Burkina/Gospel : Chantre Jean Tamini, messager d’amour et de paix dans un monde en perte de repères
Avec son tout nouveau single An ka barika da qui signifie « Rendons grâce à Dieu », le chanteur gospel burkinabè Jean Tamini revient sur le devant de la scène musicale chrétienne. Entre passion, foi et engagement, il a accepté de se livrer dans une interview à Lefaso TV. Parcours, inspirations, ambitions et message au monde, découvrez l’univers singulier d’un artiste qui mêle traditions musicales et spiritualité dans ses créations.
Lefaso.net : Vous venez de lancer un nouveau single intitulé An ka barika da. Que signifie cette chanson pour vous ?
Chantre Jean Tamini : An ka barika da, c’est une expression de reconnaissance envers Dieu. C’est un chant d’action de grâce pour l’année écoulée et une prière pour l’année nouvelle. Il nous rappelle de toujours remercier Dieu pour ses bienfaits, pour ce qu’il fait dans nos vies personnelles, mais aussi pour notre pays, le Burkina Faso. La chanson est sortie en décembre dernier, un moment symbolique pour dire merci et remettre la nouvelle année entre les mains de Dieu.
Quelle est la particularité de ce clip ?
Le clip a été conçu pour plonger l’auditeur dans une ambiance d’adoration et de gratitude. Il mêle modernité et éléments traditionnels, à l’image de mon style musical. On y retrouve des instruments locaux, une atmosphère chaleureuse et un message universel de foi et de remerciement.
Vous vous définissez comme artiste musicien chanteur gospel. Quelle est, selon vous, la différence entre un artiste classique et un artiste gospel ?
Un artiste musicien, c’est quelqu’un qui exprime son art par la musique. Mais un artiste musicien gospel ou chantre va au-delà. Il véhicule un message spirituel. Il conduit le peuple de Dieu dans l’adoration, mais aussi touche les cœurs au-delà de l’église.
Le chantre est un ministre consacré, appelé par Dieu pour servir dans le sanctuaire (l’Église). Il n’est pas simplement un chanteur, mais un adorateur en esprit et en vérité (Jean 4:23-24). Sa voix devient un instrument de guerre spirituelle, de guérison et de visitation divine. Il ne recherche pas le succès, mais l’obéissance à Dieu et la soif de sa présence.
Son style de vie est marqué par la prière, la sanctification, la méditation de la Parole divine et la soumission à une autorité spirituelle. Même en dehors de la scène, il mène une vie cachée avec Dieu. Ses chants sont souvent prophétiques, porteurs d’onction et capables d’ouvrir les cieux.
C’est un communicateur de la foi, un chanteur chrétien engagé dans l’univers musical. Il met son talent au service d’un message inspiré de l’Évangile, destiné à un public plus large.
Il est important de souligner qu’un chantre peut être artiste, mais un artiste ne devient chantre que s’il reçoit l’appel, l’accepte, s’y consacre et exerce ce ministère dans le cadre de l’Église. À travers nos créations, nous faisons passer l’évangile, l’amour de Dieu, la paix, l’espoir. C’est une mission artistique et spirituelle à la fois.
Combien de titres avez-vous à votre actif aujourd’hui ?
J’ai officiellement quatre singles, “Yesu Bwani’’, “EAC BF Centenaire’’, “Ala yi wélé’’, et An ka barika da. Il y a aussi Jehova Senouma, un titre que j’ai produit pendant la pandémie, mais qui n’est pas inclus dans mon catalogue officiel. Un album est en préparation, et il contiendra ces morceaux et de nouvelles compositions.
Quel est votre parcours musical ? La musique est-elle venue à vous ou l’inverse ?
La musique, c’est à la fois une passion et une vocation. Je viens d’une famille pastorale, et dès mon jeune âge, j’étais déjà attiré par les instruments traditionnels. Je jouais dans la chorale de l’église avec le quatre carrés, parfois même sans toucher le sol tant j’étais petit ! Ensuite, après mon baptême, j’ai commencé à composer. Ma toute première chanson parlait des démons et des offrandes… je m’interroge encore sur ce choix. Puis est venu le temps des studios, notamment pendant la Covid.
À quels instruments jouez-vous aujourd’hui ?
Je suis un passionné des instruments traditionnels comme le quatre carrés communément le goumbé, le djembé, maracas... Et je me débrouille un peu à la guitare. J’aime fusionner le son traditionnel avec des rythmes modernes pour donner une identité à ma musique.
Quel message portez-vous à travers votre art ?
Mon message est simple. C’est l’amour, la paix, la tolérance, le vivre-ensemble. Je crois profondément que l’amour est la clé pour un monde meilleur. La Bible dit que Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils. Si nous vivons cet amour au quotidien, malgré les épreuves et la noirceur du monde, alors nous pouvons espérer un avenir plus serein et plus uni.
Quelle est l’actualité musicale de Jean Tamini ?
Actuellement, je suis en pleine promotion de An ka barika da. Mais de nouvelles sorties se préparent, et surtout, mon premier album arrive bientôt. Nous travaillons activement dessus pour offrir quelque chose de fort, à la fois musicalement et spirituellement.
Un mot de fin pour vos fans et ceux qui vous suivent ?
Un immense merci à tous ceux qui nous soutiennent, à Lefaso.net et à Lefaso Web TV. Continuez de nous accompagner, de partager notre musique, de prier pour nous. Ce que nous faisons, ce n’est pas juste de la musique, c’est aussi un ministère. Suivez-nous sur nos réseaux sociaux pour ne rien manquer de l’actualité à venir.
Interview réalisée par Hamed Nanéma et Auguste Paré
Lefaso.net

