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BRAKINA-SODIBO : Le DG toujours indésirable

Accueil > Actualités > Société • • mardi 17 février 2004 à 08h29min

Dans cette lettre ouverte adressée au Ministre du Travail, de
l’emploi et la jeunesse et à Pierre CASTEL, des travailleurs
apportent leur "soutien ferme" aux délégués du personnel de
BRAKINA et SODIBO

Nous sommes un groupe de travailleurs de BRAKINA et
SODIBO et très respectueusement, nous venons par la
présente, vous rendre compte, tout en informant l’opinion
nationale, de la situation de conflit créée et entretenue à
BRAKINA et SODIBO de par la volonté, les paroles et
comportement, de Monsieur Jean-Luc GIBERT, Directeur
Général.

Lorsque Monsieur Jean-Luc GIBERT succédait il y a six (06)
mois à Monsieur Jean-Marie GROSBOIS à la Direction générale
des Brasseries du Burkina, nous nous attendions à un plus
dans la gestion des biens et des hommes. Aujourd’hui, nous
sommes brutalement surpris de constater que Monsieur
Jean-Luc GIBERT nous a éloignés de ces objectifs patiemment
et humblement construits par Monsieur Jean-Marie GROSBOIS
après une ébauche de Monsieur DEFORGE Daniel, le
successeur du tristement célèbre Marc BEAUQUENES.

De la très mauvaise gestion administrative

Depuis sa prise de fonction, Monsieur Jean-Luc GIBERT n’a
tenu aucun conseil de cadres. Aucune réunion n’a été initiée par
lui, pour donner ou apprécier les orientations et la politique
économique ou sociale de l’entreprise. De manière dictatoriale
ou digne d’une autorité moyenâgeuse, il a tout ramené à sa
seule personne décidant de la production, de la maintenance,
de la commercialisation et de la comptabilité. Cela est de la
méfiance et du mépris pour les autres.

Toutefois, il paraît que
Monsieur GIBERT bénéfice de la complicité sinon de la traîtrise
d’un (01) cadre africain. Nous profitons mettre en garde ce
mouchard et opportuniste. Voyez vous-même ces quelques
exemples :
- Dès son arrivée, il a renvoyé coup sur coup six (06) cuisiniers
burkinabè qui ne lui auraient pas donné satisfaction. Il a fait
venir son cuisinier du Togo.

- Le 31 décembre dernier, le Directeur des ressources
humaines et des relations extérieures humilié, méprisé par
Monsieur GIBERT, est poussé à la démission. A ce jour, aucun
signe n’est donné pour le remplacer.

- Le 31 décembre dernier, le chef du personnel de Bobo est
admis à la retraite. A ce jour pas de remplaçant.
- Début janvier 2004, Monsieur GIBERT se sépare de sa
secrétaire de direction sous prétexte qu’il n’en a pas besoin et
qu’il travaille sans problème avec Internet. Aux dernières
nouvelles, il aurait recruté une Nigérienne pour la remplacer.

- Courant janvier 2004, des affectations arbitraires tous azimuts
de cadres supérieurs et agents subalternes. Un cadre est
même poursuivi à la gendarmerie au prétexte fallacieux de
suspecter d’être l’auteur d’un écrit anonyme dénonçant un autre
cadre africain (mouchard et valet de Monsieur GIBERT).

Comment peut-on remplacer des Burkinabè par des Togolais,
des Nigériens ? Nous n’avons rien contre les autres
nationalités mais quand même ! Monsieur GIBERT ne sait-il
pas que l’administration est une continuité ? Son devoir est de
faire mieux et non de détruire !

Du mépris des acquis sociaux des travailleurs

Ayant pris fonction moins de deux (02) ans après le tristement
célèbre Marc BEAUQUENES à la Direction générale de
BRAKINA et SODIBO, Monsieur Jean-Marie GROSBOIS en six
(06) ans a su entretenir et renforcer la paix et la cohésion
sociale dans les Brasseries. Malgré ses grandes relations aux
plans social et politique, tout en oeuvrant à l’expansion de
l’entreprise en témoigne sa taille actuelle, Monsieur GROSBOIS
a réussi à aider les Brasseurs à mettre en place les trois (03)
structures suivantes : une Mutuelle dénommée MTBS, un
Comité d’Entreprise de lutte contre les IST/SIDA et une amicale
des retraités, toutes structures bien opérationnelles.

Depuis sa
prise de fonction Monsieur GIBERT est indifférent sinon hostile à
ces structures. Il nous est revenu qu’il veut les supprimer
purement et simplement. Pour les activités des Délégués du
Personnel, Monsieur GROSBOIS avait conclu un protocole
accordant une subvention aux premiers. Pour monsieur GIBERT
ces activités sont le désordre. Quel comble ou plutôt quel culot
pour un Monsieur du pays berceau des droits de l’homme où de
telles organisations sont respectées ! ! !

Sa remise en cause
d’un crédit interne pour urgence sanitaire a entraîné la mort d’un
travailleur, trois mois après son arrivée. Monsieur GIBERT a un
mépris total pour les ouvriers et les employés illettrés pour la
plupart. Et pourtant se sont ces mêmes illettrés qui ont fait de
BRAVOLTA et de SOVOBRA ce qu’elles sont aujourd’hui :
BRAKINA et SODIBO. Alors ? Alors ? De qui se moque-t-il, qui
veut-il abuser ?

De l’injure faite au pays des hommes intègres

En remplaçant Monsieur GROSBOIS, Monsieur GIBERT hérite
d’une Entreprise en plein essor dans tous ses compartiments :
production, maintenance, finance et ressources humaines.
Hélas ! Monsieur GIBERT ne voit partout que le désordre. Le
désordre pourrait-il réaliser l’entreprise dont il a aujourd’hui la
destinée ?
Pire ! s’en prenant à pas mal de travailleurs il s’est exclamé :
"ici, au Burkina, c’est le bordel partout !".
Trop, c’est trop. Nous ne pouvons admettre cette injure faite à
notre pays dont nous sommes fiers depuis toujours.

En conclusion :
- Nous soutenons fermement les Délégués du Personnel qui
au nom des travailleurs demandent le départ de Monsieur
GIBERT manifestement mal intentionné. Qu’un autre Directeur
Général nous soit nommé. Nous sommes mobilisé et organisé
pour le départ définitif de Monsieur GIBERT de BRAKINA et
SODIBO. S’il le faut, nous offrirons nos larmes, notre sang et
même notre vie pour cela.

- Nous condamnons toutes les complicités avec Monsieur
GIBERT. Au premier rang ce cadre africain, opportuniste,
véritable collabo de Monsieur GIBERT. Nous condamnons, ce
gendarme - député - opérateur économique, opportuniste sans
scrupule qui croit pouvoir depuis Marc BEAUQUENES manipulé
à ses fins personnelles les gendarmes, policiers, avocats et
consorts. Ce Monsieur gagnerait à se retirer de nos affaires,
sinon ....

Nous condamnons ces deux ou trois Délégués du
personnel traîtres qui collaborent avec le cadre africain et le
gendarme opportuniste. Ils gagnent cellulaires, bons
d’essences, boissons et argent. Les travailleurs les
connaissent et les tiennent à l’oeil.

- Nous lançons un appel vibrant à toutes les autorités,
organisations et opinions soucieuses de la préservation de la
paix, du développement économique de BRAKINA et SODIBO à
soutenir les patriotes des Brasseries pour le départ de
Monsieur GIBERT et le respect de nos institutions sociales et
républicaines. Force ne doit pas être au mensonge, au pillage
du patrimoine collectif, au méprise du travailleur et de son pays.
Nous faisons confiance à la terre sacrée de KOSSODO, à la
terre libre du BURKINA FASO !
La lutte continue.

Pour le Groupe

Cyprien NANEMA

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