Burkina Faso/ Lutte contre le changement climatique : l’ONEA lance sa campagne de reboisement 2025
L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a lancé, ce samedi 30 août 2025, sa campagne annuelle de reboisement sur le tronçon Tanghin-Dassouri – Pabré. Placée sous le thème « Reboisement ONEA 2025, agissons ensemble contre le changement climatique » et parrainée par l’Association des femmes de l’ONEA, l’initiative a permis la mise en terre de 1 000 plants de Khaya senegalensis (nom scientifique du caïlcédrat). Elle s’inscrit dans la dynamique de lutte contre le changement climatique et de promotion d’un cadre de vie plus sain pour les populations riveraines.
C’est sur la voie de contournement reliant Tanghin-Dassouri à Pabré que l’ONEA a choisi de lancer son reboisement 2025. En tout, 1 000 plants de caïlcédrat (Khaya senegalensis) ont été mis en terre en double alignement, sur un tronçon de 2,5 kilomètres. L’objectif est de créer une barrière verte capable d’atténuer l’impact des émissions de gaz à effet de serre, particulièrement élevées sur cet axe très fréquenté par les véhicules poids lourds.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large. Le Burkina Faso, confronté à une avancée rapide du désert et à une hausse des températures, multiplie les actions de reverdissement. L’ONEA, en tant qu’entreprise de service public, entend jouer pleinement son rôle. « Nous avons une responsabilité sociétale et environnementale, et le reboisement fait partie des mesures que nous avons intégrées à notre stratégie d’atténuation des changements climatiques », a expliqué le secrétaire général de l’ONEA, Blaise Djiguemdé.
Selon lui, cette opération va bien au-delà d’un geste symbolique : « Nous voulons envoyer un signal fort en réponse à l’initiative présidentielle qui appelle à reverdir nos villes et à offrir un cadre de vie agréable à nos populations. Pour l’année 2025, ce sont 1 000 plants qui seront mis en terre et protégés. D’ici 2026, nous porterons ce chiffre à 2 000 plants, afin de renforcer la couverture végétale. »
Le représentant de la présidente de la délégation spéciale de Tanghin-Dassouri, Tikouliga Pamtam, a salué l’initiative. « C’est avec une grande satisfaction que nous recevons l’ONEA, surtout avec l’appui de l’Association des femmes. Mettre en terre 1 000 plants sur la voie de contournement est une fierté pour notre commune. Pour assurer leur protection et leur entretien, nous allons mettre en place un comité de suivi », a-t-elle annoncé.
Les agents de l’ONEA ont pris une part active à l’opération, rappelant l’importance de ce geste pour l’avenir. « Tout commence par la plante. À travers les arbres, nous obtenons un couvert végétal, un paysage qui influence le climat et surtout un puits de carbone qui contribue à atténuer les effets des changements climatiques », a expliqué Hilaire Gnoumou, agent de l’ONEA.
De son côté, Carole Yaméogo, agent à la direction financière, a insisté sur l’urgence d’agir face au dérèglement climatique : « C’est une activité très importante, parce qu’elle permet de lutter contre le changement climatique. Planter des arbres, c’est agir pour l’avenir. J’invite ceux qui n’ont pas encore participé à ce type d’initiative à le faire, car ici au Burkina Faso, nous ressentons de plus en plus la chaleur. Nous avons besoin d’arbres, à la fois pour l’ombre qu’ils procurent et pour les fruits qu’ils peuvent offrir. »
Latifatou Anifa Zoundi, également agent à la direction financière, a renchéri : « Planter un arbre, c’est planter son avenir. Les arbres luttent contre la sécheresse et la pollution de l’air. Étant donné que cette voie est très fréquentée par les camions, il est indispensable d’y planter des arbres. J’encourage mes collègues et tous ceux qui n’ont pas pu être présents à s’engager, car planter des arbres, c’est sauver l’environnement. »
À travers cette campagne, l’ONEA confirme son rôle d’acteur engagé dans la protection de l’environnement. En cohérence avec les orientations du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, l’institution entend mobiliser les collectivités, les services techniques et les citoyens autour d’une ambition commune : renforcer la couverture végétale et accroître la résilience face aux effets du changement climatique.
Mais au-delà de l’action institutionnelle, cette initiative interpelle chaque citoyen. Face à un climat de plus en plus instable, marqué par des saisons pluvieuses imprévisibles et une chaleur écrasante, planter un arbre devient un geste vital, un acte de survie collective.
Anita Mireille Zongo (stagiaire)
Lefaso.net





