Capitaine Ibrahim Traoré à l’ouverture du FRSIT 2025 : « Reconnaissons que nous sommes beaucoup paresseux, nous ne travaillons pas »
Le quinzième Forum national de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques (FRSIT) s’est ouvert dans la matinée de ce mercredi 22 octobre 2025 à Ouagadougou, sous le très haut patronage du chef d’État, président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré. Placée sous le thème : « Quelles contributions des Technologies, Inventions et Innovations dans un contexte de relance d’industrialisation au Burkina Faso ? », cette édition (22 et 26 octobre) qui consacre le 30è anniversaire, a pour pays invités, la république du Mali (invité d’honneur), le Niger et le Togo.
A cette cérémonie d’ouverture, le moment sans doute le plus attendu, était l’intervention du président du Faso. Et la patience a répondu à toutes ses promesses, en ce sens que le leader de la Révolution progressiste populaire (RPP), capitaine Ibrahim Traoré, n’a pas voilé ses mots. Tant dans son diagnostic de la société burkinabè, voire africaine, que pour les solutions qu’il a, en retour, aux tares relevées de cette microscopie.
C’est donc un message d’éveil des consciences, notamment de la jeunesse, que le président du Faso a livré, arrachant des acquiescements et applaudissements de la salle.
"Reconnaissons que nous sommes beaucoup paresseux, nous ne travaillons pas. Regardez au Burkina, on a amené des concepts, pour dire qu’un homme ne doit pas travailler plus de huit heures par jour. Et on a adopté ça, et on lutte pour ça. On n’est pas sérieux. Comment on peut prendre ce genre de droits (si je peux le dire ainsi) et vouloir rattraper le retard que nous connaissons ? (...). Ils sont venus nous flatter et nous endormir avec beaucoup de concepts. Il va falloir s’en départir, c’est cela aussi la révolution. Si nous voulons rattraper notre retard, il faut qu’on se remette au travail. Il faut que nous nous réveillions. Ne croyez pas que danser, boire, chanter et faire la fête peuvent nous amener à atteindre un certain niveau.
Je veux qu’on se réveille, on ne peut pas continuer dans cet élan et espérer prospérer. (...). Personne n’importera de meubles de luxe au Burkina pour son bureau, tout se fabriquera ici. Donc, ceux qui ont en projet en 2026 de mettre dans leur budget d’importer des meubles, avoir des bureaux très beaux..., qu’ils oublient cela, ça ne passera pas. Personne ne sera dans le luxe, tant qu’on ne sera pas à un certain niveau, si vous voulez le luxe, vous devez vous débrouiller vous-mêmes et votre salaire, pour le créer. (...). On va obliger les gens à travailler. Mettons-nous au sérieux", peut-on noter pêle-mêle du coup de gueule à l’endroit de la jeunesse.
Le président du Faso a fustigé la tendance à l’amusement, à la danse, la distraction sur les réseaux..., s’interrogeant ici également sur la pertinence d’événements comme Miss Universités. Le président Ibrahim Traoré informe dans cet esprit que certains programmes de distraction sur les chaînes de télévision seront arrêtés.
Lefaso.net
Vos réactions (73)
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par le révolutionnaire, 22 octobre 2025 12:19On aurait voulu avoir le discours en entier mais ce résumé est fort intéressant. On ne travaille pas assez c’est plutôt les fêtes les débits de boissons. On arrive tard au service et on repart tôt avant l’heure ? On devrait si on a un dossier le terminer même si il est l’heure de fermeture des bureaux. Il faut qu’on est le courage de diminuer les jours fériés. On peut aller à la messe ou à la Mosquée prier et repartir travailler le jour des fêtes religieuses.
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par ed, 24 octobre 2025 17:09Dans une journée de 24 heures, il faut 8 heures de repos. Si on travaille 8 heures, il reste 8 heures pour aller au travail et consacrer du temps à la vie quotidienne, notamment lorsqu’on a des enfants. Le repos permet de se ressourcer et d’être plus efficace au travail. Et consacrer vraiment ce temps au travail pour travailler. Les arguments d’Ibrahim Traoré le concernent mais ne peuvent pas être imposés à tous comme une valeur incontournable et universelle.
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par jan jan, 26 octobre 2025 15:40@Ed, très bonne et véridique réponse, certains aiment flatter les "chefs" du moment et ça dans quel but ? Avoir a manger ??
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par le révolutionnaire, 27 octobre 2025 09:20Vous gagnez quoi en amenant le peuple à la paresse ? C’est vraiment dommage. Nous devons travailler travailler et travailler seulement si nous voulons nous libérer si nous voulons nous épanouir si nous voulons qu’on nous respecte
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par Passakziri, 28 octobre 2025 10:04Il ne suffit pas de travailler pour travailler. Il faut songer à ce que tout travail soit honoré et rémunéré à sa juste valeur. Or, le burkinabè aime exploiter son prochain quand cela l’arrange et l’accuser après de paresse. Passakziri
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par le révolutionnaire, 27 octobre 2025 09:16Vous ne travaillez pas du tout. est ce que les 8 heures que vous dites est-ce la réalité. Si on travaillait vraiment 6 heures par jours le Burkina Faso ne serait pas ainsi. Nous sommes extrêmement riche mais notre pauvreté d’esprit fera qu’on sera toujours en arrière plan
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par caca, 22 octobre 2025 13:23C’est dommage que le faso.net ne soit pas partenaire de la brigade Laabal pour nous faire participer à leur intervention républicaine.
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par Cheikhy, 22 octobre 2025 13:52Et ça commence dès le bas âge en plus. Le fait d’inonder nos écrans de séries et autres ne font qu’assommer, abrutir nos enfants et les divertir. Certains arrivent heureusement à sortir la tête de l’eau. Quand un adulte conscient regarde les séries que les enfants préfèrent, cela fait vraiment peur. Il y a des langages et des images dignes de certains cercles ésotériques. Avec le rythme de visionnage, cela peut jouer sur leur humanité, leur conscience et leurs capacité mentale. Une enseignante disait que si les enfants arrivaient à maîtriser l’apprentissage aussi bien qu’ils se concentrent sur les écrans, on aura des taux de réussite extraordinaires. Il y a un gros travail à faire parce que dès que la rentrée arrive, on doit bloquer certaines émissions et chaînes et ne les autoriser que peut-être au cours de congés et vacances et même ça. L’alcool est devenu d’une telle banalité que tout le monde ouvre un petit maquis quelque part. Notre pays a connu une longue période ou tout cela a prospéré et c’est maintenant des travaux d’hercule si on veut changer la donne. On a sauté de grands étapes pour atterrir dans un mode de vie qui est loin de nos réalités et de nos fondements. Je prends toujours la cas de l’Iran en disant que l’un des objectifs de l’occident est d’y exporter son mode de vie afin de travestir la population et surtout les femmes et de les éloigner du sérieux en y amènent toutes sortes de droits. On va y arriver... Que Dieu bénisse lnotre Cher Faso
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par kwiliga, 23 octobre 2025 09:06Bonjour Cheikhy, Heu "on va y arriver"... à quoi ? A faire comme l’Iran et a lutter de toutes nos forces pour que la condition de la femme soit rabaissée, à ce qu’elles se "travestissent" comme des iraniennes, à leur refuser de conduire un véhicule,... Je vous en prie, choisissez un autre exemple, le votre va parfaitement à l’encontre de la pensée de Thomas Sankara, que vous adulez... comme tout le monde...
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par Moi, 22 octobre 2025 13:56Cette révolution est une occasion en or pour trouver la voie du développement. "Ne croyez pas que danser, boire, chanter et faire la fête peuvent nous amener à atteindre un certain niveau".
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par yes !, 22 octobre 2025 14:15Merci au Président du Faso pour sa vision de la Recherche. Vivement que le FRSIT, qui est passé de Secrétariat permanent à simple activité en passant par une petite direction, retrouve ses lettres de noblesse d’antan. Plein succès et merci aux contributeurs.
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par @lpha2025, 22 octobre 2025 14:15Nous ne travaillons pas suffisamment, c’est un fait. Dans les pays d’Asie notamment, les populations sont bien plus laborieuses. Les horaires sont respectés, on travaille effectivement pendant les heures de travail. Ceci dit fixer la durée légale de la journée de travail à 8h n’est pas une coquetterie. C’est une durée qui permet d’optimiser l’efficacité tout en préservant la santé du travailleur. Si le MPSR2 veut proposer ou imposer une autre durée légale, libre à lui. Je crois qu’il faut d’abord prôner le respect des horaires de travail tels que définis par la loi. Que chaque travailleur soit effectivement à son poste et travaille réellement. Que l’on diminue les jours fériés inutiles comme le 8 mars. Que nous adoptions des habitudes moins chronophages pour les événements sociaux comme les mariages ou les décès. Que les cérémonies officielles soient limitées à l’essentiel, car elles aussi empiètent sur la productivité.
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par JB, 22 octobre 2025 14:42il faut qu’on aident aux jeunes géneration à quitté dans la paraisse.ils aimes trop la distraction que le travail.
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par Yol-Yolé, 22 octobre 2025 14:54Ce n’est qu’un constat aussi ancien que notre monde local (Burkina et certains pays d’Afrique). Le Président Ibrahim Traore n’a fait qu’un petit rappel ! On peut aimer ares ou pas, accepter ou pas mais cette réalité s’impose à nous ! Quels sont les salariés qui honorent même leurs engagements en travaillant pendant les 8 heures requises ? Sauf quelques personnes habitées par une conscience professionnelle qui se sacrifient pour la Nation et heureusement qu’ils sont là et donnent souvent le bon exemple. Aux Burkinabè de se ressaisir pour qu’on tente de remonter la pente ! Il n’y a pas milles issues ?
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par Franck, 22 octobre 2025 15:27Monsieur le Président je parfaitement d’accord avec vous. Nous ne travaillons pas assez ou même pas du tout. Chaque matin les kiosques sont remplis de jeunes dans des débats inutiles a fumé et a boire du café souvent jusqu’à midi. Franchement nous ne travaillons pas
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par Le nouveau sage, 22 octobre 2025 15:46Franchement, le president a raison. Meme dans les campagnes, apres la saison pluvieuse, c est la femme qui fait tout. Couper du bois, laver les enfants, soigner les enfants, puisser l eau, preparer pour la famille, laver les habits, coudre les habits, souvent meme saluer les funerailles et pendant ce temps, Mr est chez la DOLOTIERE NOPOKO du matin jusqu au soir. Il faut qu on change de mentalite et travailler serieusement.
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par caca, 22 octobre 2025 18:23Cher Nouveau Sage, Vous avez l’art de la formule, c’est indéniable. Mais à force de marteler vos vérités comme des dogmes, vous risquez de transformer la parole publique en sermon, et le débat citoyen en monologue. À chaque prise de parole, vous semblez vouloir imposer une vision figée du monde, où la soumission des uns justifie l’inaction des autres, et où les responsabilités se dissolvent dans des généralités. Oui, dans nos campagnes, les femmes portent encore trop souvent le poids du quotidien. Elles puisent l’eau, soignent les enfants, lavent, cuisinent, accompagnent les funérailles… pendant que certains hommes s’attardent chez la dolotière du matin au soir. Ce constat est réel, douloureux, et mérite d’être dénoncé. Mais faut-il pour autant essentialiser les rôles, figer les responsabilités, et faire de la résignation une vertu ? Votre discours, cher Sage, ressemble parfois à celui d’une poule mouillée qui pond des idées sans les couver. Vous affirmez, vous assénez, mais où est la nuance ? Où est l’appel à la transformation collective, à la responsabilisation partagée ? Où est la reconnaissance des femmes comme actrices de changement, et non comme simples victimes d’un système patriarcal ? Nous avons besoin de sages qui interrogent, qui dérangent, qui ouvrent des brèches dans les certitudes. Pas de prophètes de la soumission. Il est temps de changer de mentalité, dites-vous. Alors commençons par changer de ton, de posture, et de regard sur celles et ceux qui font tenir nos sociétés debout. Avec respect, mais sans complaisance.
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par Le nouveau sage, 22 octobre 2025 20:58Cher Caca, vous vous trompez de destinataire ! Oubien vous frequentez aussi les cabarets ????? En quoi un quidam comme moi peut empecher Tendaogo de ne pas aller au cabaret !!!! Peut etre que vous pouvez vous tourner vers la brigade LABAAL pour vos doleances !!!! Elle pourra empecher Tendaogo de ne pas aller au cabaret et s occuper de sa femme !!!!! Ya egalement le ministere de l action sociale !!!!!
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par caca, 23 octobre 2025 08:45Cher Le nouveau sage, À force de vouloir distribuer des leçons de morale à coups de proverbes mal digérés, vous semblez avoir oublié l’essentiel : la sagesse commence par la mesure, la nuance et le respect de l’intelligence collective. Vos interventions, aussi répétitives que le tam-tam d’un cabaret mal inspiré, manquent cruellement de fond et de hauteur de vue. Traiter vos contradicteurs de « buveurs de dolo » ne vous grandit pas. Cela trahit une paresse intellectuelle qui préfère l’invective à l’argument, et la moquerie facile à la réflexion construite. Si vous tenez tant à dénoncer les travers sociaux, commencez donc par balayer devant votre case rhétorique. Peut-être qu’un petit stage auprès de la brigade LABAAL — celle-là même que vous évoquez avec tant d’ironie — vous ferait le plus grand bien. Elle pourrait vous initier aux travaux d’intérêt communautaire de la pensée, ceux qui consistent à lire, écouter, comprendre, et surtout, à ne pas confondre verve et vacuité. Quant à la modération de lefaso.net, il serait salutaire qu’elle distingue entre liberté d’expression et licence d’agression. Car publier des propos qui stigmatisent sans discernement, c’est contribuer à l’érosion du débat public, déjà bien malmené. En espérant que cette modeste mise au point vous inspire une prochaine chronique un peu plus… sage.
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par Le nouveau sage, 23 octobre 2025 09:57Cher caca, vous n allez pas laisser les cabarets et commencer a sensibiliser vos amis buveurs de dolo ???? Mais ne t en fais pas, on va regler vos cas avec professionalisme.
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par Le nouveau sage, 23 octobre 2025 10:36Cher caca, la liste n est pas finie !!!! Les femmes au village ramassent les noix de karite, tressent ou coiffent les enfants, paient la scolarite des enfants, gardent souvent des troupeaux etc...!!!! Il faut qu on change de mentalite !!!!! Quand on dit cela, on parle de la majorite, sinon ya des femmes qui foutent rien aussi, mais ici, on parle de la majorite, c est purement mathematique, et les maths etant une science et la science elle meme relevant de la verite absolue, on ne peut pas parler de nuances. Je vois clairement que les statistiques ne sont pas votre domaine.
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par caca, 23 octobre 2025 13:19Cher "Nouveau Sage", ou devrais-je dire, Grand Prêtre de la Vérité Absolue, Merci pour cette démonstration éclatante de ce que l’on pourrait appeler la statistique passionnelle. Vous maniez les chiffres comme d’autres manient le bâton : avec conviction, mais sans toujours viser juste. Il est vrai que les femmes au village accomplissent mille tâches essentielles — et il est tout aussi vrai que certaines ne font rien, comme vous le concédez avec une élégance toute mathématique. Mais rassurez-vous, nul besoin de nuance quand on a la science, n’est-ce pas ? Vous affirmez que « les maths étant une science et la science relevant de la vérité absolue, on ne peut pas parler de nuances ». Voilà une thèse audacieuse, qui fera sans doute frémir quelques épistémologues dans leur tombe. Mais après tout, pourquoi s’embarrasser de complexité quand on peut brandir la majorité comme un étendard et balayer les exceptions d’un revers de clavier ? Quant à votre pique sur les statistiques, elle est savoureuse. On sent chez vous une passion pour les chiffres, du moins ceux qui confirment vos intuitions. Les autres, ceux qui invitent à la prudence ou à la contextualisation, doivent être des traîtres à la vérité. En somme, cher "Nouveau Sage", votre verve est indéniable, votre engagement palpable, et votre conception de la science… originale. Continuez à éclairer le débat avec vos certitudes, mais n’oubliez pas que même les vérités absolues gagnent à être discutées. C’est aussi cela, la sagesse.
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par Bagaman, 22 octobre 2025 16:40Oui, on nous dit de travailler huit heures par jour et quarante heures par semaine, alors qu’eux travaillent soixante à quatre-vingts heures. Les Chinois, les Japonais et les Coréens dorment même au bureau après le travail. Si nous voulons ce qu’ils ont, nous devons faire des sacrifices. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.
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par RAS, 22 octobre 2025 16:55C’est tout ! un discours sur la paresse et rien sur la recherche qui est le parent pauvre en terme de finances de l’état. Il ne suffit pas de traiter la jeunesse de paresseux mais qu’est ce que l’état propose à cette dernière en terme de formation et d’emplois ou opportunités entrepreneuriales ?
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par Lom-Lom, 23 octobre 2025 05:03Bonjour @RAS, vous vous posez les bonnes questions en demandant ce qui est fait pour les jeunes ! Depuis 65 ans d’indépendance, cette question demeure ! On est aussi en droit de se demander ce que la jeunesse fait pour elle-même si l’État ne fait pas grand chose pour elle ! Je n’ai pas de statistiques fiables mais on entend ici et là que depuis les indépendances, aucun régime (démocratique ou d’exception) n’a pas fait mieux que le MPSR2 en terme de recrutement dans la Fonction publique et dans le para-public. Il semble que c’est des dizaines de milliers de jeunes recrutés et des milliers de postes de stagiaires qui ont été offerts aux jeunes ! Si quelqu’un a des statistiques fiables, je suis bien intéressé et mon frère @RAS aussi ! Bonne chance à la jeunesse en quête d’emplois !
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par Bärbel Ouattara, 23 octobre 2025 11:21au lieu de laisser faire les pt. travaux par les gens du quartier gratuit, il faut emboucher des gens, meme si c’est pour 4 heures par jour, pour qu’ils ont un pt salaire. je pense que le president ne fait rien contre le chomage. chaque jour il y a seulement des interdictions. on ne peut plus porter des tissus qu’on veux, il faut manger uniquement des choses du burkina, meme les coiffures sont imposer. nous ne sommes pas des militaires qui vivent dans des casernes et qui doivent se comporter comme eux. maintenant on veut supprimer les emissions a la tele. chaque tele a un bouton pour l’arreter. et chaque parent doit voter mais il ne doit pas decider quelles emissions les enfants peuvent suivre, il faut sensibiliser les femmes que elles ont les memes droits comme les hommes depuis sankara. le mot chef de famille n’existe plus. les deux, la femme et l’homme ont les memes droits dans le menage. on doit commencer a l’ecole pour que les filles sont au courant
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par jan jan, 26 octobre 2025 16:05@Barbel, bien répondu et ce n’est que vérité, sauf que dans ce Faso, les gens aiment caresser dans le sens du poil des mogo du moment, ...
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par grall, 29 octobre 2025 01:23merci capitaine traore, pourquoi vous fatiguez vous autant, et si vous repreniez les consignes de SANKARA, qui est un modèle, pour la jeunesse africaine, européenne, certes vous allez certainement l’améliorer, mais , laisser aux femmes de votre pays la liberté de la monogamie, d’avoir des enfants ou pas, vous mettez l’accent sur l’enseignement, ,c’est bien, mais qu’allez vous faire pour résoudre les classes surchargées, je suis une très vieille enseignante, quand vous avez plus de 100 élèves ,en économes, Français, savez vous qu’il faut 40 heures de corrections, si vous compter les heures de préparations, d’enseignement, de corrections, ce n’est plus 8h par jour, mais combien par semaine, Capitaine, vous êtes intègre, courageux, vous avez une jeunesse, qui veut s’instruire, alors inventez votre propre modèle, (les aines peuvent aider les plus jeunes, ), inutiles de chercher un modèle en occident, vous êtes africains, ni l’europe, ni la russie, le modèle de cuba du temps de castro pour l’enseignement, les soins, la sécuriteé, ce modèle est celui de Sankara, courage et bravoure l’avenir est devant vous
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par le révolutionnaire, 27 octobre 2025 09:28La recherche n’est pas le parent pauvre mais on a des chercheurs qui sont pauvres d’esprit qui ne savent pas utiliser 10% de leur intelligence pour développer leur recherche. Il y a plein des chercheurs qui cherchent et qui trouvent. Il faut se battre pour montrer ce qu’on fait. Beaucoup de chercheurs ont publié dans des revues de grand renom. si vous êtes chercheurs il faut chercher à valoriser vos résultats de recherche. Il faut que le Burkinabe lamda sache que vous impactez sa vie par vos recherches
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par BANDEBA, 22 octobre 2025 17:10IIIB, IIIB, IIIB ! IB, tu es sucré ! Il est plus facile pour des gens allant traiter une affaire ou même monter un dossier de bifurquer pour prendre une bière et d’y rester jusqu’au soir que de se dépêcher pour leur dossier. C’est une réalité. Lors des ouvertures ou clôtures de rencontres, on nous sert des dances traditionnelles. Personnes n’est contre la culture, mais chaque chose a son temps et son lieu. L’Université, ce n’est le lycée. Là, c’est la recherche. Mais voilà qu’au lieu que tous les acteurs se consacrent à comment faire avancer les choses dans ce sens, au moins une cellule (composées de X personnes) rament à contre courant. La cellule veut amener les enfants à utiliser leurs têtes pour se saper, maigrir etc. afin d’êtres choisis comme MISS. Là où ça fait plus mal, c’est quand on aligne des enfants pour leur partager des millions et ajouter d’autres cadeaux par ce qu’elles ont su marcher d’une façon, s’habiller sexi etc. pendant ce temps, personne ne pense à féliciter avec quelque chose nos FDS, VDP, Médecins, Femmes qui balayent nos villes etc. car eux se battent pour que nous vivons, nous retrouvons la santé, nous ne soyons pas envahis par les saletés. Bref. on a jamais vu X aller donner quelque chose à des soignants de tel dispensaire ou hospital pour les travaux qu’ils abattent. Qui a déjà envoyé rien qu’un sceau de café ou thé chaud aux femmes qui balayent nos rues ? Revenant à la recherche, qui a déjà demandé des résultats de recherche pour lancer une production ? Si des étrangers viennent proposer à nos trouveurs d’aller ailleurs, il ne faut as se mettre à parler alors.
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par caca, 23 octobre 2025 11:10Cher Bandeba, Ton texte, bien que passionné, laisse une impression de confusion plus que de conviction. L’interpellation répétée — “IIIB, IIIB, IIIB ! IB, tu es sucré !” — évoque davantage le cri d’un loup affamé que l’appel réfléchi d’un citoyen soucieux du bien commun. Or, dans un espace de débat public, la forme importe autant que le fond. Tu soulèves des préoccupations légitimes : la place de la recherche à l’université, la valorisation des métiers essentiels, le détournement des priorités vers des concours de beauté ou des cérémonies folkloriques. Mais ces constats, au lieu d’être articulés dans une analyse cohérente, sont noyés dans une suite de reproches décousus, sans fil conducteur ni proposition concrète. La critique citoyenne ne se résume pas à dénoncer. Elle suppose une capacité à structurer les faits, à nommer les responsabilités sans caricature, et à proposer des pistes d’action. Or, ton texte semble davantage animé par l’exaspération que par la volonté de transformation. Il manque une rigueur dans l’argumentation, une clarté dans les enjeux, et surtout une reconnaissance des dynamiques complexes qui traversent nos institutions. Enfin, si tu souhaites défendre la recherche, les métiers du soin, ou les agents de propreté, pourquoi ne pas le faire en valorisant leurs apports, en interpellant les décideurs, ou en mobilisant les citoyens autour d’initiatives concrètes ? C’est ainsi que la parole devient force de proposition, et non simple lamentation. En somme, ton texte gagnerait à être retravaillé pour devenir une véritable tribune citoyenne : structurée, nuancée, et tournée vers l’action. Car c’est dans la rigueur de la critique que se forge la crédibilité du débat.
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par BANDEBA, 23 octobre 2025 15:05Caca, tu as trouvé sans copier c’est exactement le tout dire en même temps par peur de se voir retirer la parole et ou perdre du temps. Quand à mon expression, qu’est ce que tu veux ? C’est comme cela que je m’exprime. Suis de ceux là qui au travail ont chaud dans la tête mais aussi au corps. C’est dans le concret que je travaille. Pas le temps de parler, on agit. Peut être que j’ai une déformation professionnelle. Tu as compris non ? Beaucoup d’autres aussi ont compris. C’est l’essentiel !
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par Houston, 22 octobre 2025 19:18son excellence, faite qlqlue chose pour les maquis. Ya trop de maquis a Ouaga et a n importe quel hre ya du monde.
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par caca, 23 octobre 2025 11:45À l’internaute Houston, et à ceux qui s’interrogent sur la place des maquis à Ouagadougou : Je lis avec attention votre interpellation adressée à « Son Excellence » au sujet de la prolifération des maquis dans la capitale. Vous évoquez une saturation, une présence constante de clients à toute heure, et semblez appeler à une régulation présidentielle. Mais permettez-moi de poser quelques questions citoyennes, sans animosité : • Quel est le réel préjudice causé par ces établissements ? Est-ce le bruit, l’occupation de l’espace public, ou une inquiétude morale ? Si oui, précisons-le. Car la simple affluence ne constitue pas en soi un trouble à l’ordre public. • Le terme "maquis" est-il ici utilisé dans son sens péjoratif ? Ou désigne-t-il simplement les bars-restaurants populaires, lieux de sociabilité et de détente pour une jeunesse souvent en quête d’espaces accessibles ? • L’appel au président pour « auto-saisir » cette question semble disproportionné. Ne serait-ce pas plutôt aux autorités locales, aux mairies, aux services d’urbanisme et de sécurité de dialoguer avec les tenanciers et les riverains ? Je comprends que certains puissent ressentir une gêne, notamment en matière de nuisances sonores ou de régulation urbaine. Mais il me semble essentiel de ne pas stigmatiser ces lieux sans analyse approfondie. Les maquis sont aussi des espaces d’expression culturelle, de lien social, et parfois de survie économique. Critiquer, oui. Réguler, peut-être. Mais disqualifier sans nuance, non.
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par Sid Ya Sida, 22 octobre 2025 19:26Je trouve qu’on devrait commencer à ramasser tous ceux qui se réunissent dans les kiosques, les grains, les rond-point, les mariages pompeux, les cortèges funéraires kilométriques pour les mettre au boulot. Cela peut entrer dans les prérogatives de la brigade LABAaL. Ce sera déjà ça de gagner.
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par jan jan, 26 octobre 2025 16:10@Sid ya sida, je suis sûr que le "ramassage" dont vous parlez commencera par vous, ...
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par Abbé Emile SIMBORO, 23 octobre 2025 07:25Un de mes oncles avait ce leitmotiv : "E ka paa kié ma, kié do ka paa é ma" Autrement dit, ne jamais craindre de se tuer au travail pour le progrès !
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par nimbonaismail573@gmail.com, 23 octobre 2025 08:30Que IB Visite le Burundi pour inspirer à travers ses discours et ce genre de centraliser le pouvoir en arrivant lui-même sur le terrain !!
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par Renault HÉLIE, 23 octobre 2025 08:37Eh bien, vous avez un dirigeant qui a le courage de poser des questions qui peuvent fâcher. La grande question des pays d’Afrique n’est pas la Colonisation, qui est terminée depuis 60 ans environ, c’est la COLONISABILITÉ. En d’autres termes, comment se réveiller suffisamment tôt avant que votre nation soit affaiblie par la dette et doive vendre sa souveraineté, ses terres agricoles, ses mines, ses administrations (voir Centrafrique !). Déjà, il est absolument nécessaire (1) d’entretenir et même d’améliorer les infrastructures existantes, en particulier les chemins de fer, les routes, les ponts, (2) de ne pas entraver le commerce et l’activité privée par indolence administrative ou même rackett par des policiers, douaniers ou agents fiscaux et (3) de ne pas creuser la dette en arrosant d’augmentations des fonctionnaires carents. Attention : il y a de bonnes dettes et de mauvaises dettes ! La dette, c’est comme un couteau, on peut l’utiliser pour de bonnes choses ou de mauvaises choses. Personnellement, si j’étais guinéen ou congolais, j’aurais honte que mes gouvernements aient laissé pourrir les chemins de fer et les routes qui fonctionnaient pourtant bien en 1960.
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par Le nouveau sage, 23 octobre 2025 10:10Mr Renault Helie, la colonisation a joue aussi un grand role en rendant les gens paresseux !!!!! Vous etes venu ko droit de travail, droit de l homme, droit de je ne sais quoi. Personne ne veut travailler apres l heure de travail. Allez y voir aux USA comment les managers travaillent apres la fermeture de leur boite. Il ya DUPERIE quelque part !!!!!
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par caca, 23 octobre 2025 11:22L’internaute Renault HÉLIE se distingue par une verve critique affirmée et une capacité à poser des questions qui dérangent — ce qui, en soi, est salutaire pour tout débat public. Son insistance sur la notion de « colonisabilité » plutôt que sur la colonisation elle-même ouvre une piste intéressante : celle de la responsabilité contemporaine des États africains face aux pièges de la dette, à la fragilisation des infrastructures et à la perte de souveraineté. Ce renversement de perspective mérite d’être entendu. Cependant, cette posture, aussi stimulante soit-elle, gagnerait en justesse si elle s’accompagnait d’une rigueur historique plus solide. L’évocation nostalgique des chemins de fer « qui fonctionnaient bien en 1960 » ignore les dynamiques postcoloniales complexes, les sabotages structurels, les ajustements imposés par les institutions financières internationales, et les conflits internes qui ont entravé la continuité des politiques publiques. Il ne suffit pas de pointer du doigt les gouvernements africains sans prendre en compte les héritages institutionnels, les dépendances économiques et les rapports de force internationaux. Par ailleurs, HÉLIE semble aborder tous les sujets avec une assurance qui frôle parfois l’omniscience. Cette posture, bien que provocatrice et stimulante, peut nuire à la qualité du débat lorsqu’elle néglige les nuances, les temporalités et les contextes locaux. L’Afrique n’est pas un bloc homogène, et les trajectoires de la Guinée ou du Congo ne peuvent être réduites à des jugements moraux sur la honte ou la négligence. En somme, Renault HÉLIE est un interlocuteur utile au débat africain, dans la mesure où il suscite la réaction, pousse à la réflexion et oblige à clarifier les positions. Mais sa critique gagnerait en profondeur si elle s’ancrait davantage dans les réalités historiques et géopolitiques, plutôt que dans des généralisations parfois anachroniques.
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par pfff, 23 octobre 2025 18:46@Renault Hélie. Je suis surpris que, dans quelque pays que l’on soit (plusieurs pays d’Europe, d’Amérique du Sud ou d’Afrique) le ressort de traiter ses concitoyens de fainéants ait toujours autant de soutien parmi la population. Si je ne me trompe, M. De Gaulle avait un minimum de respect pour son peuple et pour lui-même en s’incluant parmi les « veaux » de français. Les Burkinabés que je connais ne sont pas des fainéants. Ni en Europe, ni au Burkina. Je crois que lorsqu’on travaille, que le travail ne paie pas, et que d’autres s’enrichissent sur ton dos en détournant ton bénéfice, le plus sage est d’arrêter de travailler. Puisque ce môssieur IB est si génial, qu’il arrive à motiver ses gens pour qu’ils soient volontaires, et je vous parie 2 francs 6 sous qu’avec un chèque, on y arrive mieux qu’avec des coups de bâton, et on y arrive mieux avec des coups de bâtons qu’avec des insultes. C’est son boulot de réformer son pays, pas le mien. Les gens ne sont pas fainéants, ils veulent être payé de leurs efforts, et le système actuel ne le permet pas.
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par NZ, 24 octobre 2025 08:06Internaute pfft, on voit bien que vous ne connaissez pas les Burkinabés. IB connaît bien sa population que toi. Et il sait que si tu veux que le Burkinabé bouge, qu’il se motive, il faut toucher à son orgueil. Et c’est ce que le Président fait de mieux. Ce ne sont pas des injures. Son langage est adapté à sa population. Mais vous ne pouvez pas comprendre car vous voyez tout en rouge.
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par pfff, 24 octobre 2025 12:43Je me fiche pas mal de la sensibilité des uns et des autres. Je ne comprends qu’une chose : l’efficacité du travail dépend du système dans lequel l’individu évolue. Si un système permet à des individus vivre sans travailler pendant que d’autres travaille sans vivre, c’est le que système est mauvais. La question n’est pas de savoir si certains ont envie de travailler : personne n’a envie de travailler, et il faut être d’une mauvaise foi redoutable ou d’une folie totale pour soutenir le contraire. Ce dont on a envie, c’est du résultat du travail. C’est le résultat du travail qui motivera pour le faire. Si votre système permet d’avoir le résultat du travail sans travail, il serait fou de travailler pour l’avoir. Si même en travaillant, vous avez la certitude de n’avoir aucun résultat, personne ne va vous faire bosser. Inutile de traiter les gens de fainéants. Changez de système.
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par Renault HÉLIE, 24 octobre 2025 09:15@pfff Messire Pfff : Moi, je trouve positif que l’actuel gouvernement du BF introduise une dose d’autocritique de sa fonction publique ... un peu comme un certain Sankara Thomas. Un peu de serrage de boulons, des réorganisations efficaces, ça peut être utile. Et, à propos de la France, j’ai l’honneur de penser que la fonction publique française mériterait un énorme dégraissage. Si vous saviez le laxisme de certaines grosses mairies ! Et puis, à l’ère de l’informatique, une mairie française qui passe de 2500 employés en 1990 jusqu’à un effectif de 5000 en 2025, il y a visiblement du lard dans le cochon. Cela ne signifie pas que, individuellement, chaque employé soit un fumiste, mais l’ensemble mériterait une réorganisation.
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par pfff, 24 octobre 2025 13:03Je n’ai pas de doute que certains ne font rien, et je ne suis pas sûr qu’il ne s’adresse qu’à la seule fonction publique. Mais voyez la réponse que j’ai faite supra. Qu’il change de système sans insulter les gens, ce sera plus constructif et plus efficace. On motive à travailler en par le résultat de leur travail, pas en les traitant de paresseux. Quant à l’Europe, la situation de la fonction publique est différente même s’il y a évidemment des planqués. Dans un sens, la situation est pire, car la plupart de ces gens travaillent, et parfois très dur. Seulement, le travail qu’on leur demande est complètement inutile. On est dans une situation où certaines administrations créent leurs propres besoins, mais où certains besoins des administrés ne sont pas couverts. Chaque fois qu’on crée un document à remplir, même si informatique, génère des quantités de besoins extraordinaires pour l’état. Une amie professeur d’informatique me raconait : hier, à la suite d’une urgence momentanée, quelqu’un a inventé, pour tous les élèves de France, un document informatique à remplir par les profs pour un suivit particulier des élèves. C’est rapide : il faut 5 minutes par élèves. avec 12.9 millions d’élèves, ça vous fait 1075000 heures de travail que vous venez de consommer, soit l’équivalent annuel de 700 professeurs. Et à quoi va servir cette fiche ? Dans la plupart des cas à rien, car le contenu est redondant avec le reste, et pour les 2 cas annuels et par établissements qui seront concernés, on aurait peut être pu faire autrement... Mais ce professeur vraiment fait son travail en conscience.
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par meimei, 23 octobre 2025 20:43Tu serais un bon conseiller pour sortir la France de cette crise de la dette qui trouble ton pays. Quand aux africains, on connait l origine de la dette qui est l exploitation coloniale.
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par kwiliga, 23 octobre 2025 09:37N’y-a-t ’il pas une certaine ambiguïté, à vouloir à tout prix valoriser nos traditions et en parallèle mettre la science sur un piédestal, cette dernière ayant pendant longtemps été associée à l’impérialiste colonisateur ? Notre population connaissant une croissance exponentielle, à combien de mariages, combiens de baptêmes, de funérailles... les générations qui viennent devront-elles participer ? Et comme nous avons intrinsèquement ce goût du cérémonial, nous l’importons dans notre travail, ou chaque nomination, chaque départ à la retraite, chaque mariage d’un confrère (ou d’une consœur),... donne lieu à une plus ou moins grande cérémonie... Bref, nous ne ratons pas une occasion de faire la fête, nous dérobant ainsi à nos obligations professionnelles. Il ne s’agit point alors de remettre en question les 8 heures de travail quotidien, mais plutôt de mettre fin à ce tropisme africain et ce n’est pas en prônant le respect et la pratique de nos traditions, sans tri, sans distinction, ou tout serait bon à prendre, que nous y arriverons. Je conseille à chacun de lire ou de relire l’ouvrage d’Axelle Kabou "Et si l’Afrique refusait le développement", vieux de 34 ans et pourtant, malheureusement encore d’actualité.
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par Le nouveau sage, 23 octobre 2025 10:20Messire Renault Helie, si ca chauffe toujours en France, n ayez pas HONTE, venez, on va vous chercher un coin a Ouaga !!!!! You are very welcome !!!!
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par Renault HÉLIE, 23 octobre 2025 21:49Salut, compagnon de débats ! Moi, si j’arrive au BF... j’ai peur de pleurer comme une fillette en quittant l’aéroport, trop de bons souvenirs, et aussi trop d’amis disparus ou malades. Je rêêêve en pensant à une soirée entre anciens dans un maquis dansant avec de la Flag ou Brakina bien frappée, sans oublier brochettes et poulets... Cependant, ma santé m’éloigne un peu des tropiques, hélas.
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par West, 24 octobre 2025 01:10Mr. Élie, une réponse empreinte d’émotion et de sincérité qui vous honore en plus de l’évocation des amis disparus ou malades et votre santé (qui est la première des matières premières pour une personne). Bonne nuit calme.
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23 octobre 2025 10:45@Caca, j ai ri jusqu a j ai failli tomber a la renverse. Un supporteur de Blaise Compaore qui veut me donner des lecons de sagesse !!!! C est un peu comme un enfant de CP1 qui demande a son maitre de s asseoir il va lui donner des cours !!!!!! Tout simplement un monde a l envers !!!!!!
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par caca, 23 octobre 2025 13:12C’est avec un mélange d’étonnement et de consternation que je découvre, sur un site censé promouvoir le lien social, une publication qui accuse sans preuve, rabaisse sans nuance, et prétend filtrer la morale tout en laissant passer l’indignité. Que le modérateur laisse publier de telles inepties interroge : à quoi sert le filtre, si ce n’est à préserver un minimum de décence dans l’échange ? Accuser "Caca" sans fondement, sans preuve, sans même le courage de signer — d’être un supporteur de Blaise Compaoré, c’est non seulement faire preuve d’une mémoire sélective, mais aussi d’une moralité bancale. Car enfin, qui n’a pas été, à un moment ou un autre, le supporteur de Blaise Compaoré dans ce pays ? L’histoire politique ne s’écrit pas à coups de raccourcis, mais avec la complexité des contextes et des engagements. Et que dire de cette prétention à donner des leçons de sagesse ? J’ai ri, oui, jusqu’à en faillir tomber à la renverse. C’est un peu comme si un enfant de CP1 demandait à son maître de s’asseoir pour lui faire la classe. Le monde à l’envers, en effet. Mais surtout, le monde du renversement des valeurs, où l’anonymat devient le refuge de l’arrogance. À ce donneur de leçons improvisé, je réponds ceci : la sagesse ne s’improvise pas, elle se mérite. Et elle commence par le respect de l’autre, même dans le désaccord.
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par BOB, 23 octobre 2025 16:49@ Caca personnellement je n’ai jamais été supporter de Blaise Compaore ni militant d’un quelconque parti où organisation bien que je sois septuagénaire. Beaucoup de gens refusent d’assumer leur vie antérieures et c’est dommage. Je suis surpris par votre agressivité par la morgue et parfois l’impertinence de vos propos qui frisent souvent l’insulte, alors souffrez qu’on vous retrouve la monnaie de votre pièce. Le modérateur ne sait sûrement pas que vous êtes un personnage important. Ceci dit ce que dit IB dans sa brillante adresse ne souffre d’aucune contestation ou critique. Lisez le inextenso et vous verrez. Mais là ou vous avez raison c’est que tout est relatif. .c’est le seul principe absolu
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par caca, 24 octobre 2025 10:51Cher Bob, Il est des postures qui, sous couvert de neutralité, trahissent une mémoire sélective et une forme d’ingratitude institutionnelle. M. Bob, dans sa déclaration du 23 octobre, affirme n’avoir jamais été soutien de Blaise Compaoré ni affilié à une quelconque organisation politique. Soit. Mais cette prise de distance, présentée comme gage d’indépendance, semble surtout servir à masquer les bénéfices indirects qu’il a pu tirer du régime qu’il critique aujourd’hui. Car il ne s’agit pas ici de défendre un homme ou un parti, mais de rappeler que certains parcours migratoires, notamment vers les États-Unis, ont été facilités par des politiques de stabilité et de coopération mises en place sous Compaoré. Feindre l’oubli de ces leviers, c’est nier une part de réalité historique et sociale. L’ingratitude, hélas, est un mal bien burkinabè. Elle se manifeste dans les familles, dans les cercles professionnels, et jusqu’au sommet de l’État. On encense un régime quand il sert nos intérêts, puis on le voue aux gémonies dès qu’il devient un repoussoir utile à notre posture morale. Cette versatilité du discours, qui transforme la reconnaissance en ressentiment, affaiblit la cohésion nationale et brouille les repères du débat public. M. Bob, en se présentant comme un septuagénaire détaché des luttes partisanes, aurait pu incarner une voix sage et apaisée. Mais sa réponse, marquée par une morgue inattendue et une ironie mal dosée, trahit une volonté de clore le débat plutôt que de l’élever. Il est permis de ne pas soutenir un régime, mais il est intellectuellement malhonnête de nier les effets positifs qu’il a pu avoir sur sa trajectoire personnelle. En somme, la critique citoyenne ne peut s’exonérer de la mémoire collective. Elle doit conjuguer lucidité, reconnaissance et exigence. C’est à ce prix que le débat public retrouvera sa dignité.
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par Le nouveau sage, 23 octobre 2025 18:51
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par caca, 24 octobre 2025 16:03Cher “Nouveau Sage” « Celui qui cherche la sagesse est déjà sage ; celui qui croit l’avoir trouvée ne l’est plus. » Tu as choisi “Le Nouveau Sage” comme pseudonyme. Audacieux. On imagine déjà les aphorismes ciselés, les pensées profondes, les silences éloquents. Et puis… on lit. Et là, surprise : la nouveauté est bien là, mais la sagesse semble avoir pris un congé sabbatique. Sénèque t’aurait probablement salué… puis demandé si tu avais lu la fin de sa phrase. Car se proclamer sage, c’est un peu comme s’autoproclamer humble : ça rate l’effet. Tu as sauté la quête, gardé le titre, et emballé le tout dans une prose qui confond certitude et clairvoyance. Le sage, lui, doute. Toi, tu affirmes. Le sage cherche. Toi, tu signes. Mais rassure-toi : même Sénèque aurait reconnu que l’erreur est humaine. Il aurait simplement ajouté que la prétention, elle, est un peu plus tenace.
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par Le nouveau sage, 24 octobre 2025 20:57Ah ! Sauvons Caca, il perd le NORD !!!!! Ici, c est le forum des internautes du Faso.net mais pas une classe de philosophie mon cher Caca !!!!
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par warzat, 23 octobre 2025 12:03Ceux qui peuvent se permettre de paresser sont ceux qui sont certain que même s’ils ne travaillent pas ou pas assez, seront payer et pourront faire face à leurs obligations. Un vrai entrepreneur ne dort pas ou très peu parce que des charges quotidiennes, mensuelles et annuelles pèsent sur lui. C’est un créateur de richesses.... Concernant, les innovateurs, les inventeurs...les génies, les vrais, ce sont des esprits libres la plupart du temps...ils ne rentrent dans le moule dont les critères sont définis par des intelligences mesquines et limitées. C’est à la révolution de fouiller, de les trouver et de les aider, car aucune de nos banques habituées à gérer des salaires réguliers, ne prendra le risque de les appuyer. En toute fraternité.....
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par Le nouveau sage, 23 octobre 2025 19:01@Caca, c est bon pour aujourd hui, quand tu seras lucide, on reprendra les debats !!!!!
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par caca, 24 octobre 2025 10:33Cher “Le nouveau sage”, Il est des pseudonymes qui, à défaut d’être mérités, finissent par sonner comme des parodies. Le tien, en l’occurrence, semble avoir été choisi dans un moment d’ivresse rhétorique, tant ta dernière sortie tient davantage du dérapage de comptoir que de la réflexion éclairée. Quand on en vient à traiter ses contradicteurs de “@Caca” et à leur promettre le retour du débat une fois qu’ils auront “retrouvé leur lucidité”, c’est qu’on a manifestement perdu la sienne. Mais venons-en au fond, si tant est qu’il y en ait. Tu t’es senti ébranlé par une critique lucide la mienne sur le traitement manichéen du régime Compaoré. Et plutôt que d’y répondre par des arguments, tu as préféré t’enfoncer dans l’invective. Sage, vraiment ? Je comprends que certains de nos compatriotes, n’ayant connu que le régime Compaoré, aient du mal à en faire une lecture nuancée. Je comprends aussi que l’assassinat de Thomas Sankara, crime fondateur d’une trahison historique, jette une ombre indélébile sur le parcours de Blaise Compaoré. Mais comprendre n’est pas excuser, et encore moins essentialiser. Car si l’on peut et doit qualifier Compaoré de traître à la mémoire de Sankara, il serait malhonnête de nier qu’il a aussi contribué à une certaine stabilité institutionnelle, à l’ouverture diplomatique du Burkina Faso, et à des avancées économiques notables, du moins jusqu’à ce que le pouvoir devienne pour lui une drogue dure. L’histoire n’est pas un tribunal à verdict unique, c’est un champ de tensions, de contradictions, de responsabilités partagées. Toi, “nouveau sage”, tu préfères l’anathème à l’analyse, le sarcasme creux à la dialectique. Tu confonds la virulence avec la pertinence, et l’insulte avec la conviction. Mais sache-le : la lucidité n’a pas besoin de hurler pour se faire entendre. Elle tranche, elle éclaire, elle dérange et c’est précisément ce qui t’a fait vaciller. Alors oui, reprenons le débat. Mais pas dans la cour de récréation où tu sembles t’épanouir. Reprenons-le sur le terrain des idées, des faits, de la mémoire et de la responsabilité. Là où la sagesse, la vraie, ne se proclame pas : elle se prouve. Un contradicteur lucide, pas encore converti au culte de l’amnésie sélective.
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par Renault HÉLIE, 23 octobre 2025 21:42@caca Messire Caca, je vois que vous comprenez ma dilection pour « les bonnes questions », c’est-à-dire les questions critiques parfois irritantes. Je sais que ça peut me faire paraître désagréable pour les Africains, mais j’ai été élevé dans un environnement hyper-critique où l’on passe pour une larve si l’on n’est pas capable de se remettre en question et de critiquer son propre groupe, ses parents, ses amis, et pas seulement des adversaires. Revenons à l’Afrique au sud du Sahara. J’avais écrit « 1960 » pour simplifier, mais le chemin de fer du Congo-Brazzaville fonctionnait correctement vers 1980, puisque j’ai fait le voyage en train sur place, une splendeur. Les interruptions sont arrivées sous un régime réputé pro-occidental après le départ brutal de Marien N’gouabi. Il serait intéressant de mieux connaître ce qui a interrompu ce service ferroviaire ; moi, je ne suis pas compétent pour pointer des responsabilités avec précision. Ceci dit, ne nous acharnons pas sur le Congo-Brazzaville, loin d’être malheureux quand on le compare à son voisin ex-belge ; c’est simple, il est 4 fois plus riche par habitant et bien plus vivable, au point qu’il y a une migration importante venant du Congo-Kinshasa. Ce voisin, le Congo-Kinshasa, souffre lui aussi, et bien plus gravement, d’infrastructures détériorées. Et pourtant, il est infiniment plus riche en matières géologiques que tout le reste de l’Afrique francophone. Vous comprendrez, j’espère, que j’ai évoqué ces deux lignes de train et la date de 1960 juste pour évoquer la responsabilité d’un État indépendant, surtout 20 ans après l’indépendance ; responsabilité qu’on ne peut toujours esquiver en évoquant un passé révolu. J’ai beaucoup voyagé depuis ma naissance. j’ai pu voir de mes yeux l’extraordinaire héritage en infrastructures du Maghreb francophone, Maroc-Algérie-Tunisie. Ainsi, ces 3 pays avaient des trains électriques, des trams et des trains de banlieue en 1956 alors que l’Ardèche elle-même n’avait pas de train, sans parler du goudron partout, des réseaux d’électricité et d’eau, etc. On peut aussi critiquer la période post indépendance de ces 3 pays du Maghreb, mais ils ont une grande qualité peu fréquente en Afrique : ils ont entretenu et amélioré leurs réseaux depuis 1956-1962, et ils ont des ingénieurs nationaux pour cela. Au sud du Sahara, en Côte-d’Ivoire, le train a été entretenu, des autoroutes ont été construites, les réseaux sont bons. La RSA d’Afrique du sud est « hors concours », elle est hyper-avantagée par ses mines et ses infrastructures, mais elle est en train de perdre ses atouts à cause de la corruption de l’ANC. Sinon, en Afrique, il reste en général à accomplir un sérieux travail de remise en cause, de « vissage » de la fonction publique, de lutte contre la corruption, de rigueur financière, de consolidation des infrastructures, etc. Donc, si vos dirigeants sont conscients des nécessaires remises à niveau, c’est tant mieux pour votre avenir. On nous casse parfois les oreilles avec Israël, mais sachez que les Israéliens ont une grande qualité : ils sont peu complaisants avec eux-mêmes, et même carrément brutaux avec leurs traîne-savates, ils savent s’auto-critiquer avec férocité. Résultat : Ils avaient un niveau de vie proche du Maghreb en 1960, ils sont devenus une puissance Hi-Tech, industrielle et agricole, ils ont maintenant dépassé l’Espagne, l’Italie et l’Angleterre en PIB par habitant, etc. et tout cela sans revenus géologiques significatifs, et en en faisant aussi profiter les 2,3 millions d’arabes israéliens non juifs, dont le niveau de vie dépasse 5 fois celui de l’Algérie. NB : pour ce qui est de la paresse et du sérieux des fonctionnaires, je vous garantis que le BF est loin d’être le pire d’Afrique ; tout est relatif, mais les burkinabè passent pour sérieux et fiables, du moins comparés à d’autres pays. Je comprends vos problèmes, mais il y a plus malheureux que vous, y compris en Afrique anglophone.
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par caca, 24 octobre 2025 10:17Cher Hélie, Votre analyse des faits historiques bien que parfois rugueuse dans sa forme, a le mérite de poser les « bonnes questions » : celles qui dérangent, qui bousculent les récits confortables, et qui exigent une relecture lucide de nos trajectoires post-indépendance. En tant que citoyen engagé, je souhaite apporter un éclairage complémentaire, sans complaisance mais avec nuance, sur les enjeux soulevés. Il est vrai que nombre de pays africains ont hérité d’infrastructures remarquables à l’indépendance ; qu’il s’agisse de réseaux ferroviaires, d’installations portuaires ou de systèmes d’adduction d’eau. Mais le drame n’est pas tant leur absence que leur dégradation. Le cas du chemin de fer Congo-Océan, évoqué par M. Hélie, illustre cette dynamique : un réseau fonctionnel jusqu’aux années 1980, puis progressivement abandonné, non par manque de moyens initiaux, mais par défaut d’entretien, de vision et de continuité administrative. Dans nos pays, l’entretien est souvent relégué au second plan, perçu comme une charge plutôt qu’un investissement. Le train, mode de transport économique et structurant, est devenu un luxe insaisissable à nos populations. La récente mobilisation forcée du directeur de la gestion du stade municipal de Ouagadougou pour cause de négligence illustre bien ce paradoxe : nous construisons, inaugurons, mais oublions de maintenir. Ce n’est pas tant le manque d’infrastructures qui nous condamne au sous-développement, mais l’incapacité à les pérenniser. L’appel de M. Hélie à un « vissage » de la fonction publique mérite d’être entendu, mais sans stigmatisation. Le sérieux des agents burkinabè, souvent salué, montre que la rigueur est possible. Ce qu’il faut, c’est une culture de la responsabilité, une valorisation du service public, et une lutte systémique contre la corruption. L’exemple israélien, cité avec vigueur, montre qu’une société capable d’autocritique peut se transformer en profondeur mais cette exigence doit être adaptée à nos réalités, sans transposition brutale. Enfin, il est essentiel que cette critique ne soit pas seulement importée ou comparée à des modèles extérieurs. Elle doit émerger de nos propres expériences, de nos échecs comme de nos réussites. La Côte d’Ivoire, le Maroc, ou même le Burkina Faso dans certains domaines, montrent que des trajectoires positives sont possibles. Mais elles exigent une volonté politique, une ingénierie nationale, et une mobilisation citoyenne constante.
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par Renault HÉLIE, 25 octobre 2025 07:28@caca Messire Caca, je vous rejoins sur certains points : (1) Le gouvernement du BF semble donc avoir conscience de certains problèmes de remise à niveau des administrations. Voilà une bonne nouvelle pour vous autres sur place. Avec une bonne communication, il est tout à fait possible de réaliser ces améliorations en les présentant de façon sereine, positive et non stigmatisante. (2) Le Burkina Faso peut réussir dans cette tâche, et plus aisément que d’autres pays du Tiers-Monde. Car ce pays a la chance de disposer d’une matière première de bonne qualité, les Burkinabè eux-mêmes, qui ont leur propre réputation incontestable de sérieux, de rigueur financière et de sagesse, en tout cas incontestée par les oiseaux migrateurs qui ont eu l’occasion de parcourir le Tiers-Monde ; notons que cette sagesse réputée n’exclut pas du tout le bonheur de vivre. Personne n’a oublié la réussite de mesures financières d’avant 1983, et l’absence de la petite corruption minable entre 1983 et 1987.
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par bougre33, 24 octobre 2025 02:31PENDANT UN INSTANT J’AI CRU QUE LE CAMARADE I.B VENAIT NOUS ANNONCER L’OCTROIE DE BOURSES SCIENTIQUES ET/OU TECHNIQUES A NOS MEILLEURS ETUDIANTS ( DES ETUDES AUX USA, FRANCE,ALLEMAGNE, CANADA, CHINE...) ! DOMMAGE...! ! !
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24 octobre 2025 14:40@Bougre33 : Des bourses d’études, j’imagine nationale, pour les pays que vous citez, dans une contexte politico-économique difficile, oui, on peut continuer à rêver en plein jour et en couleur... mais bonne chance malgré tout !
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par Le nouveau sage, 24 octobre 2025 21:55Cher Bougre33, on nous a menti depuis longtemps, leur ecole ne forment pas mieux que nos ecoles. On a de tres bon professeurs en Afrique, la preuve, meme dans leur ecole, on rencontre beaucoup de professeurs africains.
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par Le nouveau sage, 24 octobre 2025 21:12@Caca, je suis de retour et le debat continue ! Tout change, et la vie facile n existe plus au Faso, alors vous avez 2 choix : Se mettre au travail ou lire l heure car le raccourci n existe plus.
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par Le nouveau sage, 24 octobre 2025 21:21Caca, prend ton tabouret, je vais t expliquer la sagesse dans le contexte africain. En Afrique, la sagesse vient avec l age, ce n est pas une affaire de gros diplomes ou de de grosses citation de Platon. Chez nous, un sage, c est celui la qui a accumule une grande experience de vie avec l age. J ai plus de 70 ans et ce que j ai vu, peut aider des jeunes a se rediriger dans la vie. S il ya une situation difficile ou meme une simple bagarre, quand on dit de ne pas faire, la bagarre est finie. Notre age est un gage, de facto je suis un sage. S il ya quelque chose, on part vers les vieux d abord mais pas vers celui qui connait Socrates ou Platon !!!!!
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par caca, 25 octobre 2025 16:51Cher "Nouveau sage", Merci pour votre intervention, qui nous rappelle que la sagesse, selon certains, commence là où les diplômes s’arrêtent… et parfois là où la syntaxe trébuche. Vous affirmez que l’âge suffit à faire de vous un sage. Soit. Mais à ce compte-là, les pierres seraient des philosophes et les tortues des académiciens. Vous dites que chez vous, on ne cite pas Platon. C’est vrai, Platon n’a jamais eu à gérer une bagarre de quartier avec un tabouret. Mais il a tout de même laissé deux ou trois idées qui ont traversé les siècles sans passer par le salon des anciens. Votre conception de la sagesse ressemble à une carte de fidélité : plus on vieillit, plus on accumule des points. Mais attention, l’expérience n’est pas un abonnement premium à la vérité. Elle peut aussi produire des certitudes molles et des jugements en pantoufles. Enfin, traiter son interlocuteur de "caca" pour introduire un cours magistral sur la sagesse, c’est audacieux. On attendait Socrate, on a eu Scatocrate. Mais ne vous inquiétez pas : même les margoulats ont leur place dans l’écosystème du débat, surtout quand ils savent faire rire. Avec toute la déférence due à votre tabouret, Un jeune qui lit Platon… et écoute les anciens (quand ils parlent sans hurler)
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par Le nouveau sage, 24 octobre 2025 21:29@Un sage peut descendre dans la boue, ca depend de qui l invite !!!!!!
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par Renault HÉLIE, 24 octobre 2025 22:20@caca Messire caca, vous mettez au centre un problème IMPORTANT. (1) Il faut absolument renforcer la "culture de la maintenance" au BF, comme dans toute l’Afrique, quitte à réveiller quelques endormis. Tant mieux si vos gouvernants l’ont compris. J’entends par là, et en premier, la maintenance des voies de communication, routes et spécialement le rail. Le rail a un avantage non négligeable, son débit dépend moins des intempéries. (2) À mon humble avis, 100km d’un chemin de fer qui fonctionne en Afrique, ça vaut une mine d’or, car cela provoque un important commerce interne au pays et à l’Afrique, ne serait-ce que par l’écoulement de fruits, de légumes, etc. Il est donc absolument vital de maintenir les flux à tout prix, et donc d’entretenir, même s’il faut se saigner pour cela. Il me semble qu’un certain Thomas Sankara avait compris l’importance stratégique du rail. Vous voyez, habitant au milieu de châteaux et abbayes célèbres, je fais souvent le trajet vers Paris en passant par Tours, soit par train TGV, soit par autoroute. Si, dans un cauchemar, à la fois les trains et l’autoroute sont coupés entre Paris et Tours, la moitié des salariés de Tours-Chinon-Saumur et région se retrouvent au chômage. cela donne une idée de l’importance de vos voies de communication. Pour le moment, si jamais il y a ne serait-ce qu’un petit trou sur l’autoroute, on voit instantanément rappliquer des travailleurs habillés de jaune, ainsi que des machines à gyrophare, pour réparer le nid de poule en moins de quelques heures (remarque : ce ne sont pas des fonctionnaires, l’autoroute est privée). C’est vital, car il y a des dizaines de milliers de camions qui empruntent ce corridor, des porteurs de légumes espagnols et même marocains, des porteurs de pièces venant de Pologne, des camions allemands, des camions hollandais, des cars de touristes, etc. Tout ce trafic fait vivre, au passage, une bonne partie des salariés ma région, qui compte d’immenses dépôts logistiques et une très grosse gare de triage. Donc, oui, il faut entretenir un véritable CULTE pour la maintenance des voies, et, bien entendu, essayer d’augmenter ces voies. En particulier, il serait vraiment superbe que vous puissiez établir une voie de chemin de fer à travers le Ghana vers les ports ghanéens. Et si, en plus, le Niger et le Mali pouvaient en bénéficier, ce serait cocagne pour l’Afrique de l’Ouest.
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par Ka, 25 octobre 2025 20:45Mon Jeune IB vous dites : "Reconnaissons que nous sommes beaucoup paresseux, nous ne travaillons pas. Regardez au Burkina, on a amené des concepts, pour dire qu’un homme ne doit pas travailler plus de huit heures par jour. Et on a adopté ça, et on lutte pour ça. On n’est pas sérieux. Comment on peut prendre ce genre de droits (si je peux le dire ainsi) et vouloir rattraper le retard que nous connaissons ? (...). Bravo IB. La racine de mon livre pousse bien, et qui ne me permette pas de contribuer sur des sujets aussi importants comme vient nous éclairer le jeune IB. J’ai été déçu par des internautes dits des connaisseurs sortir du cadre, et parler de partisans et partisane. Ce que le jeune IB vient de relater mérite des contributions des internautes de talents qui parleront pourquoi nous n’avançons pas a cause de nos laxismes dont IB qualifie d’être paresseux. En lisant les contributions des internautes qui se qualifient des connaisseurs, je comprends pourquoi Lefaso.net ne s’aventure plus a citer quelques internautes de talents comme a notre temp dont je fais partie. Oui IB ! Vous aviez raison car, l’Afrique est le berceau de l’humanité et sa découverte. C’est grâce a l’intervention de nos ancêtres dans l’histoire ou dans la nature, qu’il est possible de nos jours de parler de progrès et de voir réellement que l’homme a transformé considérablement sa nature et a façonné son histoire. Oui notre jeune président a totalement raison, si de nos jours l’homme est passé a l’état primitif a l’état actuel de haute technologie c’est que nos descendants les premiers en Afrique, c’est qu’ils ont joué un rôle relativement actif pendant l’âge de pierre, un rôle moteur dans l’évolution de l’humanité. Et si nous en sommes là, très paresseux, c’est à cause du fatalisme surtout chez nous au Burkina. Pour que les Burkinabés travaillent a 100% pour faire avancer le pays, il est temp d’éradiquer les idées fatalistes car, comme je ne cesse de le répéter dans ce forum de Lefaso.net, 99% des Burkinabé pensent qu’ils ont un sort prédéterminer, d’où le développement du naturisme c’est-à-dire la croyance aux divers esprits qui existent dans la nature contre lesquels l’homme ne peut rien. Tout dont les paresseux peuvent faire pour ne pas beaucoup travailler c’est d’implorer les génies car, bien manger bien mourir ou mal mourir, être riche ou être pauvre dépend des génies. Merci au Jeune IB pour votre vérité qui perce les cœurs mais ne tue pas. Pour conclure le vieux Ka dit, ’’’puisque la façon de penser, de voir les choses ou de les considérer par chacun est strictement en fonction de son existence sociale , pour que les paresseux songent a travailler, il est temp qu’on éduque tout le monde et arriver à inculquer des bonnes idées pour tout en chacun afin de travailler pour faire avancer le seul pays que nous avons et aimons. Si nous arrivons a partager nos idées, nous devenons des alliés et travailler main dans la main pour mieux construire notre Faso.
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