine. Cette lecture psychanalytique ne prétend pas remplacer l’analyse économique. Elle ajoute une dimension humaine et relationnelle au débat monétaire universel. Elle montre que les politiques financières ne sont pas seulement des équations, mais aussi des relations de dépendance, de confiance et de reconnaissance. Le FMI distribue son « lait » sous forme de financements et de crédibilité, mais impose en même temps une discipline qui structure le comportement budgétaire des États. Le Burkina Faso, en intériorisant ces normes, cherche à se présenter comme un acteur fiable, mais demeure exposé à l’angoisse de la perte, à la crainte du retrait de l’amour institutionnel. Ainsi, la « déclaration d’amour » du FMI envers le Burkina Faso révèle une vérité plus large : les relations monétaires internationales sont traversées par des logiques affectives. Elles rejouent, à l’échelle des États, la dialectique primitive du nourrisson et du sein. Comprendre cette ambivalence, c’est reconnaître que l’économie mondiale n’est pas seulement affaire de chiffres, mais aussi de psychopolitique, où l’amour et la haine se conjuguent pour structurer la dépendance et la discipline. Il nous convient cependant de demeurer attentifs face à ce qui s’apparente à une reconquête financière d’inspiration impérialiste. La salutation adressée par le FMI ne saurait être interprétée comme une déclaration d’amour authentique ; elle relève davantage d’une stratégie de reconnaissance conditionnelle. Toutefois, cette mise en scène institutionnelle peut jouer un rôle paradoxal : en renforçant le moral des États fragiles, elle les incite à maintenir leur vigilance et à redoubler d’efforts dans l’affrontement symbolique avec l’adversaire. Seule la lutte libère. La patrie ou la mort : nous vaincrons ! caca
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26 novembre 2025 17:46Oui caca, ta lecture psychalanalique tient. Loin d etre d’être une science exacte l’économie est une science sociale. J ai écrit une intervention dans un sens d interprétation de cette position du FMI et compères. Je ne vois pas pourquoi on devrait chanter Alléluia. Quelle était la position de ce même FMI vis à vis du burkina et de l’AES en général. On n’a pas oublié. Et puis pourquoi doit on s’extasier de la reconnaissance par le FMI. Qu’est-ce qu’on en a faire ? Le burkina s’en sort sans le FMI. Le bébé que l’on voulait punir s’est fortifié et la mère se voit inutile et sans pouvoir sur lui. Alors elle se transforme en mère aimante pour ne pas se retrouver sans raison de vivre. Sans l’enfant à quoi sert-elle. Elle n’existe même plus. Comprenons la vraie stratégie. Pourquoi faut-il attendre une reconnaissance du FMI ? SOME
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par caca, 27 novembre 2025 07:30Merci SOME pour ta lecture objective sur caca. L’impérialiste est toujours émerveiller et étonner de voir qu’un pays comme le Burkina peut trouver en elle la force de résilience endogène et rebondir sur le marché international. Le Burkina Faso quelque soit le régime a toujours su impressionner le mondial. Avec ses peu de ressources financière, il arrive à concurrencer les pays africains les plus dynamiques. Les exemples sont légions dans ce sens, et la lutte continue dans le bon sens. C’est ainsi que les autres pays comme l’Asie est sortie du sous développement. La richesse du sol burkinabé est nous même et personne ne viendra nous développer. Seul la lutte libère. caca
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par Renault HÉLIE, 22 novembre 2025 20:38@caca Charlatanisme psychologisant, plus IA, plus soporifique jargon prétendument anti-impérialiste, c’est assez amusant ... mais je baille d’ennui devant vos textes malhabilement interminables, écrits dans un patagoin sans queue ni tête. Mais merci, Messire Caca, vous avez magiquement deviné que j’ai parfois du mal à dormir, c’est fréquent chez les septuagénaires ; aussi lirai-je soigneusement l’un de vos textes vers minuit, j’espère que mes bâillements m’assommeront efficacement. Peut-être devrais-je les dicter à un magnétophone pour en bercer ma nuit vers l’aube ? PS : ce qui m’inquiète aussi, c’est le pourcentage sans cesse croissant de doctorats de sciences humaines non seulement creux comme une paille sèche (c’est endémique dans ces domaines), mais en plus malaxé par une mauvaise AI mal maîtrisée. PS : Pardonnez ma moquerie, car c’est un trait national ! Nous nous moquons de tout, même de nos rois, de nos amis et de nous mêmes. Qu’il s’inquiète celui qui n’est pas moqué par les français, c’est peut-être signe qu’il est peu intéressant...
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par caca, 24 novembre 2025 12:04Cher Renault Hélie ! Je voulais vous signifier toute ma reconnaissance. En vous lisant dans ce forum, j’ai bien aimé votre ton affabulateur sur caca. Vous lui prêtez les termes de charlatanisme et de psychologisant afin de le dénigrer devant vos lecteurs, que vous cherchez à séduire en manipulant son écrit à votre guise. Vous dévoilez ici, dans le contexte où caca dénonce les manœuvres machiavéliques du FMI, votre visage de mythomane. Ce coup d’imposteur est reconnu dans le jargon intellectuel pour déconstruire l’argumentaire de votre contradicteur. Caca ne vous a jamais parlé de ses doctorants. Mais vous dupez ses références universitaires pour dire n’importe quoi. Si étudier dans les universités françaises revient à devenir charlatan ou psychologisant, alors ces attributs s’adressent aux Français d’abord. Ainsi, je comprends votre humour affabulateur dans le réseau social.
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par pfff, 23 novembre 2025 09:35Revoilà le Caca de notre forum. La "lecture psychanalytique de la monnaie"... ça devrait avoir sa place dans la cacopédie, et être enseignée dans l’université d’Umberto Eco dans sa licence en insignifiance comparée, département de byzantinologisme ! Ce sera à placer entre la Technique du tiers inclus, l’Histoire de la philosophie pré-présocratique et l’Histoire des colonies de la principauté de Monaco. . En tout cas, voici un internaute qui maîtrise à merveille la scatotechnie perlocutoire.
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par Renault HÉLIE, 23 novembre 2025 21:23@pfff Messire Pfff, ne dites surtout pas du mal de Byzance devant moi, sinon je tombe en apoplexie. Admirons plutôt Byzance, cet empire brillantissime qui a été abandonné face aux Seldjoukides et autres Osmanlis.... et cela pile l’année ou « nous mêmes », futurs impérialistes très très très méchants, écrasions définitivement les Godons à la bataille de Castillon (1453). cette dernière bataille acheva la « Guerre de cent ans » grâce à notre artillerie ultramoderne pour l’époque, dans une victoire définitive sur l’Anglois. Hélas, l’école française d’histoire a toujours voulu mépriser Byzance, ce qui a conduit à de graves contresens sur les apports techno-scientifiques et philosophique prétendus des Arabo-Musulmans. Il s’avère maintenant que ces brillants apports (chimie, chimie du pétrole, astrolabe, équations diophantiennes...), nous viennent le plus souvent des Byzantins hellénophones, souvent complétés par des apports des Persans (jasmin, artichaud, safran, diwan, sérail, échecs, etc.), des Hindous (sucre, orange, zéro, chiffres décimaux, perfectionnements de l’algèbre des équations) et, bien entendu, des Chinois (poudre noire, papier, boussole, imprimerie, etc.) ; n’oublions ni Babyloniens ni Égyptiens, surtout pas, sinon gare ! Bon, certes, les Byzantins étaient connus pour leurs terrifiantes disputes théologiques (iconoclasme, lumière thaborique, querelle du nombre d’anges sur une tête d’épingle, etc.) ; disputes qui se terminaient par des centaines de morts. Mais c’était aussi une des plus merveilleuses civilisations issues de l’Antiquité. Hélas, Byzantins et Persans se sont épuisés dans une terrible guerre de plus d’un siècle, ce qui explique leurs chutes ultérieures. Bon, j’ai écrit tout ça de mémoire, on pourra vérifier mes dires et en débattre. Mais ma thèse est que Byzance est trop négligée dans l’espace francophone, et que ça conduit à de lourdes erreurs en histoire des techno-sciences. L’esprit tétrapylectomique des Byzantins ne pourrait qu’intéresser notre ami Caca, qui adore filer une somptueuse tapisserie en partant de trois brins de laine. Je suis sur que l’ami Caca se réjouirait en s’enquérant des plus belles querelles byzantines ... Caca eût fait belle figure à la cour de la reine Mathilde, cette immense tapissière anglo-normande. Tiens, il faudra que je retourne à Bayeux, c’est pas loin de mes petits châteaux si peu historiques. Notons qu’en Afrique, il est au moins deux nations qui nous relient à la civilisation de Byzance, l’Égypte Copte et l’Éthiopie. L’Éthiopie était une grande puissance au temps de Byzance, cela peut intéresser de jeunes burkinabè. J’aurais aimé discuter de Byzance avec Dali et Borgès, en plus d’Umberto Eco ...
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par pfff, 24 novembre 2025 09:44Oh, mais je n’en dis pas de mal. J’ai beaucoup de respect pour l’Empire Romain d’orient, même si leur approche pour le moins tortueuse de la théologie a inspiré beaucoup de monde. :) . Je prendrais aussi beaucoup plaisir à discuter avec de tels artistes aux visions si... particulières ! . Je lisais l’analyse intéressante d’un historien qui expliquait que, à la chute de l’Empire Romain, trois empires se forment : byzantin, arabe, puis carolingien, sur les mêmes terres et le même substrat culturel, et la même logique impériale. Ils se structurent autour de trois religions fort semblables à leur naissance (christianisme orthodoxe, nicéen, et islam), trois langues (grec, latin, arabe) et, trois capitales romaines : Rome, Constantinople et Damas. . À cause de leur trop grande proximité culturelle, ces empires étaient en concurrence sur tous les autres aspects et tentent de prendre l’ascendant... Les dirigeants n’ont de cesse de vouloir se différencier les uns les autres par tous les moyens pour éviter une nouvelle fusion des populations sur des territoires qu’ils contrôlaient fort mal. Ils se concentrent sur ces trois aspects : religions, langues et villes, puis sur les productions culturelles de toutes sortes. . Tant d’efforts et de persévérance finissent par produire leurs effets un peu avant le tournant du millénaire, époque où le legs romain finit par s’estomper. Tout ça laisse une impression de déjà-vu un peu triste.
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par caca, 24 novembre 2025 10:56Chers internautes Pfff et Renault Hélie ! J’ai bien adoré votre comédie forumiste sur le caca. Vous savez que, dans la culture burkinabé, la plaisanterie est un dialogue social puissant pour une bonne intégration des communautés. Elle est devenue un outil politique que nos gouvernants déploient pour pacifier les groupes ethniques. Concernant caca, lorsque le débat intellectuel dans le forum n’est pas dénigrant ni insultant, il accepte la contradiction. C’est ainsi que l’on apprend en grandissant. Un maître humble apprendra toujours l’intelligence de son disciple brisant. Nous connaissons Socrate grâce à Platon, qui n’a pas forgé sa propre philosophie, mais a compilé et rapporté celle de son maître. J’ai trouvé vos réactions amusantes. Que l’internaute caca devienne cacaphobie ou cacaphilie, cela n’a vraiment pas de sens pour lui. Le plus important dans la vie, c’est le respect mutuel d’autrui. Je vous souhaite de passer une bonne semaine ! caca
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24 novembre 2025 14:07Cher Pfff ! Votre ton comique sur « caca » lui a permis d’étendre son analyse économique concernant la séduction du FMI sur le Burkina dans la reconnaissance de sa croissance économique. Je voulais simplement vous dire que : « Comprendre la psychanalyse économique, c’est réaliser que nos vies ne sont pas seulement gérées par des euros ou des dollars, et encore moins par le franc CFA, mais aussi par des flux invisibles d’énergie psychique. Et si l’on apprenait à mieux gérer cette banque intérieure, peut-être que nos sociétés seraient moins en déficit de paix et de dialogue. » Ils sont malheureusement nombreux à penser que l’économie, c’est l’argent qui circule. Freud, lui, pensait que c’était l’énergie psychique qui circulait… et croyez-moi, cela peut être tout aussi chaotique qu’un budget en fin de mois ! En effet, la psychanalyse économique n’a rien d’une fable ni d’une affabulation intellectuelle. Elle désigne simplement un point de vue freudien qui analyse les processus psychiques comme une circulation et une répartition d’énergie psychique (libido, pulsions), susceptibles d’augmenter ou de diminuer notre instance. Elle constitue l’un des trois axes de la métapsychologie freudienne, aux côtés du point de vue dynamique et du point de vue topique. Freud a introduit ce modèle dans ses écrits métapsychologiques de 1915, notamment L’inconscient, pour rendre compte de la manière dont l’énergie psychique se déplace, s’investit et se décharge. Exemple : un symptôme névrotique peut être compris comme une fixation d’énergie qui ne trouve pas de voie de décharge normale. Ainsi, la Revue française de psychanalyse consacre régulièrement des dossiers à l’« économie psychique », explorant comment les pulsions, affects et représentations s’articulent dans la vie psychique. Des auteurs modernes insistent sur la dimension transactionnelle et institutionnelle de l’économie psychique, en lien avec les émotions et leur rôle dans les comportements sociaux. Le modèle économique reste central pour comprendre la libido, les processus de sublimation et les pathologies liées à la gestion de l’énergie psychique. Par ailleurs, la psychanalyse économique n’a rien à voir avec l’économie financière : elle s’intéresse à la gestion interne de l’énergie psychique. C’est une grille de lecture qui permet de comprendre les symptômes, les défenses et les dynamiques pulsionnelles en termes de flux, de charges et de décharges. Mes analyses psychanalytiques, à partir de la clinique de Mélanie Klein sur le nourrisson, me permettent d’apporter une contribution citoyenne en dénonçant un plan machiavélique d’une institution mondialement reconnue, impérialiste, qui traite l’économie des pays fragiles sans compassion ni empathie. Le chant magnifique de cette institution diabolique sur le Burkina, au moment où son économie n’a pas sombré malgré les activités terroristes, montre bien que seuls les imbéciles ne changent pas leurs trajectoires stratégiques. Le Burkina Faso rembourse sa dette extérieure en construisant une économie dynamique pour la génération future. En psychologie, la notion de gratuité n’existe pas : c’est plutôt par intérêt que les gens interagissent. Le FMI défend bien ses intérêts, et sa méthode mérite d’être dénoncée. Je termine en vous disant : prenez soin de vous malgré votre dénigrement et votre délire pathologique. caca avance dans ces réflexions et rien ne peut l’intimider. Je vous souhaite une bonne journée à la réception de ce message. caca
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par Renault HÉLIE, 24 novembre 2025 09:26@caca Messire Caca, votre prétention à enduire le FMI de pommades psycho-baratinologiques revient en gros à écrire « nous autres sommes des enfants immatures qui mettons de l’affectif dans n’importe quoi ». Le crédit et la monnaie sont tout simplement des problèmes TECHNIQUES, purement techniques, rien d’autre, pas psychologiques ni eschatologiques ni religieux, assez peu politiques, et le FMI n’est qu’une sorte de banque, point à la ligne. Comme toutes les banques, le FMI exige du sérieux dans les comptes. L’alternative à la fréquentation du FMI, c’est de vendre le pays à l’Inde, à la Chine ou à la Russie, autrement se faire recoloniser comme une dinde qui confierait son sort à un charcutier de Noël pour éviter le vétérinaire et les 3 potions que le véto prescrirait. Je vous signale que la Tunisie, pays géré de façon imbécile depuis 2011, a essayé d’éviter les ajustements structurels du FMI en vendant littéralement ses fesses à l’Algérie et à des puissances du Golfe qui financent les pires extrémistes ; le tout couvert par un discours stupide sur une souveraineté pourtant déjà archivendue à l’Algérie et au Golfe. Si la Tunisie avait eu le huitième du douzième du sérieux budgétaire, économique et monétaire de l’actuel BF, elle ne serait pas aujourd’hui aussi ridicule et, en plus, affligée d’une monnaie qui s’effondre et d’une population appauvrie au bord de la révolte. Ma conclusion est que, pour le moment, le BF peut regarder le FMI droit dans les yeux et éviter la prostitution à des puissances voraces, ce qui fait qu’un sain commerce peut continuer sans risque monétaire pour nourrir le petit peuple. Donc, RÉJOUISSONS-NOUS, applaudissons ! « PLAUDITE CIVES ! », eussent dit les antiques ...
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par caca, 24 novembre 2025 18:04Cher Renault Hélie ! J’ai lu votre réaction à caca et, au fond de moi, j’ai compris le sens de votre critique. D’abord, nulle part je ne vous ai traité « d’enfants immatures qui mettent de l’affectif dans n’importe quoi ». J’observe simplement qu’il s’agit de votre imagination, d’une pure interprétation erronée du fond de ma pensée. Deuxièmement, je suis étonné de votre commentaire sur mon écrit, où j’ai proposé une analyse psychopolitique en mobilisant la psychanalyse kleinienne comme métaphore pour critiquer le revirement du FMI dans sa reconnaissance de l’économie burkinabè. Sur ce point, je souhaite vous rappeler brièvement l’histoire qui lie théologie et économie. Beaucoup de contemporains ignorent la pertinence des religions dans la structuration des économies de nos États. Ils confondent trop souvent les études théologiques avec la pratique religieuse et, de ce fait, réduisent les guides spirituels à des charlatans. Dans votre critique à caca, vous avez écrit : « Le crédit et la monnaie sont tout simplement des problèmes TECHNIQUES, purement techniques, rien d’autre, pas psychologiques ni eschatologiques ni religieux, assez peu politiques, et le FMI n’est qu’une sorte de banque, point à la ligne. Comme toutes les banques, le FMI exige du sérieux dans les comptes. » Encore une fois, il s’agit d’une conclusion hâtive de votre part. Caca, sans se soustraire à votre verve critique, avait plutôt écrit : « Dans le langage des institutions financières internationales, certaines déclarations prennent des accents affectifs qui dépassent la simple technicité des chiffres. Ainsi, le Fonds monétaire international (FMI) salue aujourd’hui la résilience du Burkina Faso, louant sa croissance projetée à 5 % et sa discipline budgétaire dans un contexte sécuritaire difficile. À première vue, il s’agit d’une reconnaissance économique. Mais, à y regarder de plus près, cette “déclaration d’amour” peut être comprise comme une relation de dépendance affective, éclairée par une métaphore universelle : celle du nourrisson face au sein maternel. Nul besoin d’être psychanalyste pour saisir cette image. Chacun connaît intuitivement la double expérience du nourrisson : aimer le sein qui nourrit, haïr celui qui se dérobe. Melanie Klein en a fait une clé de lecture de la vie psychique : l’amour et la haine coexistent, et c’est leur intégration qui permet de construire une relation plus réaliste. » Vous avez extrapolé ma pensée à votre guise pour en tordre le sens. Caca ne parle pas de crédit et de monnaie ; il évoque la vie psychique monétaire dans l’économie des pays fragiles en quête de reconnaissance internationale. Troisièmement, permettez-moi de vous transporter au XVIᵉ siècle, moment historique et bouleversant pour la culture européenne. La Réforme protestante, menée par Jean Calvin, a bouleversé l’ordre établi en donnant une légitimité nouvelle au crédit. Alors que l’Église catholique condamnait toute forme d’usure, Calvin introduisit une distinction essentielle : le prêt à intérêt pouvait être juste s’il servait le commerce et non l’exploitation des pauvres. À Genève, cette position se traduisit par l’instauration d’un taux « raisonnable », fixé autour de 5 %, considéré comme moralement acceptable et économiquement viable. Ce choix n’était pas anodin. Il visait à protéger les plus vulnérables contre les abus, tout en permettant aux artisans, commerçants et réfugiés d’accéder au financement nécessaire à leur activité. Entre 1555 et 1557, Genève renforça ses contrôles sur les pratiques usuraires, dans un contexte de croissance et d’accueil massif de populations. Ainsi, la cité devint un laboratoire où théologie et économie s’entremêlaient pour inventer une régulation moderne. L’héritage est considérable : en légitimant le crédit, Calvin a ouvert la voie à une culture bancaire qui allait marquer durablement Genève et, plus largement, la Suisse. Certains y voient l’une des racines du secret bancaire helvétique. Mais au-delà des controverses, l’essentiel demeure : la finance n’est pas neutre, elle est toujours traversée par des choix éthiques et politiques. Quatrièmement, je vous transporte dans l’Épître de Jacques, au premier chapitre, verset 27, qui énonce une formule paradigmatique : « La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. » Ce passage, souvent lu comme une exhortation morale, peut être interprété comme une véritable grammaire sociale. La religion, selon Jacques, ne se réduit pas à un rituel ou à une profession de foi abstraite ; elle se déploie dans l’attention concrète aux plus vulnérables et dans la construction d’un ordre éthique. Cette exigence théologique a eu des répercussions bien au-delà du champ spirituel. Elle a façonné des comportements collectifs qui, progressivement, ont donné naissance à des institutions économiques. La logique du crédit bancaire, par exemple, repose sur une valeur centrale : la confiance. Prêter suppose croire en la probité de l’autre, en sa capacité à honorer sa parole et à rembourser sa dette. La théologie, en insistant sur la responsabilité et la solidarité, a contribué à instituer cette confiance comme principe structurant des échanges. L’histoire de Genève au XVIᵉ siècle illustre de manière exemplaire ce passage de la théologie à l’économie. Cette régulation théologique permit l’émergence d’un système bancaire éthique, où le prêt devenait un instrument de développement plutôt qu’un outil de domination. Genève, grâce à cette articulation entre foi et économie, s’imposa comme un centre financier majeur, démontrant que la réflexion théologique pouvait transformer une cité en laboratoire économique. Enfin, loin d’être confinée aux sacristies, la théologie s’est révélée une force instituante. Elle a donné aux sociétés européennes des catégories pour penser la justice, la responsabilité et la confiance, autant de piliers de l’économie moderne. Ignorer cet héritage, c’est méconnaître la manière dont nos institutions financières se sont construites. En définitive, l’étude théologique ne se limite pas à l’exégèse des textes sacrés : elle participe à la structuration de la mémoire collective et à l’invention des pratiques sociales. Elle rappelle que l’économie n’est jamais neutre, mais qu’elle est toujours traversée par des valeurs, des représentations et des choix éthiques. De Jacques à Calvin, la théologie s’est faite matrice de l’économie, en inscrivant la solidarité et la confiance au cœur du crédit. Cher Renault Hélie, je sais que mon texte est long, mais avec votre temps de retraité vous pourrez le lire, même en le déformant à votre guise. C’est cela aussi la liberté d’expression : la contradiction dans le respect. caca
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par Renault HÉLIE, 24 novembre 2025 21:40@caca Cher Messire caca, Ce n’est pas parce que des religions ont voulu s’emparer des problèmes de "commerce de la monnaie" que la monnaie est autre chose qu’un pur outil technique, comme l’huile dans un moteur ou dans une transmission hydraulique. Une partie des problèmes politiques de l’Humanité vient du fait qu’on attribue des qualités et défauts magiques, de façon légèrement infantile, à des objets utiles et nécessaires. Je soutiens qu’une certaine propagande a décuplé, centuplé des inquiétudes très immatures à propos de monnaie et de souveraineté, attribuant paranoïaquement des fonctions maléfiques aux banquiers et à la monnaie, comme un enfant qui se mettrait à avoir peur d’une poupée. Il ne faut pas marcher dans la combine, il ne faut pas exciter des peurs irrationnelles, y compris dans les grands pays occidentaux. Chez nous, trop de gens inventent des contes de sorcières comiques sur l’Euro, qui pourtant nous a forcé à plus de rigueur financière face aux pressions insupportables de la démagogie syndicale marxisante.
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par caca, 25 novembre 2025 12:47Cher Renault Hélie ! Je vous remercie sincèrement pour votre intervention, que j’ai lue avec beaucoup d’intérêt. Vous avez parfaitement saisi l’esprit de la thèse défendue dans ce forum, et je trouve légitime que chacun apporte son opinion sans prosélytisme, puisque c’est bien la richesse du débat qui nous rassemble. Cependant, je souhaiterais nuancer certains points de votre analyse. Vous évoquez l’idée que les religions auraient accaparé le « commerce et la monnaie », mais sans préciser lesquelles. Or, l’histoire montre des trajectoires très différentes : • Le christianisme a contribué à structurer les États européens à travers l’éducation, l’action sociale, et même les institutions bancaires et de crédit. Certes, il a parfois freiné le progrès scientifique (l’affaire Galilée en est un exemple), mais il a aussi ouvert la voie à une pensée laïque et scientifique, notamment via le protestantisme. • Le communisme et le socialisme trouvent en partie leurs racines dans des valeurs chrétiennes de solidarité et de justice sociale, même s’ils se sont ensuite autonomisés sur le plan idéologique. • L’islam, de son côté, a largement favorisé le commerce et l’expansion culturelle, en faisant des marchands musulmans des acteurs majeurs des échanges mondiaux. • Enfin, il est intéressant de rappeler que certaines grandes familles industrielles françaises, comme Peugeot ou Renault, issues du protestantisme, ont marqué durablement l’économie nationale. Ainsi, si la monnaie est bien un outil technique, elle n’a jamais été totalement neutre : elle s’est toujours inscrite dans des contextes religieux, sociaux et politiques qui lui ont donné une dimension symbolique. C’est pourquoi réduire la monnaie à une simple « huile dans un moteur » me semble occulter la complexité de son rôle dans l’histoire humaine. Je reconnais néanmoins votre mise en garde contre les peurs irrationnelles et les fantasmes autour de l’Euro ou des banquiers. Sur ce point, je vous rejoins : il est essentiel de dépasser les contes de sorcières et d’analyser la monnaie avec rigueur, sans tomber dans la paranoïa. Par ailleurs, « La parole du Christ — Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu dans les Évangiles synoptiques — établit une distinction fondamentale entre le domaine spirituel (religion) et le domaine politique (ordre mondial et monnaie). La religion, dont la vocation est de relier l’homme à Dieu (religare), éclaire la conscience et nourrit la quête de sens. Dieu, en créant le monde et l’homme, a confié à ce dernier la gestion du monde, comme le rappelle la Genèse, lorsqu’Il place l’homme dans le jardin pour le cultiver et le garder. En effet, la gouvernance civile appartient à l’homme, tandis que la religion appartient à Dieu. Confondre les deux, c’est risquer de détourner la foi de sa mission spirituelle et de fragiliser la justice dans la cité. Cependant, l’un ne va pas sans l’autre. Dans notre jargon théologique, on parle d’une prise en charge holistique de l’homme (sôma kai pneuma holotelôs epimeleisthai). Quand les politiques échouent dans leur quête du bien-être social, ils se tournent vers les religions en les impliquant dans le processus de paix et du vivre-ensemble. La religion, lorsqu’elle est bien comprise, demeure le garant d’une bonne conscience de l’humain. Le commerce et la monnaie, pour caca, sont plutôt des outils au service de l’homme dans un monde équitable.
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par caca, 24 novembre 2025 10:58Chers internautes Pfff et Renault Hélie ! J’ai bien adoré votre comédie forumiste sur le caca. Vous savez que, dans la culture burkinabé, la plaisanterie est un dialogue social puissant pour une bonne intégration des communautés. Elle est devenue un outil politique que nos gouvernants déploient pour pacifier les groupes ethniques. Concernant caca, lorsque le débat intellectuel dans le forum n’est pas dénigrant ni insultant, il accepte la contradiction. C’est ainsi que l’on apprend en grandissant. Un maître humble apprendra toujours l’intelligence de son disciple brisant. Nous connaissons Socrate grâce à Platon, qui n’a pas forgé sa propre philosophie, mais a compilé et rapporté celle de son maître. J’ai trouvé vos réactions amusantes. Que l’internaute caca devienne cacaphobie ou cacaphilie, cela n’a vraiment pas de sens pour lui. Le plus important dans la vie, c’est le respect mutuel d’autrui. Je vous souhaite de passer une bonne semaine ! caca
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par Renault HÉLIE, 25 novembre 2025 14:34Nos palabres avec Messires Caca, pfff, Bajazet, Gwandba, etc. sont parfois un peu surréalistes et quelque peu sybillines. Il est tout à fait permis d’en dire du mal. Mais, au niveau de l’expression et de l’enrichissement culturel, il n’y a pas à dire, elles tirent le niveau jusqu’à des altitudes intéressantes, sinon stratosphériques... Un étudiant malin devrait les stocker dans un traitement de texte, les relire et les analyser. Il est tout à fait possible d’utiliser une IA pour cela. Ce même étudiant pourrait se donner pour tache de vérifier de nombreux faits et données évoqués, sans oublier les procès d’intention ainsi que les accusations non prouvées...
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