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Burkina : La FAO, l’OMS et l’OMSA tiennent un atelier afin de renforcer la sécurité sanitaire

Publié le mercredi 17 septembre 2025 à 11h00min

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Burkina : La FAO, l’OMS et l’OMSA tiennent un atelier afin de renforcer la sécurité sanitaire

Les risques sanitaires à l’interface homme, animal et environnement constituent une préoccupation majeure pour la sécurité sanitaire. Pour créer les conditions d’une meilleure collaboration entre les acteurs clés de la surveillance des maladies des 3 secteurs principalement (santé-élevage-environnement), l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont financé et facilité l’atelier national de mise en commun des capacités clés du règlement sanitaire international (RSI-2005) et des performances des services vétérinaires (PVS). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée le mardi 9 septembre 2025, à Ouagadougou.

L’activité a réuni environ 90 participants composés des acteurs du niveau central, régional et local des 3 secteurs clés, les observateurs, les facilitateurs nationaux et internationaux des 3 institutions FAO, OMS, OMSA.

En rappel, l’approche « Une Seule Santé » (One Health) est une approche intégrée qui reconnaît l’interdépendance entre la santé des humains, des animaux et de l’environnement pour comprendre et résoudre des problèmes de santé complexes, notamment l’émergence de maladies infectieuses, la sécurité alimentaire et les changements environnementaux.

L’objectif principal des ateliers RSI-PVS est de créer une opportunité pour les services de santé humaine et de santé animale et environnementale d’identifier les points forts, sur la base des évaluations de leurs performances et les points à améliorer dans leurs secteurs respectifs, pour ainsi définir des actions coordonnées afin d’améliorer leur collaboration, notamment dans la lutte contre les zoonoses et autres menaces sanitaires.

Photo de famille

Les résultats attendus sont entre autres une meilleure compréhension du RSI (2005) et du rôle de l’OMS, du mandat de l’OMSA, du cadre de suivi et d’évaluation du RSI et du processus PVS de l’OMSA, leurs différences et leurs connexions ; la compréhension de la contribution des services vétérinaires dans la mise en œuvre du RSI (2005) et de la façon dont les résultats du processus PVS et du cadre de suivi et d’évaluation du RSI peuvent être exploités pour explorer des planifications stratégiques conjointes et le renforcement des capacités nationales ; l’identification des forces et faiblesses de la collaboration intersectorielle actuelle ainsi que l’identification des prochaines étapes et des activités opérationnelles pour le développement et la mise en œuvre d’un plan d’action conjoint et l’inclusion d’activités opérationnelles dans les plans existants ou en développement.

Dr Pidemnéwé Pato, chef d’équipe Ectad FAO

Cette rencontre qui s’étend sur quatre jours selon Dr Pidemnéwé Pato, chef d’équipe ECTAD et coordonnateur du Pandemic Fund à la FAO permettra non seulement d’identifier les lacunes de collaboration à travers les scénarii développés autour de 5 maladies prioritaires (la dengue, la fièvre jaune, la rage, l’influenza aviaire hautement pathogène, le charbon bactéridien) mais aussi et surtout en scrutant les évaluations JEE, PVS, ainsi que les documents stratégiques dont le plan d’action national de sécurité sanitaire (PANSS), afin d’élaborer une feuille de route et des activités pour adresser les lacunes dans les domaines techniques prioritaires identifiés par les participants.

Dr Estelle Dembélé/Dabiré, représentante du ministre en charge de la santé

La conseillère technique Dr Estelle Dembélé/Dabiré, représentant le ministre en charge de la santé, par ailleurs président du comité technique de pilotage de One Health, a salué la qualité de l’organisation de l’atelier, qu’elle a qualifié de stratégique pour le renforcement des capacités des systèmes de santé humaine, animale et environnementale. Elle a insisté d’une part sur la nécessité d’une gouvernance sanitaire intégrée, appelant à dépasser les cloisonnements institutionnels et d’autre part, encouragé des échanges ouverts et constructifs, afin que les recommandations issues des travaux débouchent sur une feuille de route concrète, adaptée aux besoins du pays.

Hanifa Koussoubé
Muriel Dominique Ouédraogo (stagiaire)
Lefaso.net

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