Burkina/Tourisme : Herman Frédéric Bassolé, journaliste à Lefaso.net, occupe la deuxième place à la première édition du concours de photographie des sites et attraits touristiques
« Entre ciel et crocs, l’ultime envol » est le titre de l’œuvre proposée par Herman Frédéric Bassolé, journaliste à Lefaso.net, dans le cadre du concours de photographie des sites et attraits touristiques, édition 2025. Aux résultats, l’image prise par notre journaliste le 18 juin 2025 à Bazoulé se classe deuxième sur la soixantaine de candidatures enregistrées. Comme description, il s’agit d’une image qui saisit l’instant précis et unique d’un crocodile qui tente par un saut spectaculaire de capturer un poulet que tient un guide de la mare sacrée de Bazoulé.
Rappelons qu’outre cette image, M. Bassolé a proposé deux autres images. Il s’agit de « Vers le sommet, ensemble ! », une image prise le 6 octobre 2024 dans le village de Nahouri ; qui capture l’énergie des différents acteurs, journalistes, influenceurs, élèves et guides touristiques, lors de l’ascension du pic du Nahouri. L’autre image s’intitule : « À l’ombre du palais royal », prise le 20 juin 2025. L’image montre la façade du palais royal d’Issouka « Maasmè », où réside Naaba Saaga 1er. C’est un livre ouvert sur l’architecture traditionnelle fondée sur le concept des voûtes nubiennes.
Sa passion pour la photographie
Herman Frédéric Bassolé a rejoint le pionnier des médias en ligne burkinabè, lefaso.net, en tant que web-journaliste en 2014. « Passionné du numérique, j’ai toujours été convaincu qu’une histoire ne se raconte pas seulement avec des mots. En autodidacte, je me suis formé aux techniques photographiques et aux codes du photojournalisme, en visionnant de nombreuses vidéos, en lisant des ouvrages sur le sujet mais surtout en pratiquant », confie-t-il sur sa formation en tant que photographe.
« Du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou à la Semaine nationale de la culture en passant par les différents mouvements de contestation ou de soutien dans les rues de Ouagadougou et les sorties touristiques, je ne manque jamais l’occasion de sortir mon appareil photo pour immortaliser chaque instant, chaque visage rencontré », a-t-il ajouté avant de poursuivre : « Pour moi, un portrait est une interview silencieuse, un paysage est un décor qui parle, et une photo d’actualité est le point de départ d’un récit qui ne laisse pas indifférent. C’est donc au carrefour du journalisme et de la photographie que j’ai trouvé mon langage : celui qui cherche à informer avec rigueur et à émouvoir. La photographie est tout simplement le prolongement naturel de mon métier. Depuis 2020, j’essaie de produire des articles complets où le texte et l’image ne se contentent pas de cohabiter, mais se renforcent mutuellement pour offrir une information de qualité.
Déjà lauréats dans d’autres concours de journalisme
Frédéric Bassolé a été lauréat du 1ᵉʳ Prix du journalisme sur la paix et la cohésion sociale (presse en ligne) de la Commission justice et paix de la Conférence épiscopale Burkina-Niger, avec son article « Réponse humanitaire dans le Sahel (Burkina) : Roukiatou Maïga, l’amazone qui redonne espoir aux personnes déplacées internes à Dori ». Le même article, soulignons-le, lui a permis de remporter en 2024, le Prix spécial du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés aux Galian. À l’intérieur de cet article se trouvent des photos de déplacés internes prises à Dori et Fada N’Gourma.
Erwan Compaoré
Lefasso.net


