Burkina Faso/changements climatiques : La Confédération paysanne du Faso échange sur les pertes et préjudices liés aux changements climatiques
La Confédération paysanne du Faso, en partenariat avec Oxfam, organise la 4ᵉ édition de la conférence nationale consultative sur les pertes et préjudices liés aux changements climatiques. Cette activité qui s’étend sur deux jours a officiellement débuté ce jeudi 11 septembre 2025 à Ouagadougou. Elle est placée sous le thème : « Quelle stratégie et organisation pour une mobilisation efficace et durable de fonds pertes et préjudices par le Burkina Faso ».
Les 11 et 12 septembre 2025, plusieurs participants vont prendre part à la conférence nationale consultative sur les pertes et préjudices liés aux changements climatiques. Ils vont mener des échanges et réflexions sur les impacts climatiques qui minent la vie des populations.
Il sera également question pour eux d’animer des communications, afin de clarifier les mécanismes d’accès au Fonds Pertes et Préjudices, d’identifier les obstacles à lever et les opportunités à saisir, de définir une structure nationale de coordination, fonctionnelle, représentative et légitime, et de poser les bases d’une feuille de route claire, appuyée par une coalition nationale engagée.
Selon Laurent Domboué, président du conseil d’administration, le but est de trouver le juste milieu, pour qu’en cas de catastrophe, les producteurs, en particulier ceux du monde rural, disposent de stratégies pour se protéger et minimiser les impacts négatifs qu’ils subissent chaque année.
« Les effets des pertes et préjudices que nous les producteurs subissons dans nos exploitations ne sont plus à expliquer. Au cours d’une même saison en campagne agricole, il peut y avoir des inondations et des sécheresses prolongées, qui jouent sur la productivité. Cette conférence est donc le lieu pour nous de trouver le juste milieu, pour qu’en cas de catastrophes les producteurs sachent quoi faire pour limiter les effets néfastes qu’ils subissent », a-t-il expliqué.
L’ONG Oxfam, partenaire de la Confédération paysanne du Faso, réaffirme son engagement à soutenir la confédération.
Interrogé sur la motivation de l’ONG à soutenir la confédération, Omer Kaboré, directeur pays d’Oxfam, confie que cela s’inscrit dans le cadre des engagements de l’ONG à travers le programme activiste africain pour le changement climatique.
À l’entendre, les missions de la CPF correspondent à celles d’Oxfam qui lutte contre les inégalités.
« La question du changement climatique est une question majeure qui affecte les populations, notamment les plus vulnérables. Le Burkina Faso n’est pas un reste. Je pense que c’est tout à fait nécessaire qu’Oxfam, qui s’inscrit dans son ADN, la lutte contre les inégalités, et connaissant justement la contribution négative de la problématique du changement climatique sur les inégalités, s’engage à accompagner l’initiative », a-t-il fait comprendre.
Pour le directeur pays d’Oxfam, cette conférence nationale consultative sur les pertes et préjudices se veut une stratégie concrète et une feuille de route claire pour le développement de ressources.
Du reste, Ousmane Bawar, directeur du cabinet représentant le ministre en charge de l’environnement, a transmis ses félicitations aux organisateurs pour la tenue de cette conférence.
Par ailleurs, il a signifié que, face aux changements climatiques, les conclusions à l’issue des travaux qui seront menés à cette conférence seront précieuses pour orienter l’action gouvernementale et bâtir un mécanisme de mobilisation des ressources à la fois efficace, transparent et inclusif.
Pour mémoire, lors de la COP 27 qui s’est tenue du 6 au 20 novembre 2022 à Charm el-Cheikh en Égypte, les pays en développement ont demandé la mise en place d’un fonds qui leur permettra de réparer les pertes et préjudices liés aux changements climatiques. À cet effet, cette conférence consultative permettra de mettre en place des éléments de réflexion sur le mécanisme de mobilisation de ce fonds.
Il va de soi qu’elle va permettre d’identifier les acteurs qui vont contribuer à la mobilisation du fonds, mais aussi décliner leur responsabilité pour concourir à un mécanisme consensuel sur lequel le pays pourrait se baser pour mobiliser les fonds pertes et préjudices.
Muriel Dominique Ouédraogo (stagiaire)
Lefaso.net





