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Contact de langues en milieu urbain : Cas des minorités linguistiques face aux langues de grande diffusion dans la ville de Ouagadougou au Burkina Faso

Publié le jeudi 26 juin 2025 à 12h00min

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Contact de langues en milieu urbain : Cas des minorités linguistiques face aux langues de grande diffusion dans la ville de Ouagadougou au Burkina Faso

Résumé : Ce document de vulgarisation est tiré d’une communication intitulé « La représentation sociale du français et des langues nationales au Burkina Faso », présentée par Docteur BATIONO Zomenassir Armand lors du 1er colloque de la semaine des langues africaines, du 24 au 28 février 2022 à Ouagadougou (Burkina Faso). Titre du colloque : langues africaines : leviers pour construire l’Afrique que nous voulons. Les actes du colloque ont été publiés. La communication porte les références ci-après : Lieu d’édition, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire -Éditeur : Revue Djiboul, Spécial N°6, octobre 2022 -Pagination : pp. 358 -369.

Ainsi, la présente étude, « Contact de langues en milieu urbain : cas des minorités linguistiques face aux langues de grande diffusion dans la ville de Ouagadougou au Burkina Faso », a pour objectif de présenter les conséquences de la vie en milieu urbain sur les langues vernaculaires. C’est une étude qui s’inscrit dans le cadre de la sociolinguistique urbaine. Une enquête de terrain et une recherche documentaire révèlent que la ville produit généralement des langues de grandes diffusions appelées langues véhiculaires. Ces langues véhiculaires, considérées comme des langues d’intégration à la ville, contribuent énormément à la disparition progressive des langues vernaculaires ou langues des groupes ethniques minoritaires. Des solutions proposées permettent néanmoins de minimiser ce comportement langagier.

Mots clés : langue véhiculaire ou de grande diffusion, langue vernaculaire, minorités linguistiques. Attitude linguistique

Introduction

Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, n’échappe pas au phénomène de plurilinguisme. En effet, en plus des autres communautés étrangères, la ville est peuplée de la majorité des ethnies que compte le Burkina Faso : une soixantaine environ. Dans cette situation de coexistence, certaines langues semblent émerger. Elles assurent alors l’intercompréhension entre les locuteurs de langues différentes. Parmi ces locuteurs, certains sont issus de minorités ethniques d’où la naissance d’un nouveau comportement langagier. Ainsi, ce plurilinguisme, généralement considéré comme une richesse, entraîne cependant des conflits linguistiques qui ont pour conséquences, la disparition de certaines langues et cultures.

Ce qui pose le problème réel des droits linguistiques et culturels. Une telle situation suscite des interrogations : Pourquoi les minorités ethniques ont-ils une attitude positive envers les langues véhiculaires dans la ville de Ouagadougou ? Quelles sont les conséquences d’une telle attitude sur leur répertoire linguistique ? Quelles perspectives faut-il envisagée pour minimiser ce phénomène ? Ces interrogations suscitent les hypothèses ci-après :

  A Ouagadougou, les minorités ethniques optent pour l’usage des langues véhiculaires pour des raisons d’intégration à la ville ;
  La principale conséquence est la vernacularisation des langues véhiculaires ;
  une politique linguistique dans ce sens est à même de protéger les langues minoritaires.
L’objectif visé dans cette étude est d’expliquer les attitudes des minorités ethniques face aux langues véhiculaires ; d’identifier les raisons explicatives de ces attitudes ; d’établir les conséquences d’une telle attitude sur le répertoire linguistique des minorités ethniques et de proposer des solutions en vue d’aider les minorités à protéger leur langue.

Pour l’atteinte des résultats, notre étude s’est inscrite dans le cadre de la sociolinguistique urbaine. C’est un sous-champ de la sociolinguistique qui s’articule autour de l’examen de la réalité plurilingue de la ville (J. L. Calvet 1994). Certains linguistes parlent aussi de l’urbanisation de la sociolinguistique. J. L. Calvet (op.cit. :10) l’examine sous trois angles : la ville comme facteur d’unification linguistique, la ville comme lieu de conflit de langues et la ville comme lieu de coexistence et de métissage linguistique.

D’abord dans le premier cas, « la ville fonctionne comme un homéostat » : elle est par essence le lieu où se côtoient de nombreuses personnes et leur interrelation amène donc une homogénéisation des langues utilisées. En effet, lorsqu’une ville se développe, de nombreuses personnes venant de différentes régions ou pays avec différentes langues se côtoient, le temps amènera toutes ces personnes vers l’adoption d’un moyen de communication (langue) commun.

Cette unification se fait souvent autour d’une seule langue locale dominante, mais parfois autour d’une langue ad ’hoc, à fonction véhiculaire. Ensuite dans le deuxième cas, « la ville comme lieu de conflit des langues », appelle à réfléchir sur l’opposition entre les langues dans la situation de coexistence de plusieurs langues véhiculaires. Un conflit peut s’observer entre les familles ou entre les groupes sociaux. Enfin dans le dernier cas, « la ville comme lieu de coexistence et de métissage linguistique », la coexistence des langues dans la ville entraine nécessairement l’émergence de nouveaux parlers urbains. La ville devient alors un lieu de gestion de ces langues.

1. Approche conceptuelle

Il est opportun d’élucider quelques concepts qui seront évoqués tout au long de notre étude.
Attitude linguistique : Pour M.L. Moreau (1997 : 56-57), dans son acception la plus large, le terme d’attitude linguistique est employé parallèlement, et sans véritable nuance de sens, à représentation, norme subjective, jugement, opinion, pour désigner tout phénomène à caractère épi linguistique qui a trait au rapport à la langue […].

La majorité des travaux portant sur les attitudes linguistiques recueillent les réactions de locuteurs s’exprimant dans deux ou plusieurs variétés linguistiques, en concurrence ou en contact sur un territoire, sur des échelles relatives à l’attrait physique, la compétence, la personnalité, le statut social…

Langue véhiculaire ou de grande diffusion/ langue vernaculaire : par langue véhiculaire, Dubois précise que dans les régions où vivent plusieurs communautés linguistiques différentes, une langue de la région peut être utilisée d’une manière privilégiée pour l’intercompréhension. On dit alors que la langue est véhiculaire ou supra locale (J. Dubois 1994 :504). Quant à langues vernaculaire, c’est une langue de petit groupe, qui limite donc la communication à quelques-uns et dont la forme est marquée par cette volonté de limitation (J.L. Calvet 1999 :79).

Langue minoritaire : J. Dubois (1994 : 304), indique qu’une langue est dites minoritaire, quand dans une étendue donnée elle est moins parlée qu’une autre. Elle est également minoritaire quand elle est le fait d’une minorité nationale, c’est-à-dire d’une communauté qui n’a pas pu faire triompher son droit à l’indépendance ou au moins à l’autonomie culturelle.

2. Cadre théorique et esquisse méthodologie

La présente étude s’inscrit dans le cadre de la sociolinguistique urbaine selon L. J. Calvet (1994, p.10). En effet, Calvet résume d’abord le milieu urbain comme facteur d’unification linguistique, ensuite comme lieu de conflit de langues et enfin comme lieu de coexistence et de métissage linguistique. Pour la présente étude, ce cadre servira de boussole pour mener à bien notre démarche. L’enquête a porté sur un échantillon de trente-cinq (35) locuteurs appartenant aux groupes ethniques suivants : les locuteurs du lyélé, du nuni, du bisa, du gulmacéma, du dagara, du san, du bwamu.

Le tableau suivant présente l’échantillon de locuteurs sur lequel notre travail a porté. Elles sont toutes issues de sept (07) groupes ethniques qui sont minoritaires dans la ville et leurs langues ne sont presque pas utilisées dans les usages courants. Des sorties sur le terrain ont permis de rencontrer et de cerner le problème avec ces groupes ethniques.

Tableau 1 : Présentation globale les locuteurs des langues interrogés par entretien

(Source données d’enquête, année 2022)
La zone d’étude est la ville de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Elle est peuplée de la plupart des ethnies que l’on rencontre dans le pays. Cependant, la langue nationale mooré reste la langue véhiculaire de la capitale. Un questionnaire a été introduit pour mieux comprendre le problème au sein des groupes ethniques minoritaires. Il se présente comme suit :

Quelles langues parlez-vous à Ouagadougou ?
Quelles sont les raisons qui vous amènent à un tel choix ?
A quelle occasion parlez-vous votre langue à Ouagadougou ?
Etes-vous conscient de la disparition progressive de votre langue ?
Que faites-vous pour amener votre famille à parler votre langue ?
Quelles solutions préconisez-vous pour sauvegarder votre langue ?

1. Résultat de l’enquête
Ils se présentent comme suit :

Quelles langues parlez-vous à Ouagadougou ?
A cette question nous obtenons les résultats ci-après :

Tableau N°2 : résultats de l’évaluation des répertoires linguistiques

(Source : enquête de terrain 2022)

L’analyse sociolinguistique du tableau montre que 100% des enquêtés ont dans leur répertoire linguistique le français et le mooré, 74,4% comprennent et parlent leur langue vernaculaire, 40% parlent le jula, 8,5% parlent le fulfuldé et 7,14% parlent une autre langue nationale. Ainsi, nous pouvons retenir que dans le cadre de cette étude, le mooré est la principale langue nationale véhiculaire de la ville de Ouagadougou. Il sera suivi par ordre numérique par le Jula, et le fulfuldé. Toutefois, nous retenons aussi que seulement 74,4% des enquêtés parlent leur langue vernaculaire ce qui témoignent d’une disparition progressive des langues ethnique au sein des familles, d’où la vernacularisation des langues véhiculaires.

Quelles sont les raisons qui vous amènent à un tel choix ?

De l’analyse globale des données recueillies il ressort que chaque locuteur interrogé parle, en plus de la langue de son groupe ethnique, une autre langue. Aussi, le choix de cette deuxième langue se porte sur le mooré (100%). Ce choix permet d’être accepté et de s’intégrer facilement dans la société dont la majeure partie de la population est mooréphone. A ce titre, on peut ainsi dire que cent pour cent (100%) des personnes interrogées ont confirmé avoir une attitude positive envers les langues véhiculaires à Ouagadougou.

C’est-à-dire qu’ils communiquent dans une langue véhiculaire au moins. Pour certains cette adaptation est dû au changement de localité géographique. Pour d’autres c’est plutôt les conditions de recherche du travail. Aussi, une autre raison évoquée est que les personnes de leur entourage ne parlent pas leur langue vernaculaire. Toute chose qui les oblige à faire usage de la langue véhiculaire pour se faire comprendre et par conséquent se faire intégrer. Ce qui indique que le déterminisme du répertoire est très pertinent dans ce choix.

A quelle occasion parlez-vous votre langue à Ouagadougou ?

Le questionnaire a permis de relever que les enquêtés s’expriment dans leur langue vernaculaire dans les cas ci-après : en famille, en réunions de famille, entre parents de même localité et dans bien d’autres situations concernant le groupe ethnique. Cette situation leur permet d’affirmer et d’assumer leur identité linguistique et culturelle ainsi que leur appartenance ethnique dans le milieu familial.

Etes-vous conscient de la disparition progressive de votre langue ?

74,4% des enquêtés comprennent et communiquent dans leurs langues vernaculaires. Ce qui sous-entend que 25, 6% de personnes ne comprennent plus leur langue vernaculaire. A ce propos nous relevons les raisons suivantes : Verbatim ; « Nos parents ont toujours communiqué en français ou en mooré lorsqu’ils s’adressent à nous et c’est plus tard quand on grandissait que l’on a compris que nous étions de l’ethnie bisa » « Je parle mieux le français sans faute que ma langue vernaculaire » « Nous sommes des gourounsi, pourtant mon épouse et moi y compris nos enfants, communiquons tous en mooré en famille comme si on était des mooréphone d’origine » déclare le chef de famille.

Voilà autant d’éléments qui témoignent que nous assistons à une forme majeure d’extinction progressive du patrimoine linguistique et culturel des minorités ethniques en ville.

Que faites-vous pour amener votre famille à parler votre langue ?

A ce niveau, il faut dire que le poids démographique de la langue nationale mooré influence les apprentissages dans la langue vernaculaire. Un certain nombre de propos nous a été confiés : « on ne peut plus contrôler la communication des enfants dans la rue » « nous parlons tous mooré à la maison pourtant ma femme et moi sommes des samos » « on essaie de temps en temps de faire partir nos enfants au village mais cela ne suffira pas ».

Quelles solutions préconisez-vous pour sauvegarder votre langue ?

La solution « c’est dieu et le gouvernement » d’après un parent. « On continue de sensibiliser mais nous même on finit par parler mooré après »
Nous retenons de l’enquête que les minorités ethniques sont influencées par les langues de grande diffusion en ville.

5. Discussion

Le constat général fait à travers cette étude appelle à des prises de mesures fortes pour prévenir la disparition des langues nationales au Burkina Faso. Capitale du Burkina Faso, Ouagadougou est une grande métropole. C’est une ville qui est par essence le lieu où se côtoient de nombreuses personnes venant de différentes régions ou pays avec différentes langues. Aussi, le contact de langues pousse de nombreuses personnes vers l’adoption de moyens de communication (langue) commun ou langue véhiculaire. Une situation qui favorise alors l’expansion des langues véhiculaires et nécessairement la régression, voire l’extinction de certaines langues vernaculaires issues des minorités ethniques. Il faut dire que ce phénomène n’est pas nouveau dans les grandes villes africaines. C’est pourquoi J. L. Calvet (1992 :2) affirme qu’en Afrique, « le brassage de langues qui accompagne l’urbanisation génère l’émergence de langues d’intégration à la ville ».

Ainsi, à Ouagadougou, le français, le mooré, et le dioula sont des langues de grande diffusion. Leurs fortes présences dans les différentes sphères de la communication permettent d’occulter a priori l’existence des autres langues, car ces langues dites véhiculaires sont adoptées par les citadins de divers groupes ethnolinguistiques dans la ville.

A travers notre étude de terrain, nous convenons avec B. Kaboré (2005 :53) que les principales langues de façon synthétique, que l’on rencontre dans la ville de Ouagadougou sont : le français (langue officielle), le mooré (langue locale), le dioula (langue véhiculaire inter-ethnique) et les langues grégaires (utilisée en milieu familial principalement). De plus, on constate que la langue nationale mooré est la principale langue que l’on retrouve dans tous les répertoires linguistiques des enquêtés (100%). Par ailleurs, une étude antérieure menée par E. MONE (2011 :10) présentait que la langue nationale mooré occupe un pourcentage de 77,5% dans les usages dans la ville de Ouagadougou. Elle est suivie du français avec 8,7% et du dioula avec 4,6%. Les autres langues regroupant plus de trente langues nationales sont parlées par 9,2% de la population de la ville.

La chronologie des faits démontre que le mooré maintient sa première place dans les usages à Ouagadougou. Aussi, les 9,2% corresponde certainement en 2011 aux minorités ethniques. En revanche, dans notre étude, 25,6% de personnes ne parlent plus leur langue vernaculaire. Par conséquent, ce rapport de force entre les langues constitue un danger pour les minorités ethniques. Ce qui permet de dire que l’urbanisation des villes africaines s’accompagne très souvent d’un certain nombre de changements aux niveaux social, linguistique et culturel (A. Napon 2000 :114).

C’est à ce niveau que la sociolinguistique intervient comme le pense Joshua Fishma, qu’elle est une science qui, entre autres, s’efforce de déterminer qui parle quelle variété de quelle langue, quand, à propos de quoi et avec quels interlocuteurs (J. Fishman 1971 : 18). La sociolinguistique a en effet besoin du plurilinguisme, de la réalité des rapports quotidiens, de la coexistence et des conflits entre différentes communautés, du choc des langues et des représentations, en un mot de la communication réelle dont tous les constituants se trouvent en ville multipliés, densifiés, condensés (J.L. Calvet 2005 : 13).

La sauvegarde des langues vernaculaires permet d’anticiper sur la protection des identités culturelles et des groupes ethniques minoritaires. En effet, […] les langues n’existent pas sans les gens qui les parlent, et l’histoire d’une langue est l’histoire de ses locuteurs (J.L. Calvet 2002 : 3). Selon le Conseil de l’Europe et de l’Union européenne pour la sauvegarde de la diversité linguistique en Europe « chaque langue possède une valeur propre et, lorsqu’une langue disparaît, une partie de la culture qui lui est attachée disparaît également » source http://www.unesco.org:culture:ich (15 juin 2015). Pour ce faire, la valorisation des langues s’avère nécessaire.

Au regard de cette analyse, il faut une politique linguistique claire au Burkina Faso. Cette politique se chargera de la définition du statut valorisant des langues nationales du pays. Toute chose qui pourra susciter des intérêts pour ces langues d’où leur apprentissage volontaire par la communauté. Aussi, il est important de célébrer de façon visible la Journée Internationale de la langue Maternelle (J.I.L.M) tous les 21 février tel que décrété par l’UNESCO. Cette journée doit être ponctuée de débats et de conférences à travers toutes les écoles du Burkina Faso assortie de remise de prix aux écoles qui se seraient distinguées dans la valorisation de l’identité culturelles ;

Conclusion

Au Burkina Faso, de nombreuses langues sont en voie de disparition en dépit des efforts consentis. Cette disparition est due en partie à l’immigration et à l’urbanisation galopante. La capitale du Burkina Faso est un exemple de plurilinguisme. Plusieurs ethnies y cohabitent. Le contact de langue entraîne ainsi un danger pour les langues issues des minorités ethniques. En effet, avec l’urbanisation croissante de la ville de Ouagadougou, les langues vernaculaires issues des minorités ethniques subissent une forte pression négative due à l’émergence des langues véhiculaires telles que le français, le mooré, le dioula, qui sont des langues d’intercompréhension et d’intégration à la ville. Une enquête menée dans la ville a permis de déceler les véritables activités linguistiques conflictuelles mettant ainsi en exergue les causes et les conséquences du non emploi de certaines langues, voire leur disparition progressive de la société. Les causes les plus plausibles dans cette situation sont surtout économiques, sociales.

Les conséquences qui découlent de cette situation sont notamment la vernacularisation des langues véhiculaires, l’extinction des langues dites maternelles ou langue des groupes ethniques. A cela s’ajoute la perte des identités culturelles des groupes ethniques minoritaires. Pour la sauvegarde des langues au Burkina Faso, cette étude propose la mise en place d’une politique linguistique franche de la part des acteurs politiques.

Zomenassir Armand BATIONO
Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST)/Institut des Sciences des Sociétés (INSS)/Laboratoire Langue Education Arts et Communication (LEAC), Burkina Faso. zomenassir@yahoo.fr

Référence bibliographique

BATIONO Zomenassir Armand (2017), les minorités ethniques face aux langues véhiculaires
en milieu urbain : cas de la ville de Ouagadougou. Mémoire de master. Département de linguistique. Université Pr. Joseph Ki-Zerbo, 92p.

BATIONO Zomenassir Armand (2022) « La représentation sociale du français et
des langues nationales au Burkina Faso », 1er colloque de la semaine des langues africaines, 24 au 28 février 2022 à Ouagadougou (Burkina Faso). Titre du colloque : langues africaines : leviers pour construire l’Afrique que nous voulons. Lieu d’édition : Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire -Éditeur : Revue Djiboul, Spécial N°6, octobre 2022 -Pagination : pp. 358 -369

CALVET Louis Jean et al. (1992), « Trois familles plurilingues à Dakar », in Multilinguisme et développement dans l’espace francophone, Paris, Didier, p.116-133.
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CALVET, Louis Jean (1999), La guerre des langues et les politiques linguistiques, Paris
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CALVET, Louis Jean (2002). Linguistique et colonialisme. Petit traité de glottophagie, Editions Payot et Rivages, Paris, 328p.

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DUBOIS Jean et al. (1994), Dictionnaire de linguistique, Paris, Librairies Larousse, 514 p.
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MONE Eliassa, 2011, l’avenir des langues minoritaires en milieu urbain : cas du bisa dans la
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Moreau Marie Louise (éd), (1997), « Sociolinguistique. Les concepts de base », Liège,
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