Burkina Faso : Un travesti originaire d’un pays voisin condamné pour homosexualité et pratiques assimilées
Le vendredi 7 novembre 2025, K.M, originaire d’un pays voisin, a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga II pour répondre dès faits d’homosexualité et de pratiques assimilées.
Le ministère de la justice qui révèle l’information via sa page Facebook, rappelle que ces pratiques sont interdites aux termes de l’article 210-3 de la loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant code des personnes et de la famille au Burkina Faso qui punit ces faits d’une peine d’emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de deux millions (2 000 000) à dix millions (10 000 000) de francs, précisant in fine que lorsque le prévenu est de nationalité étrangère, il peut en outre être prononcé contre lui l’expulsion du territoire national.
Pour les faits de l’espèce, K.M, de sexe masculin, s’est travesti en femme et faisait le trottoir dans la ville de Ouagadougou. Appelé à la barre, il a reconnu sans ambages entretenir des rapports sexuels rémunérés avec d’autres hommes. Pour sa défense, il expliquait avoir été victime d’un viol collectif il y a environ 07 ans de cela par des garçons qui l’ont entrainé dans un coma pendant 05 mois. C’est quand il a recouvré sa santé qu’il a décidé de s’habiller et de se maquiller désormais comme une femme pour sa propre sécurité.
Dans sa narration, il expliquait qu’il arrivait qu’il soit courtisé par des hommes qui pensent avoir affaire à une femme. A son tour, il ne leur révélait pas non plus son genre et prenait en moyenne 03 jours pour d’abord discuter avec eux avant de le leur avouer par la suite.
Une fois son vrai genre révélé, certains clients coupaient immédiatement la communication, tandis que d’autres maintenaient leurs demandes sentimentales conduisant à des relations sexuelles. Il précisait que le coût de la prestation variait entre 20 000 et 50 000 francs CFA selon qu’elle a lieu à la résidence du client ou dans une villa meublée qu’il a lui-même louée pour un loyer mensuel de 450 000 francs CFA.
Interrogé sur le nombre d’hommes qui ont entretenu des rapports sexuels avec lui en connaissance de cause, K.M l’a estimé à environ une centaine d’hommes avec un gain mensuel d’environ 800 000 francs CFA que cette activité lui rapportait.
Sur la question de savoir s’il était informé que de telles pratiques étaient interdites et sévèrement punies au Burkina Faso, il a répondu par l’affirmative, en précisant avoir eu l’intention de quitter le Burkina Faso depuis un certain temps sans y être parvenu pour l’instant.
Prenant la parole à la clôture des débats, le Procureur du Faso a requis la culpabilité de K.M pour homosexualité et pratiques assimilées et sa condamnation à une peine d’emprisonnement ferme de 24 mois et à une amende ferme de 2 000 000 de francs CFA.
Après délibération, le Tribunal a déclaré K.M coupable d’homosexualité et de pratiques assimilées. En répression, il l’a condamné à une peine d’emprisonnement ferme de 24 mois et à une amende ferme de 2 000 000 de francs CFA. Le Tribunal a en outre ordonné son expulsion du territoire national quand il aura exécuté sa peine d’emprisonnement et payé l’entièreté de l’amende pénale.
Lefaso.net
Source : Ministère de la justice et des droits humains
Vos réactions (46)
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par Sexologue, 15 novembre 23:07Difficile de lire cette condamnation car l’homosexualité n’est pas une maladie, n’est pas un crime, l’homosexualité a toujours fait partie de l’histoire de l’humanité. Les homosexuels sont des êtres vivants. Le fait de l’interdire pousse les gens à être eux-même mais en cachette. Ayons de la compassion et de l’indulgence et de la tolérance pour ceux ou celles qui ont une orientation sexuelle différente de la notre.
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par Bagaman, 16 novembre 05:29C’est un homme qui s’est travesti en femme et est devenu prostitué. Il se vend pour 800 000 francs CFA par mois. Si ce n’est pas un crime, alors je ne sais pas ce que c’est.
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par Oh que non !, 16 novembre 07:40Ce sont les hommes qui déterminent ce qu’ils considèrent comme crime ou autres faits punissables. La loi Burkinabè criminalise l’homosexualité, alors ne dit pas que ce n’est pas un crime. Ailleurs peut-être, mais au Burkina le législateur en a fait un crime. Au Burkina ici, lors des fêtes, ceux qui le peuvent abattent des moutons ou des boeufs à domicile pour la célébration. Est-ce interdit ici ? Non ! Va en Europe égorger un boeuf à domicile et tu verras la descente de police. Est-ce interdit là-bas ? Oui. Et tu seras jugé et condamné pour cela.
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par Didier, 16 novembre 08:42Ce n est pas parce que ça existe qu il faut tolérer. L inceste, le vio’, le vol, le meurtre existent. Faut il donc tolérér ? On condamne parce que cela n est pas accepté dans nos meurs. Hitler à existé. Il te viendrait à l. Idée de prénommée ton enfant Hitler ? Acceptons ce qui fait avancer l humanité, et l homme c est aussi celui qui lutte contre ses pulsions.
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par Dr Z, 16 novembre 08:58Cher Monsieur, sachez que ce n’est point la personne en elle même qui est condamnée mais la pratique à laquelle elle s’adonne. L’homosexualité tout comme le jeu, l’alcool ou la drogue, est une addiction dont on peut se défaire avec de la volonté et du soutien (spirituel, médical, moral ...).
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par caca, 16 novembre 11:08Cher Sexologue, Votre plaidoyer en faveur de la compassion et de la tolérance ne manque pas de noblesse, mais il se heurte à une réalité que vous semblez ignorer : celle de la loi. Vous affirmez que l’homosexualité n’est ni une maladie ni un crime, et qu’elle existe depuis l’aube de l’humanité. Je ne conteste pas cette évidence historique. Mais réduire le débat à cette seule dimension anthropologique, c’est oublier que chaque société définit ses normes juridiques et morales selon son propre contexte. Le Burkina Faso, comme de nombreux autres pays, a choisi de condamner l’homosexualité. Vous pouvez trouver cette décision choquante, mais elle relève de la souveraineté de sa justice. Ce qui est autorisé en France ou en Suisse ne fait pas jurisprudence à Ouagadougou. La loi burkinabé est claire, et elle punit sévèrement cette pratique. C’est une réalité que votre discours compassionnel ne peut effacer. Vous évoquez la clandestinité que provoque l’interdiction. Certes, toute prohibition attire la transgression, comme l’infidélité conjugale ou d’autres comportements. Mais là encore, ce n’est pas à vous, sexologue, de contester la loi d’un pays. Votre mission n’est pas de juger la justice, mais d’accompagner les individus dans leurs troubles sexuels, de leur offrir des outils pour comprendre et gérer leur vécu. En vous érigeant en procureur contre une institution judiciaire, vous sortez de votre rôle. La sexologie n’est pas une tribune politique : c’est une discipline d’accompagnement, de compréhension et de recherche de solutions. Si vous êtes réellement un professionnel, recentrez votre mission. La compassion que vous invoquez doit s’exercer dans le cadre de votre métier, pas dans la contestation des lois d’un État souverain.
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par SOME, 17 novembre 13:44
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par BONDÉ, 16 novembre 12:10Normalement vous devrez être arrêté et traduit en justice pour avoir défendu l’homosexualité dans un espace public parce que, que ça vous plaise ou non, cette pratique est formellement interdite au Burkina Faso.
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par Le Soleil, 16 novembre 12:27Je demande au procureur du Faso d’aller plus loin dans les enquêtes afin de mettre la main sur tous les clients du condamné.
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par ahah, 16 novembre 14:46A aurait du être là suite logique et présenter tout ce beau monde au procès mais notre hypocrisie conduit à condamner le travesti. S’il y a des prostitués c’est parce qu’il y a des clients.
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par Mister Armo, 16 novembre 22:22La loi est dure mais c’est la loi. Ne dit-on pas que l’obéissance à la loi est liberté. Il est important de chercher à mieux connaître les lois du pays dans lequel nous vivons : Ce qui est permis, ce qui relève de l’obligation et ce qui est interdit. Dans le cas de cette affaire, l’on ne jugera pas l’État du mis en cause mais plutôt son acte vis à vis de la loi.
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par los, 16 novembre 17:51D’accord avec toi Soleil si le mr se livre a cette pratique condamnable c’est parce qu’il a des clients il doivent être traqués, arretés, jugés et ounus comme lui. Ne dit on pas que le complice est puni de la même peine que l’auteur principal ?
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par mogo, 16 novembre 20:47j’ai peur que si on le met en cellule avec des hommes qu’il ne continue sa pratique malsaine là bas. Il faudra l’isoler et le faire travailler tous les jours pour le compte de Faso Mébo. À défaut, on peut l’envoyer au front pour quelques jours. Voilà un bandit qu’il faut fouetter. Et c’est possible qu’il ait eu des relations non protégées avec certains hommes. Des enquêtes devront être menées pour coffrer ces individus là
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par Sexologue, 16 novembre 22:19@ BONDÉ : Votre réaction basée sur l’intolérance et le rejet de l’autre est ’’la meilleure’’. M’arrêter par la police parce que je défend une minorité ? C’est un crime, c’est un délit ? Où est-ce que le Burkina s’en va si on ne peut plus dire et écrire ce que l’on pense ? Maintenant, au diable la liberté d’expression de pensée et d’écriture ? Bondé, sans blague, vous m’avez fait peur...
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par caca, 20 novembre 10:07Réponse critique à l’attaque de Sexologue contre Bondé Il est pour le moins étonnant de voir un internaute se draper dans un ton lyrique d’accusation pour vilipender un contradicteur de bonne foi. En affirmant que la réaction de Bondé serait « basée sur l’intolérance et le rejet de l’autre », Sexologue transforme un débat juridique en procès moral. Or, la question posée n’est pas celle de l’orientation sexuelle, mais celle de la conformité d’une pratique à la loi burkinabé. • Sur la décision de justice : La condamnation de 24 mois prononcée par la justice burkinabé ne vise pas une identité ou une orientation, mais une pratique jugée contraire aux textes en vigueur. On peut contester la loi, mais qualifier d’« intolérante » l’application d’une norme juridique relève d’un glissement rhétorique. Le travesti, à sa sortie de prison, peut rejoindre un pays où la pratique de son homosexualité est reconnue et continuer sa vie. Je trouve d’ailleurs que la justice burkinabé a été clémente avec le fautif. Cette justice n’avait pas compétence pour connaître le parcours de vie de cette personne ni comprendre le choc frontal qui l’a conduit à se travestir suite à un viol collectif. Le tribunal a jugé sa pratique et a reconnu sa culpabilité devant la loi. • Sur la liberté d’expression : Défendre une minorité ne signifie pas que toute critique ou rappel de la loi équivaut à un délit. La liberté d’expression suppose aussi la liberté de rappeler les règles, même lorsqu’elles déplaisent. Cher Sexologue, n’oubliez pas non plus que votre liberté d’expression s’arrête là où commence celle d’autrui. Le modérateur du site Lefaso.net a bien respecté votre liberté d’expression en publiant votre texte. C’est en toute liberté que l’internaute Bondé a interagi, en respectant le ton de votre liberté, en apportant un démenti à vos accusations d’intolérance. Chacun de vous a bien usé de la liberté d’expression. Vous avez peut-être mal compris l’ironie de Bondé lorsqu’il souhaite que la police vous arrête. Sans vous offenser, il voulait simplement vous inviter à prendre garde dans vos élans à vous opposer à toute une justice d’un pays. • Sur le rôle du sexologue : Dans les pays où l’homosexualité est reconnue, les sexologues ne se posent pas en avocats des minorités. Leur mission est d’accompagner les personnes dans leurs troubles sexuels, sans jugement, et d’apporter à la collectivité une compréhension éthique et politique des comportements. Se présenter comme défenseur judiciaire dans un contexte où l’activité est proscrite relève d’une confusion de rôle. Vous pouvez par ailleurs contester la décision de la justice burkinabé dans ce cas d’espèce en faisant appel auprès de la cour d’appel de Ouagadougou. En définitive, votre posture de Sexologue semble davantage animée par une volonté de dramatiser et de culpabiliser son interlocuteur que par une véritable analyse des faits. La critique de Bondé n’est pas une attaque contre une minorité, mais un rappel de la réalité juridique du Burkina Faso.
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par Sexologue, 21 novembre 03:06@caca : Tout ce que vous avez écrit est nul et non avenu et n’a aucune valeur juridique. Ceux qui ont votés la loi n’ont jamais été élus par le peuple pour voter cette loi.
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par caca, 21 novembre 19:49Lorsqu’un internaute comme Sexologue décrète qu’un écrit est « nul et non avenu », il ne se contente pas de commenter : il tente d’agir par le langage. Or, cette performativité n’a pas de légitimité juridique. Seul le droit institué peut prononcer une nullité. La parole citoyenne, aussi véhémente soit-elle, ne peut s’approprier l’autorité qu’elle conteste. Votre réduction d’un texte à sa « valeur juridique » instaure une hiérarchie : ce qui est conforme au droit vaut, ce qui ne l’est pas ne vaut rien. Mais cette hiérarchie est instable. Le droit lui-même est un texte, soumis à interprétation, à différance. Ce qui est déclaré « sans valeur » peut pourtant avoir une portée politique, sociale ou symbolique. La nullité que vous proclamez est donc une simplification abusive. Votre argument selon lequel « ceux qui ont voté la loi n’ont jamais été élus par le peuple » repose sur une illusion de pureté démocratique. Le peuple n’est jamais présent en totalité : il est toujours représenté, différé, fragmenté. Derrida nous rappelle que la démocratie est une promesse, jamais une présence pleine. L’internaute Sexologue fonde ainsi son jugement sur une métaphysique impossible. Enfin, dire qu’un écrit est « nul » revient à nier sa trace. Mais l’écriture, pour Derrida, est irréductible : elle laisse une marque qui échappe à l’effacement. Même déclaré « nul », le texte continue d’exister, de circuler, de produire des effets. La déclaration de nullité révèle donc sa propre impuissance. La critique derridienne montre que l’affirmation de Sexologue ne détruit pas l’écrit, mais dévoile au contraire sa puissance : celle de résister à l’effacement, de rappeler que la loi elle-même n’est qu’un texte, et que toute légitimité repose sur une interprétation toujours ouverte. Cher internaute, je vous rappelle qu’un sexologue est un professionnel de santé ou de la relation d’aide dont la mission principale est d’accompagner les individus et les couples dans leurs problématiques liées à la sexualité, afin de favoriser une vie intime plus épanouie et équilibrée. Son objectif professionnel vise à diagnostiquer, comprendre et traiter les troubles sexuels, mais aussi à promouvoir une meilleure connaissance de soi et une sexualité respectueuse et harmonieuse. En vous pavanant sur le site lefaso.net pour propager votre désinformation sur l’orientation sexuelle d’un travesti condamné par la justice burkinabè, vous vous écartez de votre mission principale. Dans 24 mois, ce travesti sortira de prison et vous pourrez alors l’accompagner dans cette démarche sexologique ainsi que dans son projet de quitter le Burkina Faso pour vivre dans un autre pays où son orientation sexuelle sera acceptée et reconnue.
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par Sexologue, 22 novembre 17:15@caca : Il est temps de changer votre logiciel d’Intélligence Artificielle qui écrit les textes pour vous, ceci a déjà été à juste titre signalé par d’autres internautes. Pour le moment, c’est du n’importe quoi en valeur absolue basée sur le rejet de l’autre que votre IA vous dit d’écrire, ç’est pathétique et misanthropique orienté contre les frères homosexuels qui ne vous ont absolument rien fait !
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par Youssef, 16 novembre 22:27Nous retombons un siècle en arrière, quand les colons au nom de la religion ont imposé leurs moeurs. Nous apprenons dans votre article que c’est après avoir été violé qu’il s’est travesti pour assurer sa sécurité. C’est à dire qu’une "femme" est selon ses dires plus en sécurité qu’un homme ? Vous ajoutez "qu’il arrivait qu’il soit courtisé par des hommes qui pensent avoir affaire à une femme." Vous pensez qu’un travesti n’est pas reconnaissable en tant que travesti ? La "demande sentimentale" ne permettait-elle pas de s’en tenir aux sentiments, et dans ce cas, kes sentiments homosexuels sont-ils également prohibés ? Que prévoit la loi qui parle de "pratiques assimilées" ? Si un client prend un travesti pour une femme jusque dans l’acte sexuel (en vertu d’une certaine pratique ne permettant pas de connaître le sexe de son partenaire), que dit la loi ? Cette personne a été condamnée à une peine d’emprisonnement ferme de 24 mois. Avez-vous imaginez son séjour en prison ? Bénéficie-t-il de conditions de détention particulières pour ne pas subir de sévices ? Ou pour ne pas convertir ses co-détenus à l’homosexualité ? La sanction prévoit qu’il s’acquitte d’une amende ferme de 2 000 000 de francs CFA. Comment voulez-vous qu’il paye sinon en se prostituant, activité qui s’avère très lucrative en raison d’une demande qui ne lésine pas sur la dépense en la matière. "Le Soleil" dans son commentaire demande qu’on s’en prenne aux clients comme cela existe dans certains pays abolitionnistes. Encore faut-il monter une brigade spéciale pour pouvoir prendre en flagrant délit les clients "la main dans le sac". N’oublions pas tous les complices, qu’ils soient actifs ou passifs. Enfin, pourquoi ne pas nommer le pays de la personne incriminée ? Les autorités n’ont semble-t-il pas encore trouvé un burkinabè homosexuel. Ou bien la loi a-t-elle rendu raison à celles et ceux qui voudraient laisser leur désir passer à l’acte ? En matière de pulsion, il y a encore beaucoup de travail à faire.
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par Sexologue, 17 novembre 01:58@Youssef : Si je vous ai bien compris, oui, l’humain peut retomber en arriere en voila un exemple. Ce que certains des intervenants ne comprennent pas est que la science moderne démontre qu’entre un homme au sens strict du terme et une femme au sens strict du terme il y tout une gradation, tout une variété entre les deux extrêmes, certains sont même bi-sexuels. ils , elles sont nés de cette manière, c’est leur nature naturelle, laissons les vivre leurs vies, ce sont des êtres vivants qui méritent protection. La stigmatisation, la dévalorisation sociale ne vont rien donner de bon ! Au final, Je demande au Capitaine Traoré, qui est le premier responsable du Burkina de protéger TOUT le monde y compris les minorités les plus fragiles comme par exemple les homosexuels.
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par caca, 20 novembre 11:51Critique de l’intervention du sexologue. Dans son échange avec Youssef, le sexologue prétend s’appuyer sur la science moderne pour défendre son propos. Pourtant, son discours se disperse rapidement et perd en cohérence. Au lieu de rester sur le terrain du questionnement déontologique, il glisse vers une accusation générale contre l’État burkinabé. Cette dérive rhétorique, davantage militante que véritablement argumentée, affaiblit la portée de son intervention. Le sexologue affirme défendre les minorités sexuelles, mais il le fait au détriment des lois nationales en vigueur au Burkina Faso. Or, chaque pays définit ses propres normes sociales et juridiques, et la protection des minorités ne peut se concevoir en contradiction totale avec les cadres légaux locaux. En accusant systématiquement l’État, il adopte une posture de dénonciation qui manque de nuance et de respect pour la souveraineté nationale. Il convient de rappeler que même dans des pays dits « d’expérience démocratique » tels que la France, la Suisse ou la Belgique, certaines pratiques minoritaires ne sont pas tolérées. La polygamie en est un exemple éclairant : reconnue dans l’islam et le judaïsme, elle est proscrite par la théologie chrétienne et par les lois civiles occidentales. Les textes bibliques — Genèse 2:24, Deutéronome 17:17, Matthieu 19:4-6, 1 Corinthiens 7:2, 1 Timothée 3:3-12 — ont servi de fondement à cette interdiction dans un christianisme devenu religion d’État. Ainsi, même les démocraties occidentales appliquent des restrictions à certaines minorités, ce qui démontre que la tolérance n’est jamais absolue. De plus, le sexologue omet de rappeler que les pays occidentaux retirent parfois les titres de séjour aux étrangers pratiquant la polygamie, alors que cette pratique est légale dans des pays comme le Mali. Cet exemple illustre que chaque État impose ses propres règles et que la prétendue « protection universelle » des minorités est en réalité conditionnée par des choix politiques et culturels. En définitive, le discours du sexologue manque de rigueur et tombe dans une désinformation militante qui valorise les pays occidentaux tout en dénigrant systématiquement les pays africains. Or, aucun pays n’applique une tolérance totale : chacun fixe ses limites en fonction de son histoire, de sa culture et de ses lois. Accuser l’État burkinabé sans reconnaître cette complexité revient à propager une vision biaisée et simpliste, qui ne contribue ni à la compréhension des enjeux, ni à l’élévation du débat citoyen.
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par kwiliga, 17 novembre 09:19Ah, mais c’est la loi, répondent ceux qui roulent sans casque, la loi, c’est la loi, défendent ceux qui utilisent encore abondamment des sacs plastique, dura lex, sed lex, approuvent plein de bravoure, ceux qui conduisent avec 3 grammes d’alcool dans le sang, la loi doit être appliquée dans toute sa rigueur, revendiquent tous ceux qui ont des rapports vénaux, en dehors de leur mariage, favorisant ainsi une forme de prostitution ... La loi doit passer, surtout pour les cas qui ne nous concernent pas.... Lorsque l’on arrête sans mandat, qu’on enferme sans jugement, on pourra toujours défendre qu’il s’agit de sureté nationale, de menaces de déstabilisation... on est en guerre mon bon monsieur et dans ces cas là, on n’a que faire de la loi... Mais pour punir l’homosexualité qui, comme chacun le sais est le problème prioritaire de notre pays, l’urgence absolue, chacun y va de son commentaire... Je m’attendais à davantage de compréhension, davantage d’humanité de la part de certains internautes, notamment, ceux qui depuis la France, délivrent de doctes discours à la forme académique. Mais bon, j’en conviens avec la meute... la loi, c’est la loi.
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par SOME, 17 novembre 14:22Kwiliga, de quoi as tu peur ? Sors du bois et nomme les choses ! En l’occurrence nommé SOME au lieu psser par de la circumlocution : Je m’attendais à davantage de compréhension, davantage d’humanité de la part de certains internautes, notamment, ceux qui depuis la France, délivrent de doctes discours à la forme académique. Il est inutile de procéder par petphrase : ...certains internautes, notamment, ceuxceux qui depuis la france délivrent de doctes discours la forme académique. Oui SOME se voit indexé par ton affirmation. Tu sais que SOME ne cache pas ses opinions ni sa résidence à Toulouse en France. Par ailleurs, je te signale néanmoins que SOME n’est pas intervenu (encore) sur cet article. SOME
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par kwiliga, 18 novembre 08:00Bonjour Monsieur SOME, désolé de vous décevoir, mais mon intervention ne s’adressait absolument pas à vous. D’ailleurs, comment l’aurait-elle pu, puisque comme vous l’avez subtilement fait remarquer vous-même, vous n’étiez point intervenu dans ce passionnant débat...? Je pensais à un autre internaute, dont j’apprécie depuis quelques temps les messages extrêmement bien construits et qui à l’instar de SOME, pratique l’illéisme...
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par SOME, 19 novembre 00:34Merci de la precision ! Neanmoins tu comprends le bien fonde de mon intervention SOME
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par Point-Bar !, 21 novembre 01:53@ kwiliga : @SOME : Oui l’internautre SOME, dans sa précipitation légendaire à lancer des inélégances (qu’il assume), n’attend même pas qu’on lui addresse la parole avant de grimper aux rideaux. Il l’a fait plusieurs fois avec plusieurs internautes et ce fut embarrassant. Il n’a jamais gagné un débat argument contre argument. Il fait de manière ridicule ce que l’on appelle techniquement du narcissique conversationnel égocentrique, donc ne perdez pas votre temps avec lui .
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par Un simple passant, 19 novembre 21:12Je veux dire, j’aurais bien voulu simplement écrire en effet tout un paragraphe pour dire que naître avec une orientation sexuelle différente de la majorité de la population ne fait pas de vous un monstre, une erreur de la nature, un être biscornu qu’il faut redresser, reformer ; mais en lisant la majorité des commentaires, bon voilà, je vais simplement écrire que j’espère que ces personnes trouveront un lieu où elles pourront vivre en paix. (On rappelle quand même que la pédocriminalité concerne surtout les hommes...et qu’elle touche filles et garçons, donc à priori...les prédateurs sont hétéros plus ou moins, Epstein ne visait pas les jeunes garçons, donc 100% hétéro, est-ce que cela signifie que l’on devrait considérer tous les hétéros comme des prédateurs potentiels en force ?)
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par caca, 20 novembre 01:32Cher internaute « Un simple passant » Votre commentaire part d’une intention louable : rappeler que l’orientation sexuelle ne saurait être assimilée à une monstruosité ou à une faute de la nature. Cependant, votre intervention apparaît hors contexte par rapport au sujet précis de la condamnation prononcée par la justice burkinabé. Vous glissez rapidement d’un fait juridique — une condamnation — vers une réflexion émotionnelle et morale sur la dignité des personnes homosexuelles. Or, la question posée n’est pas celle de la valeur intrinsèque des individus, mais celle des normes sociales et juridiques en vigueur dans un pays donné. Naître avec une orientation sexuelle différente n’est pas en soi problématique ; c’est la société dans laquelle on vit qui construit la perception de cette différence. Ainsi, une orientation sexuelle peut être mieux acceptée à Paris qu’à Ouagadougou ou à Riyad, car la moralité sexuelle est définie par la communauté d’appartenance et ses institutions. En France, après des siècles de mépris, l’homosexualité est aujourd’hui reconnue juridiquement et protégée. Au Burkina Faso, la loi actuelle considère l’homosexualité non comme une fatalité mais comme un choix délibéré, que la société estime devoir contrôler. Ce contraste montre que la condamnation ne relève pas d’une logique universelle, mais d’un cadre normatif spécifique. Défendre l’orientation sexuelle dans un pays qui ne la reconnaît pas juridiquement expose à des sanctions sévères. Votre argument oublie cette réalité : il ne suffit pas d’affirmer une vérité morale, il faut aussi tenir compte du contexte légal et social dans lequel elle s’exprime. La critique de votre intervention doit donc rappeler que, si le plaidoyer pour la dignité des personnes homosexuelles est légitime sur le plan moral, il reste déconnecté du contexte juridique et social burkinabé. La question n’est pas de savoir si l’homosexualité est une monstruosité — elle ne l’est pas — mais de comprendre que la société, par ses lois et ses normes, peut transformer une différence en stigmate. C’est cette tension entre l’universalisme des droits et le particularisme des sociétés qu’il faut analyser, plutôt que de réduire le débat à une opposition simpliste entre « monstres » et « victimes ». Évitons les polémiques inutiles et respectons les lois des autres pays, même si nous pouvons en discuter la pertinence, sans tomber dans le jugement hâtif.
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par Un simple passant, 20 novembre 23:11Bien sûr qu’il est important de respecter les lois du pays où l’on se trouve (ne serait-ce que pour ne pas avoir de problème), après disons que je pars du principe qu’une loi doit être juste : c’est-à-dire qu’elle doit décourager les actions qui peuvent nuire à d’autres, physiquement ou psychologiquement ; elle peut aussi essayer d’inculquer certaines valeurs, comme la solidarité (par exemple en punissant la non-assistance à personne en danger). Je ne vois pas en quoi une personne homosexuel, si elle entretient des relations consenties avec des partenaires, est dangereuse pour la société par rapport à une personne hétérosexuel qui en ferait de même. Ce sera sur ce point qu’il faudra me convaincre (si certains utilisent l’argument du sida, j’ai envie de dire, l’Afrique du Sud a connu des ravages terribles, ça va mieux maintenant heureusement, mais je ne crois pas que les trois quarts de la populations sud-africaine aient été homosexuels quoi). Pourquoi dépenser tant d’énergie sur ce domaine quand elle peut être plus utile sur d’autres fronts (notamment...sécuritaire, après le Burkina semble un peu moins malheureux par rapport au Mali). Après ce n’est pas ma guerre, les lois au Burkina, c’est l’affaire de ses citoyens dont je ne suis pas. C’est bien pourquoi je ne dirai pas grand-chose pour éviter que l’on me traite de moralisateur, de faire de l’ingérence, etc. Il est vrai que je veux au moins interroger les gens : une personne homosexuelle est-elle si différente des autres ? Si l’on suit cette logique, la couleur de peau aussi non ? (ce que je veux dire par là, c’est si un homosexuel était hétéro....son caractère, ses goûts, tout ce qui donne une identité, un nom, un visage, des couleurs à une personne, seraient-ils si altérés que ça, au point que cet individu devienne tout autre ?)
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par caca, 21 novembre 01:06Cher internaute. Vous soulignez avec raison que la loi doit être respectée dans tout pays souverain. Toutefois, vous semblez réduire la question à une opposition entre « militantisme » et « respect des lois », en oubliant que la justice n’est pas seulement une mécanique punitive : elle est aussi le reflet des valeurs collectives et un instrument de cohésion sociale. Dans le cas que vous évoquez, il ne s’agit pas de juger une orientation sexuelle – qu’il s’agisse d’homosexualité ou de travestissement – mais bien de juger un acte qualifié d’infraction. La peine prononcée par la justice burkinabé repose sur des faits précis, indépendants de l’identité sexuelle de l’individu. C’est là un point essentiel : la justice ne statue pas sur ce que les citoyens « acceptent » ou « refusent » en matière d’orientation, mais sur des comportements sanctionnés par le droit. Vous affirmez qu’il y a eu injustice. Pourtant, votre argumentation glisse rapidement vers une condamnation implicite du système judiciaire, en l’associant à une exclusion sociale fondée sur l’orientation sexuelle. Ce glissement est problématique : il entretient la confusion entre infraction et identité. Une société qui amalgame les deux risque de renforcer la stigmatisation et de détourner l’attention des véritables enjeux sociétaux. Enfin, il est important de rappeler le contexte culturel dans lequel l’infraction a été commise, et le fait que les Burkinabés, dans leur majorité, n’acceptent pas l’orientation sexuelle comme mode de vie sociétal. De plus, la justice n’est pas un sondage d’opinion : elle garantit l’égalité des citoyens devant la loi, même lorsque la majorité exprime une réticence culturelle ou morale. Dans ce cas précis, il convient de sortir de l’émotion et du jugement militant pour considérer la justice d’un pays souverain. Et comme votre pseudonyme l’indique, vous êtes un simple passant dans un forum de droit burkinabé qui garantit la liberté d’expression à toute personne, sans distinction raciale. Je vous conseille de continuer votre chemin en nous laissant tranquilles. Le moralisme ne servira à grande chose. Le travesti a eu l’occasion de défendre son orientation sexuelle devant la justice et a été reconnu coupable d’une infraction punissable. Qui suis-je pour commenter une décision de justice ?
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par Un simple passant, 21 novembre 17:30Une décision de justice n’est pas forcément inscrite dans le marbre néanmoins, si des citoyens la contestent (ce qui ne semblent pas le cas ici, au vu des commentaires, peut-être est-ce la même chose pour l’ensemble de la population). Je peux citer un exemple : en France, un agriculteur a été condamné pour délit de solidarité avant d’être finalement relaxé. Ou alors je peux citer Alan Turing, condamné soit à la prison, soit à la castration chimique, du fait de son homosexualité. Il a choisi la deuxième option, il s’est suicidé par la suite. Mais oui, je suppose que je devrais arrêter et simplement passer, je vous souhaite un bon week-end !
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par pfff, 20 novembre 09:37Au point où en est le Burkina, j’espère simplement que les homosexuels auront un endroit où vivre maintenant qu’ils sont illégaux chez eux. Pour le reste, je lis les commentaires de certains qui ne semblent même pas mesurer les contradictions de leurs propres écrits empruntés... et ne semblent même pas s’en préoccuper.
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par caca, 20 novembre 12:17Quand le pseudo-savant « Pfff » dénature le débat citoyen. Le retour de l’internaute « Pfff » sur le forum de Lefaso.net illustre une dérive préoccupante dans l’espace du débat citoyen burkinabè. Se présentant comme un moraliste autoproclamé, il se déplace d’article en article pour diffuser des propos empreints de désinformation et pour intoxiquer la sérénité des échanges collectifs. Sous le prétexte de défendre la liberté d’expression, « Pfff » s’autorise à ridiculiser ses interlocuteurs, adoptant une posture de savant ironique sans jamais interroger les contradictions internes de ses propres écrits. Cette attitude soulève une interrogation légitime : aurait-il la même audace dans son propre pays, ou réserve-t-il ce ton méprisant aux espaces où il croit pouvoir dominer les voix locales ? Un minimum de conscience civique devrait l’amener à s’exprimer dans le respect strict d’autrui. Or, il persiste à se placer au-dessus des Burkinabè qui, eux, participent librement au forum pour défendre les lois de leur pays et la souveraineté de leur justice. Cette prétention traduit une méconnaissance, voire un dédain, de la pluralité des voix qui fonde le débat citoyen. Le forum n’a nul besoin de donneurs de leçons extérieurs qui méprisent les réalités locales. Il requiert au contraire des échanges honnêtes, respectueux et enracinés dans la société burkinabè. La vitalité démocratique se nourrit de la diversité des opinions, mais elle s’affaiblit lorsque certains cherchent à imposer une supériorité illusoire. Ainsi, il importe de rappeler que la défense de la souveraineté et de la justice nationale ne saurait être réduite au silence par des discours condescendants. Le débat citoyen burkinabè mérite mieux que des interventions parasitaires : il mérite une parole authentique, consciente et respectueuse. La patrie où la mort ! Nous vaincrons les impérialistes. caca
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par Renault HÉLIE, 20 novembre 21:34@pfff Comme vous, Messire ¨Pfff, je suis navré de certains choix rétrogrades. Comment s’inventer des problèmes quand on en a d’autre fichtrement plus urgents à régler ? Moi qui suis très réticent envers les aspects intulement violents de la révolution Française de 1789-1795, je suis très fier de la décriminalisation en 1791 d’un comportement qui pourtant ne me concerne pas. Enfin moi, tant qu’on ne criminalise pas les belles guibolles des filles au printemps ...
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par Lom-Lom, 17 novembre 11:35Vive la liberté ! Oui, la loi c’est la loi ! Qui osait contredire l’Empereur Cesar sauf les "barbares" (les peuples qui sont hors des limites de l’Empire romain) ! Et ça été ainsi jusqu’à ce que l’Empire Romain tombe ! Pour le cas présent de l’homosexualité au Burkina, vos commentaires ne nous intéressent guère ! La.loi a été votée par les Burkinabè et les gens n’ont pas marché contre cette loi ! Et pourtant une insurrection populaire était possible, n’est-ce pas ? Notre frère africain homosexuel n’était certainement pas au courant et il faisait son business tranquillement ! Quand il aura purgé sa peine, on lui conseille d’aller vers des cieux plus clémentes où la loi lui permet d’exercer en tout temps et en tout lieu sans être inquiété ! En attendant peut être que la loi change au Burkina, l’homosexualité est punie ! Les Défenseurs des Droits de l’Homme, à vos marques !
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par Kasongo Azali Mobali Kitoko, 17 novembre 11:49Condamner ce monsieur, c’est pas mal, mais il aurait fallu une bonne cuisine pour qu’il cite tous ses clients à défaut les plus réguliers et importants. Cela aurait peut être permis de mettre la main sur un réseau et procéder à son démantèlement. Même en prison, il va falloir le mettre à l’isolement ou d’ores et déjà songer à créer un quartier pour ces gens au sein des maisons d’arrêt. Il n’est pas souhaitable de les mélanger avec les autres, il pourrait faire des adeptes là bas. Double ou triple sacrilège. Homme, dans prostitution, homosexuel, yaako !
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par Youssef, 17 novembre 12:13Il est un pays où, selon les dires de son chef absolu, Ramzan Kadyrov, il n’existe pas d’homosexuels : la Tchétchénie. Le protégé de Poutine estime que les homosexuels, une déviance à ses yeux, doivent être éradiqués de la république tchétchène. En s’attaquant aux gays, il entend purifier « le sang tchétchène ». Emprisonnements, tortures, meurtres… Le dirigeant dirigeant tchétchène montre qu’il se moque des réactions internationales de l’Occident et des enquêtes des Organisations non gouvernementales (ONG) et qu’il continuera d’agir en toute impunité. Au Burundi, Évariste Ndayishimiye appelle à « lapider » les homosexuels : « Personnellement, je pense que, si on voit ce genre d’individus au Burundi, on devrait les mettre dans un stade et les lapider avec des pierres. Et ce ne serait pas un péché pour ceux qui le feront ! » Il s’en est également pris aux pays occidentaux, qui affichent régulièrement leur opposition aux violations des droits de la communauté LGBTQ+. Deux exemples qui témoignent de la folie barbare dont les homosexuels sont victimes au nom de la « pureté de la race », de prétextes religieux, de lutte contre l’occident décadent... ou que sais-je ? Le Burkina n’a pas atteint ce degré mais a emboité le pas à une dérive discriminatoire contraire aux droits humains les plus élémentaires.
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par IZNOGOUD, 17 novembre 12:54En emprisonnant un homosexuel, il n’en sera que plus heureux puisqu’il ira rejoindre une horde insatiable de prétendants en prison, le tout sur financement du contribuable burkinabé...soyons un peu plus pragamatiques et touvons des solutions soutenables à nos problèmes existentiels au Faso.
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par Gwandba, 21 novembre 12:43Nous sommes arrivé à un moment décisif où l’exigence de légalité et de justice pour tous ne peut plus être reportée. L’heure est venue de reconnaître une réalité fondamentale. Nous perpétuons une profonde injustice envers des personnes qui n’ont jamais choisi leur différence. Distinguons clairement. Ll ne s’agit pas de cautionner (l’opportunisme) de ceux qui instrumentalisent l’homosexualité par pure cupidité. Je parle de ces êtres humains dont l’identité profonde s’est forgée avant même qu’ils n’aient voix au chapitre. Condamner ces personnes pour ce qu’elles sont revient à condamner quelqu’un pour sa taille, sa corpulence ou toute autre caractéristique physique déterminée par la nature. Quelle justice y a-t-il dans une telle sentence ? Si nous avions le courage d’explorer en profondeur nos traditions ancestrales, nous y découvririons certainement des clés de compréhension, des sagesses oubliées qui éclaireraient ce phénomène autrement que par la violence. Cessons de commettre l’irréparable "en lapidant ou en égorgeant" nos propres frères et sœurs. La justice authentique exige que nous acceptions chaque être humain tel que la nature l’a façonné. C’est là notre devoir moral le plus sacré.
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par caca, 21 novembre 20:09Cher Gwandba. Vous auriez dû adresser votre écrit directement au procureur du Faso, qui a poursuivi ce travesti en justice et obtenu gain de cause, plutôt que de passer par le forum en culpabilisant des citoyens de bonne foi. Je ne vois pas en quoi la condamnation d’un travesti pratiquant l’homosexualité constitue une faute si grave qu’elle devrait être érigée en leçon morale pour tout un peuple. Qui sommes-nous pour commenter une décision de justice ?
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par Gwandba, 22 novembre 18:39Cher caca. J’aurais vraiment aimé pouvoir discuter directement avec le procureur du Faso pour lui exprimer mes inquiétudes sur l’injustice dont sont victimes les personnes homosexuelles. Mais moi, je ne suis qu’un simple agriculteur, avec quelques autres occupations à mes heures perdues, donc je n’ai pas forcément la légitimité pour parler de ce sujet aussi sensible chez nous. Ne vous méprenez pas, mon but n’est pas de promouvoir des comportements déviants, loin de là. Je veux juste m’adresser humblement à tout le monde pour sensibiliser un maximum de personnes sur l’homosexualité, un phénomène face auquel on a tendance à se fermer complètement. Même ceux qui semblent bien informés sur plein d’autres sujets sociaux ont souvent du mal à en parler quand il s’agit d’homosexualité. Pourquoi ? J’aimerais vraiment comprendre. Rassurez-vous, je ne cherche pas à culpabiliser qui que ce soit, mais plutôt à inviter les gens de bonne volonté à ouvrir un peu plus leur esprit et accepter l’autre comme la nature l’a fait. Ce n’est pas parce que je défends la protection des personnes homosexuelles que je suis favorable à la prostitution, sous quelque forme que ce soit. L’erreur grave dans mon message serait de condamner des personnes qui n’ont rien choisi. Sans vouloir donner de leçons de morale à personne, c’est sûrement nous qui allons faire avancer les choses aussi sur ce sujet-là. Wend na kond panga !!!
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par caca, 22 novembre 21:55Cher Gwandba ! Je tiens d’abord à saluer la clarté et la sincérité de votre texte. Vous avez su exprimer avec humilité et force une inquiétude réelle : celle de voir des personnes homosexuelles victimes d’injustice et de rejet. Votre effort de sensibilisation est précieux, car il ouvre un espace de dialogue sur un sujet qui reste souvent tabou. Vous dites craindre de ne pas avoir la légitimité pour en parler. Pourtant, c’est justement la voix des citoyens ordinaires – agriculteurs, artisans, enseignants, jeunes – qui donne du poids au débat public. La justice et les institutions ne peuvent évoluer que si elles entendent la pluralité des voix. Votre témoignage est donc légitime et nécessaire. Vous avez raison de rappeler que défendre les droits des homosexuels ne signifie pas promouvoir la prostitution ou des comportements déviants. Il s’agit simplement de reconnaître la dignité de chaque être humain, indépendamment de son orientation. Sur ce point, votre message est clair et courageux. Concernant la situation au Burkina Faso, il est vrai que les lois actuelles proscrivent l’homosexualité dans l’espace communautaire. Cela rend difficile la défense juridique d’un cas particulier, comme celui du travesti condamné. Mais cela n’empêche pas d’ouvrir un débat citoyen plus large. Une piste constructive serait, comme vous l’évoquez, d’adresser une lettre ouverte au procureur du Faso ou aux autorités compétentes, afin de plaider pour une réflexion sur la protection des personnes homosexuelles contre les violences et humiliations. Même si la loi est stricte, la justice peut être sensibilisée à la nécessité de respecter la dignité humaine. D’ailleurs, je trouve que la justice a compris la souffrance de ce travesti, car c’est la pratique de l’homosexualité qui a constitué une infraction lui valant la privation de liberté. Enfin, je vous rappelle que chaque pays régule les comportements selon ses propres règles et lois. Ainsi, la polygamie est acceptée au Burkina Faso et proscrite ailleurs, comme en France, tandis que l’homosexualité est reconnue là-bas et interdite ici au Faso. Chaque pays est souverain dans la répression des infractions et n’a de comptes à rendre à personne. Mais l’histoire montre aussi que les sociétés évoluent grâce à ceux qui osent poser des questions, interpeller et défendre les plus vulnérables. Votre rôle n’est donc pas de « faire des polémiques » dans le forum où des citoyens expriment librement leurs opinions, mais de participer à ce mouvement de conscience citoyenne avec sagesse et modération. Caca
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par Renault HÉLIE, 22 novembre 08:57Messire Gwandba, bravo pour votre accès de sagesse et de pondération digne ... de ce que j’apprécie chez beaucoup de Burkinabè. Serait-ce durable ? Ou bien votre digestion fut difficile depuis hier soir ?
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par Gwandba, 22 novembre 19:17Renault HÉLIE. Merci beaucoup pour votre soutien envers la cause des personnes homosexuelles. Parfois, différentes opinions se rejoignent pour lutter contre l’injustice. Il n’y a aucun mal à reconnaître un soutien sincère, motivé uniquement par le respect de l’humanité. Ce que je me demande par contre, c’est en quoi « La digestion d’hier pourrait-elle être difficile ? »
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par Renault HÉLIE, 22 novembre 22:40Voyons, Gwandba, vous n’avez pas connaissance de mon tempérament moqueur ? Ne vous posez pas plus de questions, je vous charriais gentiment. J’ai croisé peu d’homos dans ma vie, mais ce n’était pas des gens méchants. Sachez que les pires salauds que j’ai jamais croisés dans ma vie n’étaient ni homos, ni juifs, ni chinois, ni subsahariens. Je sais d’autre part que l’homosexualité n’est pas un choix volontaire, pas plus que la couleur des yeux ou le teint de peau. Persécuter les homosexuels, c’est comme persécuter les albinos ou les rouquins, c’est inutile et c’est de la pure méchanceté.
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par Sexologue, 21 novembre 21:33@Gwandba : Merci pour votre post qui va dans la même direction positive que j’ai prôné depuis quelques jours. L’internaute BONDÉ ci-dessus a écrit que je dois être arrêté par les autorités , rien que ça...! Gwandba , vous joindre à moi pour demander au Capitaine Traoré, qui est le premier responsable du Burkina de protéger TOUT le monde y compris les minorités les plus fragiles comme par exemple nos frères homosexuels et nos sœurs lesbiennes.
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